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Cathédrale Saint-Pierre

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Dès 1527, ce monument était dans un tel état de délabrement que la tour et le frontispice s’écroulèrent en partie et il fallut les démolir.
En 1541, on jeta les fondations des tours actuelles dont la première pierre fut posée le 15 Septembre, d’après une inscription mise au tympan supérieur de chacune des portes qui existaient alors à la place de la grande baie du portail actuel. Les carrières de St-Mars, de St-Hilaire du Tiercent (Ille-et-Vilaine) et de Querinan en Mégrit (Côtes-d'Armor) fournirent les matériaux nécessaires à l’achèvement des tours.<ref>''Au Pays de Rennes'', Adolphe Orain. éd. Hyacinthe Caillière - 1892 </ref>. «Vincent Rabault et Robert Jarde, furent maîtres de l’œuvre pour la reconstruction de la tour. A ces deux premiers architectes qui conçurent et tracèrent le plan des tours qui existent encore, succédèrent plus tard Tugal Cariste, qui semble avoir présidé aux travaux depuis 1640 jusque vers 1654, Pierre Corbineau, de 1654 jusqu'en 1678, et enfin François Huguet, de 1678 à 1704. Les tours de Saint-Pierre mirent cent soixante ans à s'élever.
===Des cours d'anatomie dans la tour sud===
En 1738 ''la tour Le Bât'' servait d'amphithéâtre aux chirurgiens qui émigrèrent par la suite dans divers locaux. En 1810, les cours de l’École de Médecine ayant du quitter un local de l'ancien couvent de Saint-Yves qu'ils occupaient depuis 1803, trouvèrent refuge dans la petite ''chapelle de l'Ecce Homo'', située à l'angle de la [[rue des Dames]] et de la [[rue Le Bouteiller]], mais les leçons et travaux d'anatomie furent donnés... dans la tour sud de la cathédrale alors en ruine et abandonnée, dans les salles délabrées du deuxième étage, exposées au vent auxquelles on parvenait après avoir monté plus de cent marches d'un escalier obscur. En 1813, la salle d'anatomie fut transférée à l'ossuaire de l'ancien cimetière de l'[[eglise Saint-Etienne]]. <ref> ''Le local de la Communauté des Chirurgiens de Rennes et de l'Ecole de Chirurgie'', par le Dr Paul Hardoüin, professeur honoraire à l'Ecole l’École de Médecine de Rennes. Bulletin et mémoires de la Société archéologique du Département d'Ille-et-Vilaine. T.LXVII - 1944</ref> .
Le cardinal Fesch, oncle de Napoléon Ier, vint à Rennes en 1808 et ne put voir sans regret les tours de la cathédrale veuves de leur église. Il en parla à l’Empereur et bientôt après parut le décret suivant : « Voulant donner une preuve de l’intérêt que nous portons aux habitants de notre bonne ville de Rennes, et voulant ne pas laisser imparfaite leur église cathédrale, nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
===Le retable flamand trop tentant===
La cathédrale héberge un chef-d'œuvre: un retable flamand (anversois) du 16e 15e siècle, orné de 80 personnages, classé monument historique en 1901. En octobre 2007, des voleurs s'introduisirent dans la cathédrale et se laissant enfermer dans l'édifice, eurent toute la nuit pour démonter et voler une partie du retable. Sept mois plus tard un des trois éléments volés fut retrouvé aux Pays-Bas et restitué à Mgr d'Ornellas, archevêque de la Province Ecclésiastique ecclésiastique de Rennes. Le retable et divers précieux objets du culte sont à voir dans la salle du trésor, et replacéaccessible gratuitement.
===La pipe du peintre===
Lors des travaux récents de restauration menés à partir de 2009, une légende qui se transmettait dans la vieille famille rennaise des Jobbé-Duval s'est avérée. On y disait que l'ancêtre, le grand peintre décorateur Auguste-Louis, avait dit avoir laissé un souvenir personnel dans les décors qu'il y avait peints, en l’occurrence sa pipe. De fait, les restaurateurs ont exhumé une pipe dans laquelle était roulé un papier qui contenait une liste manuscrite : le nom de Jobbé-Duval et ceux de ses collaborateurs. Photo a été faite de cet objet et de la liste avant leur remise en place, là où ils étaient depuis 1844.
===Sous la coupole, les quatre Évangélistes===
 
Le tétramorphe – aussi appelé les « quatre vivants » – est une représentation des quatre Évangélistes sous leurs formes allégoriques: l’homme pour Matthieu, le lion pour Marc, le taureau pour Luc et l’aigle pour Jean.
Les énormes statues en terre cuite – 4 mètres de haut, 400 à 600 kg chacune – modelées par Laurent Esquerré dans un style d'un baroque nouveau, ont été conçues avec prise en compte de l’environnement qui s’imposait à son œuvre, la cathédrale néo-classique avec son fastueux décor coloré réalisé à la fin du XIXe siècle, et ont été placées en juin 2019.
===références===
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