Rue Honoré d'Estienne d'Orves

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La rue Honoré d'Estienne d'Orves, axée nord - sud relie le boulevard Emile Combes au boulevard Oscar Leroux. Cette voie a été dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 29 juillet 1949.

Sa dénomination est à la mémoire de :

Honoré d'Estienne d'Orves

résistant fusillé par les Allemands

(5 juin 1901, Verrières-le-Buisson - 29 août 1941, Suresnes)

D'une vieille famille provençale, le comte Honoré d'Estienne d'Orves entre à Saint-Louis-de-Gonzague, puis à Louis-le-Grand en 1919 et intègre l'École polytechnique en 1921 dont il sort en 1923. Il devient élève officier à l'Ecole navale. Lieutenant de vaisseau en 1930, il est affecté en décembre 1939 au croiseur lourd Duquesne, en tant qu'officier d'ordonnance. L'escadre se trouvant internée à Alexandrie au moment de l'armistice de juin 1940, en août, il décide de gagner l'Angleterre.

A Londres fin septembre, après un périple autour de l'Afrique, il se présente au quartier-général du général de Gaulle et est affecté au 2e bureau des Forces navales françaises libres. Le 21 décembre 1940, il est envoyé en mission en France : il fait la traversée de la Manche à bord d'un petit chalutier, accompagné du quartier-maître radiotélégraphiste Georges Marty; ils sont débarqués à Plogoff (Finistère). A Nantes, il organise un réseau de renseignement pour la Bretagne. Il établit la première liaison radio entre la France occupée et Londres. Du 6 au 19 janvier 1941, il est à Paris, où il séjourne entre autres chez Max André, une connaissance d'avant-guerre, qui accepte, à sa demande, de monter un réseau de renseignement dans la capitale.

À son retour à Nantes, trahi par Marty qui est en réalité Gaessler, agent du contre-espionnage allemand, il est arrêté le 22 janvier 1941, ainsi que les époux Clément, chez qui il se trouvait, et, par la suite, les vingt-trois autres membres du réseau. Le 23 mai, la cour martiale allemande condamne à mort d'Estienne d'Orves et huit de ses camarades qui sont transférés à Fresnes. L'amiral Darlan, vice-président du Conseil, intervient, dans le cadre de ses tractations avec les Allemands pour demander la grâce de d'Estienne d'Orves à l'amiral Canaris, en proposant en échange la fourniture de renseignements provenant du centre d'écoutes secret des Oudaïas (Rabat), afin que les Allemands soient informés sur les mouvements de la Marine britannique et le 27 mai des militaires français, proches de la Résistance, sont arrêtés.

Après l'entrée en guerre contre l'URSS, le 22 juin 1941, le résistant communiste Pierre Georges, le futur colonel Fabien, abat le 21 août, l'aspirant d'intendance de la Kriegsmarine Moser au métro Barbès. Le lendemain, les Allemands promulguent une ordonnance transformant les prisonniers Français en otages et, en représailles, cent otages sont exécutés dont d’Estienne d’Orves le 29 août 1941 au Mont-Valérien.

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