Rue de Robien

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Au n°19, rue de Robien habita de 1935 à 1939 Geneviève de Gaulle Anthonioz, résistante déportée. (photo Pymouss dans Wikimedia Commons)

La rue de Robien a été dénommée par délibération du Conseil municipal de Rennes le 15 février 1888. Partant du coin nord-ouest de la place Hoche elle aboutit place Saint-Jean Eudes au carrefour de la rue de l'Hôtel Dieu, de la rue Lesage et de la rue d'Antrain. De 1940 à 1944, le bel immeuble en briques du n° 10 abrita le SD (Sicherheitsdient), service de sécurité et de renseignement de la SS nazie.


« La place Hoche, les rues de Robien et Arthur de la Borderie ont été prises sur les anciens terrains du couvent des Carmélites ; les travaux de terrassement de la rue de Robien, en 1889, firent découvrir la première pierre de leur chapelle, avec la date du 26 août 1678 ; elle est conservée au Musée de Rennes ; la chapelle, sous le vocable du Saint-Sépulcre, s'étendait dans la rue de Robien, en face du numéro 1 actuel de cette voie urbaine. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro publié le 3 octobre 1931 • Recueilli par Manu35 • 2017licence

La dénomination renvoie à :

Christophe-Paul-Gaultron de Robien

(4 novembre 1698, Quintin - 5 juin 1756, Rennes)

Christophe-Paul de Robien est né au château de Robien, près de Quintin, d'un père Président du Parlement.

En 1724, de noblesse bretonne médiévale, le chevalier fier de sa lignée, fut président à mortier (toque de velours noir avec galon) au Parlement de Bretagne.

En 1727, il est seigneur de Locmariaquer et, devant l'abondance d'antiques monuments, il étudie alors l'archéologie et l'histoire ancienne de la Bretagne.

Le 21 juin 1728, à l'âge de 30 ans, il épouse Julienne, Françoise, Andrée de Robien de Kerambourg, une cousine, âgée alors de 12 ans et 2 jours, qui décédera à 26 ans en lui laissant deux fils.

Portrait gravé de Christophe Paul de Robien

Doté d'une belle fortune, ce savant, historien, archéologue, d'une curiosité éclectique envers l'histoire de la Bretagne, avec le goût de l'exotisme, notamment pour l'Extrême-Orient, entreprit de nombreuses études manuscrites. Il fut, en Bretagne au siècle des Lumières, un historien, un naturaliste et un collectionneur dont la renommée dépassait largement les limites de la province. Découvreur et descripteur de monuments mégalithiques importants, tels que ceux de Locmariaquer, dans le Morbihan, et de La Roche-aux-fées, il sera le premier à considérer les tumulus et les dolmens comme des tombeaux gaulois, rejetant ainsi l'attribution au romains couramment admise à l'époque. Il amassa au 3e étage de son hôtel du 17e siècle qui existe encore avec sa tourelle à encorbellement, à l'angle de la rue Le Bastard et de la rue du Champ-Jacquet, non seulement un cabinet de curiosités mais de riches collections de tableaux, dessins, d'estampes, d'antiquités et d'histoire naturelle. A la mort de son fils, lui aussi ancien président au Parlement et guillotiné, ses biens furent confisqués et constituèrent un bel embryon pour le musée de Rennes.

Robien a laissé aussi d'intéressants manuscrits à la bibliothèque de la ville. Il est inhumé dans l'église des révérends pères Carmes à Quintin[1].

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Références

  1. Complément à partir de la notice rédigée par Joël DAVID, chargé d'odonymie à la Ville de Rennes, Rennes Métropole