1794

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  • 21 février  : Jean Leperdit est nommé maire de Rennes.
  • Rennes connaît la crise des subsistances à laquelle prétend remédier la loi du 29 septembre 1793. Illustration : Jacquemine Le Huger, marchande à la porte Saint-Michel, reconnaît avoir fait de mauvais calculs quand elle dépose son état le 12 nivose an 2. Il se termine par trois pages d'observations et par un tableau justifiant les 21606 livres perdues "par l'effet du maximum" sur huit lots de marchandises reçus en septembre et octobre 1793, ce chiffre ne prenant pas en compte les pertes sur les envois dont elle n'a pas la facture (les livraisons prennent environ 15 jours). "Observations - L'on doit observer que la citoyenne Lehuger cadette voyant les marchandises augmenter journellement et d'une manière à faire craindre qu'elles ne s'elevassent en peu de tems à un prix où il eut été presque impossible d'en avoir, fit des demandes très consequentes et remplit sa boutique de marchandises. A peine ces divers objets lui furent-ils parvenus que la loi sur le Maximum des denrées fut promulguée. Il y avait à cette époque plus de deux mois que personne n'achetait ; que les boutiques etaient deserter à cause de la grande chereté. Le maximum connu, on vit les paysans enlever les marchandises à charge de cheval et les habitans des villes s'en munir avec excès, prevoyant bien que la majeure partie des citoyens, vivant depuis longtems d'epargnes et n'achetant que le plus necessaire, allaient profiter de cette loi et occasionner une disette, sinon de longue durée, du moins momentanée. Ainsi l'on vit les magasins les mieux fournis, entierement vuidés dans l'espace de huit jours, et tel qui pouvait se dire posseder un fond consequent, se trouver infiniement au dessous de ses affaires. Tel est le sort de la citoyenne Lehuger cadette...".[1]

Notes et reférences

  1. Source : L 3466 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine.