Civitas Rubra

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Civitas Rubra est un ancien surnom en latin de la ville de Rennes, qui aurait été ainsi nommée la Ville Rouge en raison de ses murailles bâties en briques. Le castrum ainsi construit voit une forte réduction de la ville du Haut-Empire, qui passe d'environ 100 hectares à une zone fortifiée de 9 à 10 ha, le mur étant principalement constitué de briques de récupération des bâtiments gallo-romains détruits et des villas agricoles des environs, telle celle de Noyal-Châtillon-sur-Seiche, à la Guyomerais[1].

Extrait du Catalogue des évêques de Rennes, manuscrit du Père Albert le Grand :

"Maximinus, disciple de l'apostre sainct Philippes et de l'Evangéliste sainct Luc, ayant esté envoyé ès Gaules, vint en Bretaigne et s'arresta à Rennes qu'alors s'appelloit Civitas Rubra, Ville Rouge, laquelle estoit située entre les rivières de Vilaines et de l'Isle, et en peu de jours convertit ce peuple, et purgea un temple près de la ville qui estoit dédié à la déesse Thétis, dont il briza l'idole, et dédia ce lieu à Dieu sous l'invocation de la glorieuse Vierge, laquelle chapelle s'appelle encore à présent Nostre-Dame de la Cité, située dans l'ancienne citée de Rennes, entre la porte Morlaise (sic) et la Maison de Ville ; et se servit ce prélat et sept de ses successeurs de cette chapelle pour l'église cathédrale jusqu'au temps de sainct Lunaire, l'an 312, qu'on dédia l'église de Sainct-Pierre. Et en mémoire qu'en ce premier lieu avait esté le siège de l'évesché, jadis le choeur de la cathédrale y disait les petites heures de Nostre-Dame et puis allait réciter les canoniales en la cathédrale ; et aux festes solennelles de l'année, tous les chanoines alloient de Sainct-Pierre en solennelle procession après tierce à Nostre-Dame de la Cité."[2].


Notes et références

  1. Remparts de Rennes
  2. Pouillé historique de l'Archevêché de Rennes, Abbé Guillotin de Corson, p. 30. Cet auteur émet cependant de fortes réserves sur l'historicité de ces éléments datant du 17e siècle.