Zones accidentogènes de Rennes Métropole

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Les zones accidentogènes de Rennes Métropole sont les lieux de l'espace public de l'agglomération - et circonstances - dans lesquels se produisent le plus souvent des accidents de circulation de divers types (collisions diverses, sorties de route, accidents corporels) et gravité. La connaissance de ces zones permet la prévention par information et signalisation ainsi que des mesures d'éradication. Les conditions de circulation peuvent être connues en temps réel à l'aide du site Dor Breizh géré par les services de la D.D.E.

Données globales

  • Dans l'agglomération, les accidents se répartissent également entre les parties agglomérées et la rase campagne, et de niveau comparable entre les intersections (40%) et le reste de la voie (60%). A Rennes, la part des accidents aux intersections s'inverse et s'élève à 60 % dont 6% sur les ronds-points. Les mouvements tournants sont à l'origine de beaucoup de collisions : le carrefour des rue de Vern et du boulevard Léon Bourgeois est caractéristique de ce point de vue. Les piétons peuvent en pâtir ou se sentir régulièrement en insécurité, comme sur les longs - et d'une "lecture" délicate - passages protégés du boulevard de la Tour d'Auvergne près de la cité judiciaire. La dangerosité des mouvements tournants n'est pas principalement imputable aux cyclistes accidentés : dans 68% des cas, ils circulaient - eux - sans changement de voie (chiffres de 2008).
  • La rocade connaît 13% des accidents du coeur de métropole. Pour une proportion de longueur de voies équivalente, les voies urbaines principales sont pourtant affectées par 57% des accidents ; les voies urbaines secondaires et les voies de desserte l'étant respectivement pour 20 et 10%.
  • Les secteurs où se rencontrent des conducteurs ayant des usages différents de la route ou s'y trouvant pour des motifs différents (transit, changement de direction, déplacements locaux) sont connus comme accidentogènes. L'ensemble du réseau de la rocade et des voies associées, vu son trafic, rentre dans cette problématique avec des points noirs particuliers comme les croisements unidirectionnels : à Bréquigny, aux sorties vers Villejean et vers Pacé où la disposition des lieux contraigne les automobilistes à changer de voie tout en conservant leur direction[1].

Rennes

En 2015 on n'a enregistré aucun décès à la suite des 350 accidents corporels (63 accidents de piétons et 57 accidents de cyclistes contre respectivement 84 et 64 en 2014.[2] Les chiffres sont inférieurs à une année comme 2011 avec 382 accidents enregistrés , occasionnant notamment cinq décès : les cyclistes et les piétons étaient en cause dans respectivement 69 et 78 cas, mais "les automobilistes sont majoritairement responsables de ces accidents" rappellait la conseillère municipale déléguée à la sécurité routière" dans le journal Ouest-France dans son édition des samedi 28 et dimanche 29 janvier 2012[3]. L'article comporte une carte des points ou zones accidentogènes selon le nombre d'accidents dans l'année, en six niveaux :

L'Audiar a publié en 2010 une carte des "zones d'accumulation d'accidents corporels sur les voies de la ville de Rennes pour la période 2004-2008" consultable en ligne. Y apparaissent sept secteurs notés comme "succession de zones d'accumulation". Il s'agit pour l'essentiel, pour le nord de la ville, au boulevard périphérique nord et à l'opposé, à quatre des axes nord-sud :

Autres points noirs :

Périphérie

En périphérie, les zones d'accumulation concernent principalement la seconde ceinture, explique l'Audiar dans son étude de 2010, en raison de la double variation d'intensité de trafic et de vitesse autorisée, par exemple sur le D 34, le trafic moyen passant en quelques kilomètres de 6000 à 20000 véhicules/jour (vers Chartres-de-Bretagne). Sa traversée par les habitants à proximité en est toujours délicate.

L'autre carte de l'Audiar consacrée aux zones d'accumulation d'accidents, cette fois hors ville de Rennes, répertorie principalement, outre, sur des longueurs variables, les accès extérieurs à la rocade comme la N 24[6] et la D 177 sur Saint-Jacques-de-la-Lande :

Notes et références

  • Les données prises en compte par les responsables de la sécurité et rapportées dans cet article sont avant tout les accidents dits corporels, c'est-à-dire dans lesquels au moins une personne a été soignée suite au choc ; ou est décédée immédiatement ou dans les 30 jours. Les autres accidents, dits matériels, seraient à ajoutés pour cerner avec cette précision les zones à risques tous accidents confondus.
  • En 2008, les véhicules légers participent à 43% des victimes avec 196 pour Rennes et 125 pour le reste de l'agglomération ; les cyclomoteurs arrivent ensuite avec 59 et 11 victimes, puis les piétons avec 73 et 26 victimes[7].

Pour les 32 communes, 20 morts étaient à déplorer, dont quatre dans le cœur de métropole[8].

  • Le nombre de victimes d'accidents corporels baisse globalement, mais moins nettement pour les cyclistes. Il semble que ce mode déplacement, s'il est en augmentation, n'a pas atteint le niveau où la présence et le comportement de ces usagers de la voirie sont spontanément pris en compte par les autres conducteurs avec disparition de l'effet de surprise.

Sources

  1. Document de l'Audiar de février 2010.
  2. Ouest-France 23/24 janvier 2016
  3. http://www.ouest-france.fr/trop-de-pietons-victimes-daccidents-mortels-125688
  4. Document de l'Audiar de février 2010
  5. Pas de source chiffrée mais constatation empirique d'un utilisateur régulier de ce passage
  6. La route de Lorient et la zone industrielle sud-est en raison du nombre de poids lourds. Ouest-France des 10-11 décembre 2011
  7. Document de l'Audiar de février 2010
  8. Le cœur de métropole est formé de Rennes, Cesson-Sévigné, Chantepie, Saint-Grégoire et Saint-Jacques de la Lande.