Recensement de 1831

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Pour Rennes, les états nominatifs par cantons de 1831 qui devaient recenser les Rennais en 1831 sont essentiellement une liste des chefs de famille selon leur rue de résidence. Il est le plus ancien document de ce type pour le XIXe siècle ; une sorte de prédécesseur au siècle précédent, étant les registres de la capitation (à finalité avant tout fiscale). Il est conservé aux Archives municipales de Rennes sous la cote 1 F 4/1 et est consultable sur le site des archives.

Chaque ligne du registre donne le numéro de la Demeure, les Nom et Prénoms du chef de famille, sa Profession, qualité, fonction, le montant du Loyer. Par exemple, la première ligne du registre qui commence par la rue aux Foulons donne les informations suivantes : 1 ; Foucher Jacques ; marchand tailleur ; 96

Ensuite, anecdotiquement, un de ses voisins est, au numéro 5, la veuve de Louis Serisier, fabricante de fleurs avec un loyer de 75 francs.

Critique et exploitation du document

La thèse de Christian Priet [1] débute par une critique des sources exploitables à cette époque, dont le recensement de 1831. Il rappelle que ce recensement d'échelle nationale a été laissé à la sagacité des préfets quant'à leur réalisation. A Rennes, cela donne un écart très conséquent entre les 29 000 habitants (environ) de Rennes et les 5118 personnes finalement fournis par le prétendu recensement, une fois 97 doubles éliminés ; ces 5118 Rennais étant de surcroît composés à 75,9% d'hommes. Il s'agit donc bien uniquement des chefs de famille.

Le même ouvrage dénombre 160 rues, ruelles ou places ; cette partie du registre étant complétée par une liste des habitants "non-agglomérés". Les propriétaires et les rentiers sont très représentés, respectivement 1107 (21,6%) et 399 (7,8) [2]. L'éventail des valeurs locatives s'étend de 8 à 1088 francs.

Plan du registre

Le registre commence par un index des rues :

Notes et références

  1. Christian Priet, Recherches sur la mobilité sociale à Rennes pendant la Monarchie de Juillet, 1830-1848. Université de Haute Bretagne, Rennes II, 1991-1993. p. 19.
  2. NB : L'auteur aurait fort bien pu réunir ces deux catégories (propriétaires et rentiers) très voisines, il s'agit dans les deux cas de personnes qui vivent essentiellement des revenus de leur capital (terrien ou pas), revenus qui peuvent être modestes.