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Michel Ange Mangourit

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Les États-Unis d'Amérique
En 1787, il publie diverses brochures jugées séditieuses par le parlement de Bretagne. Contrairement à ceux de Grenoble, les nobles bretons refusent obstinément tout aménagement de l’ancien droit Par sa feuille ''le Hérault de la Nation'', publiée de Paris et dont il est l'unique rédacteur, il informe au jour le jour de la crise des États de Bretagne et de la montée des tensions à Rennes qui culminera dans la « Journée des bricoles » au cours des mois de janvier et de février 1789 et plus généralement du débat suscité par la convocation des États Généraux : quelle sera la représentation du Tiers État face à celle des deux ordres privilégiés. <ref>[[Journée des Bricoles]]</ref> Il écrira que son journal "sera utile à l’historien de la Révolution française, qui en recherchera les premiers mouvements dans le duché de Bretagne, ses ordres et leurs intérêts divers qui, depuis 1787, n’ont pas changé. Point d’ordres privilégiés. – Plus de parlements. – La Nation et le Roi." En 1788-1789, il en publie d'autres pour défendre la réforme du garde des Sceaux Lamoignon (confier le droit d'enregistrement à une cour plénière, créer 47 tribunaux dits de grands bailliages et abolir la torture). Mais, le 14 juillet, il est parmi les insurgés lors de la prise de la Bastille car il délaisse la cause du roi qui fuira à Varennes. Le 28 juin 1791, il prononce un discours à l'Assemblée nationale , au nom de la section parisienne des Gravilliers soutenant leurs pétitions. <ref> ''Aux origines idéologiques de la Révolution''. Journaux et pamphlets à Rennes (1788-1789. Mangourit et Le Héraut de la Nation. Roger Dupuy. PUR - 2001 </ref>
===Les Aux États-Unis d'Amérique ===
En remerciement de ses services le voici consul de France à Charleston en Caroline du Sud, l'un des treize états fédérés, le 2 mars 1792 mais il doit rentrer en France le 23 août 1794, muni d’une lettre élogieuse signée du gouverneur Moultrie, d’une adresse de la municipalité de Charleston, de deux autres des sections XIII et IX de la ville, ainsi que d’une troisième émanant de la Société républicaine locale. Pendant son séjour aux États-Unis il avait projeté de soulever la Louisiane et la Floride pour qu'elles reviennent vers la France et avait armé douze navires corsaires contre les Anglais mais son zèle était devenu gênant pour les autorités de Philadelphie alors en phase de rapprochement avec l’Angleterre.
Le voici nommé commissaire des relations extérieures (ministre des Affaires étrangères) du 3 au 21 novembre 1794 dans le gouvernement de la Convention mais il écrit au Comité de salut public qu'il ne peut accepter le poste, ne s'estimant pas à la hauteur. Son refus pourrait résulter d'une méchante accusation portée par Mallet du Pan, un polémiste suisse contre-révolutionnaire, dans le ''Journal de Perlet'' : Mangourit aurait violé une jeune fille qu’il était chargé d’interroger au temps où il était juge criminel au présidial de Rennes, et n'aurait échappé à la pendaison que par une fuite rapide. Le Comité le charge alors d'un travail sur la situation de la France vis-à-vis du Royaume des Deux-Siciles et de l'Espagne. En novembre 1795, il est nommé premier secrétaire de légation en Espagne mais, dénigrant l'ambassadeur, il est rappelé. Le 26 juillet 1796, il est nommé chargé d'affaires aux États-Unis mais ne s'y rendra pas car il y a un froid dans les relations franco-américaines et, par lettre du 4 août 1796, l'ambassadeur américain en France, james Monroe s'y est opposé; de plus, dans le numéro 363 du ''Journal de Perlet'', en date du 19 brumaire an V (9 novembre 1796), il est dénoncé comme prévaricateur par un habitant de Rennes qui l’accuse d’avoir, avec la complicité de son greffier, fabriqué au temps de sa lieutenance criminelle de fausses pièces de procédure qu’il se serait ensuite fait payer par le Trésor public.
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