Kevin Lognoné

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Kevin Lognoné

Né le 30 décembre 1987 à Saint-Malo sur la côte d’Émeraude, Kevin Lognoné est un analyste en capacités partenariales, managériales et d'innovation.

Français du sixième département breton (diaspora), il a réalisé plusieurs tours du monde.

Il publie régulièrement des carnets de voyages qui participent au renouvellement de la démarche dans le champ des « borders studies ».

Acquis aux idées européennes, il est investi dans plusieurs associations de jumelage. Il est l'organisateur du cycle de conférences "Histoire de territoire, design de demain" [1] à Rennes et dans toute la Bretagne à l'occasion de la France Design Week[2].

Travaux et publications

Canaux autour du Temple de Confucius. Ingénieurs bretons d’hier et d’aujourd’hui

Canaux autour du temple de Confucius

Son carnet de voyages "L'Hermine et le Lotus" réunit une série d'entretiens qui illustre la force des relations entre la Bretagne et l'Orient, de 1534 à aujourd'hui.

La réhabilitation de Qufu, ville natale de Confucius a été rendue possible grâce à un projet européen (Asian Urbs) mené par les villes de Rennes et de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les canaux ont toujours occupé un rôle très important dans le développement de la métropole rennaise. Par ailleurs, le génie civil et maritime a ouvert des passerelles collaboratives avec de nombreux ingénieurs. Prosper Marie Gicquel, ingénieur naval breton, a participé à l’élaboration de l’arsenal impérial chinois et est devenu l’ami du souverain de l’empire du Milieu.

Brexit : droit d'inventaire, devoir d'inventer l'innovation transmanche

Résident britannique en 2017, Kevin Lognoné a présenté six recommandations dans un livre blanc.Laboratoire d’une forme de régionalisme éclairé, la ville-port sur la Tamise bouillonne de nombreux clubs, associations, points de rencontres témoins de la vitalité des appartenances régionales dont se nourrissent la France et l’Europe pour construire leur propre identité. Chaque année, les Corses de Londres célèbrent la mémoire de l’amiral et philosophe corse des Lumières, Pasquale Paoli, à l’abbaye de Westminster, où un buste lui est consacré. « Alsatia», dans le quartier de Farringdon, célèbre et redoutée au XVIIème siècle, rappelle le repaire des exilés Alsaciens, passés de l’Est vers l’Ouest, pendant la Guerre de Trente Ans et les désordres engendrées par les traités de Westphalie.

The Shard (en français l'« éclat », le « tesson », l'« esquille » de verre), anciennement The London Bridge Tower

Récemment, une pétition circulait auprès de Sadiq Khan, maire de Londres, pour ériger un monument breton en faveur de La Bourdonnais, célèbre joueur breton d’échecs qui mit sur la place publique ce jeu oriental né aux Indes, lors d’un match contre Alexander McDonnell, quelques années avant l’Exposition universelle de Londres de 1851. L’intellectuel, issu d’une grande lignée bretonne, lança la première revue franco-britannique d’échecs : Le Palamède, en référence à ce héros grec insurgé, repris dans la légende arthurienne, dénonçant la guerre longue et coûteuse faite par La Grèce aux Troyens.

Si Londres fait toujours preuve d’une grande hospitalité en tant que ville refuge, c’est que très tôt dans son histoire, ce petit port aux origines antiques a compris son rôle de trait d’union entre le système racinaire britannique et la canopée de talents nomades, diasporas, peuples navigateurs et commerçants qui l’entouraient... Dès 1070, les premières mentions d’une communauté juive constituée sur les Iles Britanniques apparaissent quand Guillaume le Conquérant, conseillé par les princes guerriers bretons qui l’avaient aidé à la bataille d’Hastings, considère que les compétences commerciales et les capitaux juifs pourraient rendre l’Angleterre plus prospère. N’ayant pas de patrie, ils enrichiront leur pays d’adoption pendant toute l’ère médiévale.

Six recommandations au fil du livre blanc

Londres, laboratoire des identités régionales

La première recommandation encourage à étudier le droit à l’expérimentation. Objectif : stimuler la coopération transfrontalière, puissant levier de coopération économique, à l’instar du modèle alsacien du Rhin supérieur.

