Rue Le Coz

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La rue Le Coz est une voie de Rennes reliant la rue Pierre et Marie Curie à la rue Commandant Charcot. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 31 décembre 1928.

Elle rappelle :

Claude Le Coz

Vitrail de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes: armes de l'évêque Claude Le Coz (de Wikimedia Commons)

Évêque constitutionnel

(22 décembre 1740, Plonévez-Porzay - 3 mai 1815, Villevieux, Jura)

Élu évêque constitutionnel

Blason de Claude Le Coz, d'azur aux lettres CLC en majuscules d'argent enlacées.

Fils d'un tisserand, Claude fait ses études chez les Jésuites de Quimper et, après la dispersion de l'ordre, devient professeur puis principal du collège. Épris des idées révolutionnaires, il est élu procureur-syndic du district de Quimper. Ayant approuvé dans des brochures la Constitution civile du clergé, il est élu évêque métropolitain du nord-ouest en février 1791 et prête le serment constitutionnel. Le 11 avril un cortège se rend jusqu'à Noyal-sur-Vilaine pour accueillir le citoyen évêque qui mit pied à terre à hauteur de l'établissement de Saint-Méen et, le lendemain, la cérémonie d'installation eut lieu en l'église "ci-devant abbaye de Saint-Melaine"[1]. Le Coz apparaît vite comme l'un des chefs de file de l'Église constitutionnelle et gallicane. Il eut bien du mal avec le nombreux clergé insermenté mais enleva à l'échafaud un prêtre insermenté.

Député

Élu par le même département à l'Assemblée législative le 3 septembre 1791, il défend le costume ecclésiastique et le célibat des prêtres le 19 octobre. Il réclame aussi la suppression de plusieurs congrégations religieuses le 5 février et le 6 avril 1792, mais s'oppose à la suppression des congrégations enseignantes. Il parle contre la suspension de Louis XVI. À la fin de la session, il devient membre du directoire du département d'Ille-et-Vilaine. Hostile au représentant en mission Jean-Baptiste Carrier et au mariage des prêtres, il est arrêté et envoyé en convoi, le 13 octobre 1793 au Mont-Saint-Michel (Mont Libre) où il demeure jusqu'après 9 Thermidor (27 juillet 1794)[2].

De l'Ille-et-Vilaine au Jura

Sous le Directoire, il se montre hostile à la substitution du décadi aux dépens du dimanche. Ami de l'abbé Grégoire, il préside les conciles nationaux de 1797 et de 1801. Après la signature du Concordat de 1801, auquel il adhère, il donne sa démission du siège de Rennes. Il est l'un des 12 évêques constitutionnels nommés à la tête d'un diocèse concordataire, sur l'insistance de Napoléon Bonaparte. Il est ainsi nommé le 9 avril 1802 archevêque de Besançon, archidiocèse qui regroupe les départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura. Dans un diocèse massivement réfractaire, il se heurte à une opposition protéiforme. En 1804, il signe une formule de soumission aux brefs du pape.

Le ministre de l'Intérieur accorde en 1807 à ce prélat actif, très favorable à la politique de l'Empereur, une médaille pour avoir aidé à la propagation de la vaccine dans son diocèse. En 1809, il est chargé de la création d'une académie d'enseignement à Besançon.

Hostile à la Restauration, favorable aux Cent-Jours, il meurt moins d'un mois après d'une fluxion de poitrine.

Sur la carte

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Références

  1. Un évêque assermenté, 1790-1802, Le Coz, évêque d'Ille-et-Vilaine, métropolitain du Nord-Ouestpar A. Roussel de l'Oratoire - Paris 1898, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k68118g/f5.image
  2. Carrier à Rennes