Cadrans solaires de Rennes

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Le cadran solaire du palais du Parlement

Le cadran solaire du palais du Parlement de Bretagne

L'imposant cadran solaire du palais du Parlement de Bretagne a été conçu dès l'origine en attique en partie centrale de la façade avec pilastres géminés de part et d'autre. Un fronton cintré coiffe le tout, avec un tympan comprenant le blason du royaume de France (d’azur à trois fleurs de lis d’or avec la couronne royale et le collier de l’ordre de Saint-Michel pour ornements extérieurs) encadré par deux guirlandes de chêne et de rubans. Outre son utilité, le cadran porte aussi la devise du parlement : "Le temps pourrait s'écouler que la justice nous rattraperait toujours".

Lors de l'incendie du Parlement de Bretagne les 4 et 5 février 1994, à la suite de troubles, opposant à Rennes les pêcheurs bretons et les services d'ordre, de nuit le palais brûle. Le feu avait couvé plusieurs heures derrière le cadran solaire puis embrasa la toiture et calcina la charpente en chêne du 17 e siècle, ainsi que la voûte de la salle des Pas Perdus.


La méridienne de l'hôtel de ville

Le cadran solaire ou méridienne sur l'hôtel de ville
Détail du cadran solaire de l'hôtel de l'hôtel de ville

Plus discret que le grand cadran solaire au fronton de son voisin, le palais du Parlement de Bretagne, le cadran solaire de l'hôtel de ville de Rennes, dont les dimensions ne sont pourtant pas minimes, est bien différent. Le Rennais levant le nez peut voir sur la droite de l'enfoncement en arrondi, au sud du pavillon nord de l'édifice, un étrange assemblage de 4 mètres de hauteur et 0,90 de largeur, mis en place vers 1760 : une méridienne de temps moyen, une des dix-huit recensées en France, gravée et peinte sur les pierres et comportant un style horizontal supporté par un trépied oblique, se terminant par un soleil.

Un employé, se fiant à l'indication, réglait ensuite les aiguilles de l'horloge du beffroi. Les méridiennes ont longtemps été des auxiliaires précieux pour les horlogers. À l’époque où l’on faisait indiquer l’heure solaire vraie aux montres et horloges, elles permettaient une mise à l’heure à midi vrai avec une précision supérieure à celle que l’on pouvait attendre des cadrans solaires ordinaires. Mais même à cette époque, alors que la méridienne du temps moyen n’était évidemment d’aucune utilité pour l’opération de mise à l’heure, elle pouvait être employée au réglage de la marche de la montre. Car, indépendamment de l’heure qu’elle indiquait, la marche de la montre devait être conforme à celle du temps moyen. Une méridienne équipée de la méridienne du temps moyen permettait de réaliser ce réglage de marche avec une précision suffisante.

Une méridienne se distingue d’un cadran solaire par le fait qu’elle ne fonctionne qu’aux alentours de midi. Une méridienne peut également servir de calendrier sommaire, l’image du soleil sur la méridienne étant plus ou moins haute en fonction du jour de l’année.

Cette méridienne indique à la fois le midi solaire par une ligne verticale, le midi moyen sur le 8 et même le mois zodiacal à l'endroit de son signe. Le midi vrai est déterminé par la coïncidence de l’ombre du style de la méridienne avec un repère vertical tracé sur le mur exposé au sud, donnant le midi vrai sur place, c’est-à-dire l’instant où le centre du Soleil franchit le plan méridien du lieu. Si une courbe en forme de 8, appelée méridienne de temps moyen, est tracée en dessous du point de fixation du style muni à son extrémité d‘un disque métallique percé d’un œilleton, la méridienne permet de déterminer l'instant du midi moyen local. Le 8, ou analemme du Soleil est la courbe, en forme de huit, décrite dans le ciel par le soleil observé tous les jours à la même heure eu temps universel (TU) tout au long de l'année.

Cadran solaire de Beauregard: l'endroit où il faut être stylet pour avoir l'heure...

Le cadran solaire du parc de Beauregard

À l'extrémité ouest du parc de Beauregard on peut voir un cadran solaire bien différent des précédents. (48°07'53" N - 1°42'06" O) Il faut même aller dessus pour lire l'heure ! Il s'agit d'un cadran solaire géant, une plate-forme en demi-lune : des bornes numérotées indiquent les heures et un foyer en ardoise, distant des bornes de 37 à 65 mètres, sur laquelle le visiteur devient le stylet. Ne pas oublier qu'il s'agit de l'heure solaire (il faut ajouter deux heures en été et une heure en hiver pour être à l'heure).

Il a été réalisé par David Boeno dans le parc de Beauregard au nord de Rennes.

Le cadran mural au campus de Villejean


Le cadran solaire du campus de Villejean

Au centre du campus universitaire de Rennes 2, à Villejean, a été installé sur le bâtiment "D", amphithéâtre Descartes, un grand cadran vertical stylisé mais précis.


Le "cadran" solaire de l'INSA, à Beaulieu

Le cadran solaire de l'INSA

Il est situé en face du restaurant de l'INSA et fait environ 3 m de haut en incluant son socle de ciment. C'est un cadran solaire en demi-cylindre, une fente verticale laisse passer la lumière du soleil et la lecture de l'heure se fait sur une plaque de plastique transparente. Chaque heure, le soleil éclaire seulement un secteur du cadran. De cette façon, seule la marque horaire est éclairée, sans diffusion de la clarté à l'arrière du plastique translucide, ce qui augmente donc le contraste. Malheureusement le cadran a été vandalisé et les panneaux arrachés en 2008.

Le cadran a été installé en 1972 six ans après l'inauguration de l'école, il est l'œuvre de Joseph Hourrière de Saint-Malo, ancien membre de la Commission des Cadrans Solaires et surtout ancien capitaine au long cours et cap Hornier.