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Arsenal pas bon pour toi
Les notes qui suivent proviennent pour l'essentiel de dix lettres de sa main : les seules conservées de toutes celles qu'elle a envoyées à son "Petit mari"<ref>René Tigier mesurait 1,56 m à 18 ans.</ref> ou "René chéri" ou "Petit chat" mobilisé depuis septembre [[1939]] jusqu'à son décès entre le 11 et le 17 juin 1940, ''mort pour la France'' à Jouy-sous-les-Côtes, dans la Meuse. Elles ont été complétées par quelques-unes des 90 lettres de mon grand-père en retour, dont celles écrites au verso des précédentes ; économie qui leur a valu de revenir à leur destinataire et d'être conservées. Ces lettres mettaient ordinairement deux jours pour parvenir à leur destinataire.
 
Le 4 octobre [[1939]], il est question pour la première fois de l'arsenal. René Tigier, alors à Poitiers, ne paraît pas pétri de patriotisme quand il écrit : ''Tu me dis que tu vas entrer à l'arsenal. Madame Hinet va sant doute être bien ennuyé car elle aurait préféré que tu soit à sa disposition. Tu auras beaucoup plus de mal et peut être pas grande aventage et pourvut que cela ne t'empêche pas de recevoir l'allocation.'' Aucune de ses lettres ne donnera le moindre indice d'un quelconque militarisme, tandis que leur fils demeure au centre de leurs échanges. La lettre suivante, outre un reproche assez sec pour lui avoir envoyé un colis, poursuit dans la même veine : ''Tu te demandes si tu dois reprendre Yves [qui a dû être mis en sûreté probablement, dans la famille]. Tu aurais peut être mieu fait de rester à faire comme tu faisais, surtout s'il faut que tu travaille la nuit et le dimanche. Tu ne pourras jamais y attendre ; tu tomberas malade et c'est tout ce que tu gagneras, et surtout le jour que tu ne pourras pas dormir avec le barouffe qui y a dans la maison''.
==Des forges à l'arsenal==
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