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Michel Ange Mangourit

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Il est le fils de Bernard de Mangourit du Champ Daguet et de Marguerite-Angélique Cairgnon de La Touche. Il est nommé lieutenant au bataillon garde-côte de Pontorson de 1770 à 1777. Il est franc-maçon. <ref> ''RENNES : Les Francs-maçons du Grand Orient de France'' | Daniel Kerjan
Chapitre 4. L’itinéraire insolite d’un initié : Michel Ange Bernard Mangourit du Champ Daguet (1752-1829) </ref>
Puis, il acquiert l'office de lieutenant criminel au présidial de Rennes. Il se marie le 25 août 1777 avec Louise Bidard de La Morinais. Il est secrétaire de l'Académie celtique.
En 1787, il publie diverses brochures jugées séditieuses par le parlement de Bretagne. Contrairement à ceux de Grenoble, les nobles bretons refusent obstinément tout aménagement de l’ancien droit Par sa feuille ''le Hérault de la Nation'', publiée de Paris et dont il est l'unique rédacteur, il informe au jour le jour de la crise des États de Bretagne et de la montée des tensions à Rennes qui culminera dans la « Journée des bricoles » au cours des mois de janvier et de février 1789 et plus généralement du débat suscité par la convocation des États Généraux : quelle sera la représentation du Tiers État face à celle des deux ordres privilégiés. <ref>[[Journée des Bricoles]]</ref> Il écrira que son journal "sera utile à l’historien de la Révolution française, qui en recherchera les premiers mouvements dans le duché de Bretagne, ses ordres et leurs intérêts divers qui, depuis 1787, n’ont pas changé. Point d’ordres privilégiés. – Plus de parlements. – La Nation et le Roi." En 1788-1789, il en publie d'autres pour défendre la réforme du garde des Sceaux Lamoignon (confier le droit d'enregistrement à une cour plénière, créer 47 tribunaux dits de grands bailliages et abolir la torture). Mais, le 14 juillet, il est parmi les insurgés lors de la prise de la Bastille car il délaisse la cause du roi qui fuira à Varennes. Le 28 juin 1791, il prononce un discours à l'Assemblée nationale , au nom de la section parisienne des Gravilliers soutenant leurs pétitions. <ref> ''Aux origines idéologiques de la Révolution''. Journaux et pamphlets à Rennes (1788-1789. Mangourit et Le Héraut de la Nation. Roger Dupuy. PUR - 2001 </ref>
Il est envoyé à Ancône comme commissaire des relations extérieures à Ancône au début de 1799, après avoir été en route détroussé et pillé de toutes ses affaires à Viterbe, à une soixantaine de kilomètres au nord de Rome, où il est de plus retenu prisonnier 27 jours par la population soulevée contre le nouveau régime. Puis il devient membre de l’Agence générale du commerce au Levant, en fait membre de l'« agence pour l'armée d'Égypte, l'Archipel, la Morée », officine chargée d'appeler les Grecs à l'insurrection.
Après avoir siégé à la commission des Émigrés, il a le tort, sous l'Empire, de refuser le poste de vice-consul à Savannah et a aussi trop dénoncé le comportement de chefs militaires maintenant aux plus hauts postes Sa carrière diplomatique est terminée. Il relate en anglais des déplacements à Hanovre en 1803 et 1804. <ref> https://archive.org/details/travelsinhanove00manggoog </ref> En 1804 il est secrétaire de l'académie celtique qui devient la Société nationale des antiquaires de France . En 1814, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Il fut ensuite un fervent apôtre de la franc-maçonnerie et fonda la Société des antiquaires de France.
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