Le droit à l’expérimentation et la coopération transfrontalière sont fortement développés en Alsace. Situé au cœur de l’Europe, le territoire du Rhin Supérieur réunit l’Alsace, le Sud du Palatinat, le pays de Bade et cinq cantons du Nord-Ouest de la Suisse. C’est l’un des territoires les plus prospères de l’Union européenne : près de 6 millions d’habitants et un PIB qui soutient la comparaison avec des Etats tels que le Danemark ou la Finlande.

En encourageant le droit à l’expérimentation, il s’agit de dresser la liste des distorsions de réglementations et de normes qui entravent les entrepreneurs ou porteurs de projets innovants lorsqu’ils veulent mener leurs activités de part et d’autre de la frontière. Ainsi, en suscitant des propositions d’harmonisation, il est possible de favoriser le développement du marché de l’emploi ainsi que des opportunités de développement et de transfert d’innovations.

Renaissance "hors-les-murs" du Mont-Saint-Michel, une digital bay pour Rennes-Saint-Malo

Dans le cadre de la commission Kavadeen (qui signifie "découvertes") de l'association des cadres bretons, Kevin Lognoné a mobilisé un travail d'écriture et de réflexion et ainsi réunir des contributions à la croisée des innovations technologiques mais aussi spirituelles, en faveur de la renaissance "hors-les-murs" du Mont-Saint- Michel.

Cette campagne-tremplin a notamment proposé de faire du Mont-Saint-Michel le plus grand objet connecté du monde pour financer sa restauration grâce aux données big-data.

« Le Mont-Saint-Michel est pour la France ce que la grande pyramide est pour l’Egypte. » écrivait Victor Hugo. Il ajoute : « une pyramide merveilleuse dont chaque assise est un rocher énorme façonné par l’océan ou un haut habitacle sculpté par le Moyen Âge, et ce bloc monstrueux a pour base, tantôt un désert de sable comme Khéops, tantôt la mer comme le Ténériffe.»

Dans l’architecture subtile des écosystèmes du futur, l’innovation numérique est sur toutes les lèvres. Mieux comprendre les mutations en cours pour s’adapter à la révolution digitale et apporter des réponses plausibles à la sauvegarde de notre patrimoine est le défi qui s’ouvre devant nous.

Axes de recherche

La rose des sables de Lawrence d'Arabie : une saga bretonne dans les vergers du pays de Rennes

Kevin Lognoné et la rose des sables de Jean Nouvel

De retour d'expatriation dans le Golfe persique, Kevin Lognoné a mené plusieurs recherches à propos du passage de Lawrence d'Arabie en Bretagne.

S'il existe un circuit Lawrence d'Arabie à Dinard, le jeune aventurier était aussi un amoureux des pommes. Il s’était pris de passion pour le cidre. En Angleterre, Il avait découvert les « modern ciders », des cidres élaborés à partir de pommes de table.

À l’origine, les verreries installées aux alentours de Reims fabriquaient des « Blidas », ces petits verres à thé, qu'elles exportaient vers l’Algérie par la ville de Blida pour couvrir l’Afrique et l’Orient. Ce verre à thé a été détourné de son usage premier par les Ruinard, les Moët, les Taittinger, ces grandes familles qui ont fait la réputation du champagne à travers le monde.

Dans les années 60, le marché s'est effondré et la production invendue s'est retrouvée coincée. Afin de ne pas la gaspiller, les artisans (gobelet) ou vignerons pour le cas de Reims ont choisi de l'adopter. Un esprit pragmatique et du recyclage avant l'heure !

Une transformation qui pourrait inspirer l’artisanat et l’imagination du pays de Rennes, pour attirer des publics curieux et demandeurs de découvertes. En explorant le canal, Lawrence d'Arabie, a été un ambassadeur du terroir cidricole du pays de Rennes.

