Goélands

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Quelques goélands animent de leurs cris et de leurs évolutions le ciel de Rennes. Venant du littoral à plus de 70 km, certains sont de passage, mais la plupart fait partie de la faune indigène au moins une partie de l'année. Cela n'a pas toujours été : l'espèce a prospéré partout à la fin du siècle dernier et a tenté la colonisation de l'intérieur. Les pionniers se seraient installés à Rennes en 1988 pour en arriver à vingt couples en 1994 tous dans le centre. Rennes est ainsi la première ville de l'intérieur à héberger de tels hôtes. Intéressée par ce phénomène, la Société pour l'Étude et la Protection de la Nature en Bretagne Wikipedia-logo-v2.svg surveille cette population notamment du haut des tours de la Cathédrale Saint-Pierre et conseille au besoin les autorités pour une bonne cohabitation avec les Rennais.

Généralement, les habitants apprécient cette présence quelque peu insolite qui "donne à la capitale bretonne un petit air de bord de mer"[1] et évoque les vacances passées ou à venir. Cependant les habitants des immeubles dont les toits hébergent les oiseaux marins sont d'un autre avis en raison des cris perçants qui peuvent à certaines époques ne s'interrompre qu'à la nuit complète. A cela, s'ajoutent les effets des fientes en particulier sur les voitures. Plusieurs mesures ont donc été prises pour limiter la population et empêcher les nouvelles installations. A raison de trois poussins par couvée, la stérilisation des oeufs est efficace de ce point de vue. Les habitants doivent aussi collaborer à ce contrôle en s'abstenant de nourrir les oiseaux qui prennent vite des habitudes.

En mai 2011, 94 nids contenant 243 oeufs ont été trouvés sur les toits de Rennes.

Histoire

Avant que le goéland intègre Rennes à son territoire, certains Rennais ont pu, à l'occasion d'une promenade au Thabor, en observer captifs d'une des cellules de la volière, maintenant vouée à des espèces réellement exotiques [2].

Observations

Observateurs et curieux, des habitants des tours (Rue de Brest, etc.) peuvent s'amuser à la belle saison à suivre sur les toitures en terrasse voisines l'évolution des nids et des boules de plumes grises qui en émergent. Avec cette tenue de camouflage naturelle, des jumelles sont utiles pour les distinguer du grisâtre du béton ou du zinc environnant. C'est tout au contraire bien inutile au passant qui peut parfois en observer, du haut d'un quai ou depuis la berge, posés sur la Vilaine ou l'Ille : le plumage paraissant d'un blanc immaculé fait contraste avec les incertaines teintes limoneuses du fleuve et du granit qui le borde.

Les goélands urbains veillent sur leur territoire et défendent leur espace aérien : la buse qui se laissait porter en silence par l'air chaud de la ville peut se faire traiter de tous les noms d'oiseau et être harcelée par un goéland irascible aussi longtemps qu'elle traîne dans les parages.

Témoignages

  • Sans les confondre avec des goélands, huit mouettes étaient posées sur la Vilaine au Pont de la Mission le 15 novembre 2010, pourtant, il était 18 heures, le soleil était proche de l'horizon et la ville passait dans l'obscurité. Pour elles, la côte n'est pas loin... Même scène le 15 décembre vers 17 heures, avec sept mouettes intriguant certains passants sur le pont... Toujours sept le 20 décembre dans la pénombre crépusculaire et sous l'averse ... Une seule était de garde le soir du 24 décembre. Pour 2011, elles sont trois le 14 février avec un niveau d'eau très bas.

Sources

  1. Nous, Vous, Ille, n° 27, janv. 1995, Quand les oiseaux marins deviennent urbains
  2. Ô jars, daims du Thabor, Le Rennais de décembre 2010.