Étangs de Dézerseul

De WikiRennes

Les étangs de Dézerseul, site naturel créé par la commune de Cesson-Sévigné en 1973, est composé de 40 hectares en bordure de La Vilaine.

La construction des étangs (1965-1975)

À gauche, la Vilaine en 1950. À droite, les étangs de Dézerzeul ( de Géobretagne'IGN BD ORTHO Historique 2011.)

À l’origine c’étaient des prairies, des prés pourris, il y avait un peu de marécages, les agriculteurs y mettaient les bêtes ou y faisaient du foin.

La construction de la rocade de Rennes (1965-1970) nécessitait des matériaux, les services de l’état ont donc effectués des sondages au bord de La Vilaine, qui était le lit majeur. Ils se sont aperçus qu’il y avait environ 30 centimètres de terre végétale, du limon sur environ 1 mètre et en-dessous, une mine d’or : de la grave alluvionnaire, un matériau sableux à cailloux. Roger Belliard, le maire de l'époque s’est dit que c’était une idée de faire des sondages dans ces eaux de prairie. Les terres de Monsieur Villeneuve, l’agriculteur de la ferme de Dézerseul, allaient être récupérées pour en faire des lotissements. Un quadrillage de la parcelle fut effectué, puis un sondage à la pelleteuse. Cela valait le coup de faire l’extraction, les plans d’eau sont venus naturellement. La ville a récupéré les matériaux, la grave alluvionnaire a servi à édifier une partie des fondations de ce grand plan d’eau de Dézerseul, de la rocade sud et des premiers lotissements cessonnais Beausoleil et La Chalotais, puis la ZAC de Bourgchevreuil qui était en bordure de ces plans d’eau.

On joignait l’utile à l’agréable, pour la commune c’était intéressant, plutôt que d’acheter des matériaux de carrière et cela faisait rouler moins de camions sur les routes !

Les étangs sont alimentés par des nappes phréatiques. L’eau est filtrée naturellement par la grave alluvionnaire, elle est donc particulièrement propre. Quand on a vidé le plan d’eau, on a trouvé des écrevisses … On aurait pu continuer à faire des plans d’eau aux alentours, on avait effectué des sondages sur les terrains de football de Dézerseul, on y avait trouvé de la grave, le maire avait dit stop car on avait besoin de terrain de football. Les quatre terrains ont été créés sans drain artificiel, car ils se filtrent seuls par la grave. C’était une grande prairie que l’on avait nivelé pour faire de la pelouse.

Départ du tour de France à la voile, 1983


Actuellement, les étangs servent de lieu de rencontre pour faire du sport, beaucoup de monde y court, y passe …

On a eu des demandes d’activités un peu bruyantes pour ce plan d’eau : des modèles réduits de bateau à moteur, un projet de ski nautique sur pylônes et câbles, on a tout refusé pour garder le calme ambiant, les modèles réduits à voile ont été acceptés et le kayak, plus écologique et moins bruyant que ces engins-là !

L’étang de Dézerseul a accueilli de nombreuses fêtes, les feux de la Saint-Jean, des fêtes nautiques mémorables pour le départ du tour de France à la voile en 1983. On avait acheminé un bateau habitable sur le plan d’eau ! Un adjoint de l'époque, Elie Cléquin aimait beaucoup faire de la godille, il y avait donc des courses de godilles sur les optimist !

L’école de voile (1981- années 1990)

À l’époque où le golf était encore un champ de maïs, l’école de voile de Cesson-Sévigné était basée dans l’étable de la ferme de Dézerseul où étaient hébergés le gardien des sports et le brigadier de la Police Municipale. Puis un bâtiment a été construit, celui des espaces verts actuels.


L'école de voile sur l'étang de Dézerseul

C’étaient les années de démarrage de la planche à voile en France, deux étudiants sont venus proposer à la ville d’enseigner la planche à voile sur l’étang de Dézerseul. Il était suffisamment grand et il avait l’avantage, quand on débute en planche à voile et qu’on ne sait pas trop virer, d’arriver sur une berge de toute façon ! Par contre, les vents n’étaient pas toujours réguliers, mais cela n’était pas très grave, c’est comme cela que l’on a vite créé une école de voile. Des générations d’enfants sont venues là apprendre l'optimist Wikipedia-logo-v2.svg et la planche à voile.

Une île avait été gardée pour agrémenter ce plan d’eau, on a obtenu du maire qu’il la fasse disparaître, elle gênait beaucoup, elle se trouvait à l’endroit le plus large, quand on voulait tirer des bords un peu plus longs, on se retrouvait systématiquement en face !

L’école de voile a disparu tranquillement, il n’y avait peut-être plus la volonté de la faire avancer, plus assez de moniteurs, il faut des moniteurs qui aient envie de faire les choses, comme en hiver ils ne gagnaient pas leur vie et qu'à la belle saison, ils préféraient aller sur la côte, c’était difficile. De plus, le plan d’eau était un peu petit, il fait 3,5 hectares et 800 mètres de tour, il aurait fallu 5 hectares et c'était difficile d'agrandir puisque la parcelle derrière appartient à Thorigné-Fouillard. Petit à petit, la planche à voile à été remplacée par le kite surf.

Origine de cet article

Le 8 mars 2013, divers acteurs du monde sportif cessonnais se sont réunis au sein de la Mairie à l'invitation de la Direction des sports et loisirs pour évoquer des moments de l'histoire sportive cessonnaise : Madame Grange, Madame Prigent et sa fille, trois générations de femmes (grand-mère, mère et petite-fille) actrices du stade d'eaux vives à travers les âges, Yves Helleu, ancien Directeur des sports et loisirs, Armel Guérin, ancien Directeur des services techniques, Serge Lucas, actuel Directeur de la piscine, Paulette et André Demay, pratiquants assidus fréquentant les installations depuis 60 ans, notamment la première piscine dans la Vilaine, Philippe Lohou, actuel Directeur des sports et loisirs.