Lettre de Lawrence d'Arabie à sa mère le 26 août 1907

Dans une lettre du 26 août 1907, il compare le canal aux rives de la Tamise à Londres ainsi qu'à la rivière Isis empruntée par les courses d'aviron de l'université d'Oxford. "Je suis tombé amoureux de la Rance... du canal" écrit Lawrence d'Arabie lors de son tour de France entrepris sur un vélo de course.

Histoire de territoire, design de demain avec les innovateurs de Rennes et de l'espace transmanche

Dans le cadre de la France Design Week, Kevin Lognoné a animé un cycle de conférences sur le thème : "Histoire de territoire, design de demain". L'occasion d'aborder les innovateurs de Rennes à la baie du Mont-Saint-Michel, notamment à Hirel où l'église paroissiale Saint-Louis du village de Vildé la Marine conserve une horloge Lognoné montée par l'un de ses aïeuls innovateurs.

Ce cycle de conférences "Histoire de territoire, design de demain" visait à révéler des trésors humains vivants et partager des enjeux de transmission, en prenant l'exemple de l'horlogerie «philosOEUFique» née pour rapprocher agriculture locale et ressources naturelles.

C'est l'histoire de son arrière grand-père, Théophile Lognoné, bijoutier-horloger passionné par les minéraux marins. Il a notamment utilisé des micro-techniques d'horlogerie pour exploiter des brisures de coquillages et sédiments marins très utiles pour renforcer la solidité de coquilles d'œuf.

L'écosystème coquillier est encore très riche dans toute la baie du Mont-Saint-Michel car les marées favorisent l’évacuation du limon et luttent contre l’envasement.

L'archipel de Chausey a été le premier terrain d'expérimentation des industries Probiomer fondées par Théophile Lognoné : à marée haute, la Grande Île s’entoure d’une cinquantaine d’îlots ; mais quand la mer se retire, c’est plus de 360 écueils qui émergent des eaux. Ce marnage exceptionnel fait de Chausey le paradis pour la pêche et l'économie bleue. Mais l’archipel n’a pas dit son dernier mot pour développer l'innovation circulaire, avec par exemple la «ferme de Chausey». Le dicton chausiais dit «qui vient à Chausey une fois revient 300 fois!».

Ille-Lumière, un défi créatif pour la prospective du territoire

Kevin Lognoné a lancé le défi créatif "Ille-Lumière" dont l'objectif vise à partager des photos ou vidéos sur le phénomène de lumière sur le canal.

Depuis un téléphone portable, sportifs, promeneurs sensibles à ce territoire fluvial et artistes en herbe peuvent contribuer

Ce défi ouvert à tous entend rassembler des contributions sur Instagram, service de partage de photos et de vidéos qui revendique plus d'un milliard d'utilisateurs à travers le monde . Ce réseau gratuit permet de proposer publiquement des contenus, de fournir une appréciation (avec une fonction « j'aime ») et de laisser des commentaires sur les clichés déposés par d'autres utilisateurs.

Les meilleures idées et propositions sont rassemblées et publiées sur une plateforme participative consultable par tous : https://illelumierecanal.wixsite.com/lumieres

Le mois de mai est marqué par la Journée Internationale de la Lumière célébrée chaque année par l’UNESCO[3]. Cette date anniversaire commémore la première opération réussie du laser en 1960 par le physicien et ingénieur Theodore Maiman.

L'étoile et la clé de l'Arabie heureuse

Dans le champ des « borders studies », Kevin Lognoné prépare un prochain ouvrage. Une invitation à redécouvrir l’avenue de Moka à Saint-Malo et la toile des échanges entre la cité corsaire et le port de Moka au Yémen ouvert sur un vaste arrière-pays historique et montagneux de caféiculture. Un Hôtel de l’Univers a pris place entre ces deux ports d’attache : l’un à Steamer Point dans le golfe d’Aden, l’autre au cœur des murailles de Saint-Malo intramuros. Mais plus étonnant est la relation triangulaire qui a pu naître avec l’océan indien et ses comptoirs administrés par Mahé de la Bourdonnais. La doctrine de l’officier malouin qui a fait la réussite du développement des Mascareignes peut-elle relancer le Yémen comme l’étoile et la clé de l’Arabie heureuse ?