Clinique Saint-Yves : Différence entre versions

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des conditions de vie dramatiques que subissait le peuple. <ref>''Histoire des hôpitaux de Rennes'', professeur J-C. Sournia. BIU Santé</ref>.
 
des conditions de vie dramatiques que subissait le peuple. <ref>''Histoire des hôpitaux de Rennes'', professeur J-C. Sournia. BIU Santé</ref>.
  
Les sœurs traversèrent la bourrasque de la Révolution d’abord avec des interdits, des perquisitions pour être enfin incarcérées, après avoir formé des personnes, dans les différentes prisons de la ville. En [[1805]] elles reprennent leur vie communautaire de prière et de service des pauvres et des malades.
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Les sœurs traversèrent la bourrasque de la Révolution d’abord avec des interdits, des perquisitions pour être enfin incarcérées, après avoir formé des personnes, dans les différentes prisons de la ville.
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Pendant l'époque révolutionnaire, sous la direction de la femme de Nicolas Collet <ref> [[Carrier à Rennes]]</ref> fut ouverte une salle de
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pour prostituées ».<ref> ''Histoire des hôpitaux de Rennes'', par le professeur J.- C. Sournia. BIU Santé - 1969</ref>
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En [[1805]] les sœurs  reprient leur vie communautaire de prière et de service des pauvres et des malades.
  
  

Version du 12 août 2017 à 13:04

Une clinique spécialisée

La Clinique Saint Yves, établie en 1896 au 4 rue Adolphe Leray, lors du bombardement du 17 juin 1940 accueillit de nombreux blessés et fut elle-même atteinte ultérieurement. La clinique est un Établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC) depuis 1979, à but non lucratif, géré par l’association «Œuvres des Augustines de Saint-Yves» depuis 2003. Le 1er janvier 1979, après 83 ans de service médico-chirurgical, la clinique Saint-Yves devint Centre Régional de Nutrition et de Diététique, Médecine et Convalescence médicalisée, avec le statut d’établissement congréganiste participant au service public hospitalier. En 1995, les 35 lits de convalescence médicalisée furent transformés en lits de réadaptation cardio-Vasculaire pour répondre à un besoin dans ce domaine sur le plan régional, puis 20 lits de réadaptation cardio-vasculaire de jours sont ouverts. 2010 voit l'ouverture d'un bâtiment d'accueil pour anorexiques.

La chapelle Saint-Yves et, en arrière-plan, l'ancien hôpital vers 1845[1]
Entrée de l'hôpital Saint-Yves au 19e siècle [2]
Façade de l'hôpital militaire Saint-Yves
Comme tous les établissements hospitaliers, la clinique Saint-Yves fut un hôpital militaire pendant la première guerre mondiale

Une origine ancienne en rive nord de la Vilaine

L’histoire de la clinique Saint-Yves remonte à 1358, date à laquelle le Chanoine Le Bouteiller[3] fonda la Maison-Dieu Saint-Yves, à Rennes, au bord de la Vilaine; il n'en reste que la chapelle Saint-Yves. Ce fut l’hôpital Saint-Yves jusqu’en 1858 transféré alors à l’actuel Hôtel-Dieu.[4]

L'ensemble représentait, en 1636, un quadrilatère complet d'environ 40 m de côté, 220 malades y trouvaient leur place. En 1644, tout n’allait pas pour le mieux à l’hôpital : il venait à peine de sortir de l’épidémie de la peste à Rennes qui sévit de 1553 à 1640 à l’état endémique. La discipline intérieure s’était relâchée. À l’arrivée des sœurs, les « Sieurs députez » de la ville de Rennes mirent leurs conditions et dans un accord signé les sœurs reconnaissaient que « toutes leurs fonctions étaient de soulager, servir et soigner les malades en qualité d’humbles servantes des membres de Notre Seigneur. »

Les sœurs augustines hospitalières

En 1635, les Religieuses Chanoinesses Augustines de la Miséricorde de Jésus, dont la maison-mère était à Dieppe, avaient fait des offres à l’évêque et aux échevins pour venir s'installer à Rennes. Les pourparlers durèrent, elles prirent entre temps la direction des hôpitaux de Vannes et de Tréguier, et assurèrent finalement la gestion de l'Hôtel-Dieu Saint-Yves à partir du 27 juin 1644. La Maison-Dieu pouvait déjà contenir 220 malades. D'abord au nombre de 6, elles se logèrent provisoirement au couvent de la Visitation, avant d'acheter l'Hôtel de la Costardais, proche de l'Hôtel-Dieu, pour la somme de 34 000 livres. Aux termes d'un traité signé avec la ville, elles avaient la charge, sous l'autorité des prévôts, de la marche intérieure de la maison, avec autorité sur les servants et servantes. Ce fut à grand peine que les premières religieuses finirent par mettre un peu d’ordre dans l’hôpital dans une grande pauvreté : grâce aux aumônes elles purent acheter des lits et elles reçurent dons : couvertures, draps... En 1896, les sœurs Augustines fondent la clinique Saint-Yves pour continuer le « service des pauvres et des malades par la miséricorde ». En 1675, lors de la révolte du papier timbré, femmes et filles de bonne famille se réfugièrent en grand nombre chez elles pour échapper à la soldatesque des 8 000 hommes de troupe imposés par le roi. Finalement, en 1789 l'hôpital n'abritait que 61 lits pour hommes et 64 pour femmes, soit 100 de moins qu'un siècle et demi plus tôt Dans ce nombre ne sont pas compris les nourrissons abandonnés, logés dans les combles, dont l'effectif ne fit que croître au long du siècle, preuve des conditions de vie dramatiques que subissait le peuple. [5].

Les sœurs traversèrent la bourrasque de la Révolution d’abord avec des interdits, des perquisitions pour être enfin incarcérées, après avoir formé des personnes, dans les différentes prisons de la ville.

Pendant l'époque révolutionnaire, sous la direction de la femme de Nicolas Collet [6] fut ouverte une salle de gésine car jusqu'alors les femmes enceintes de plus de sept mois n'étaient pas admises à l'Hôtel-Dieu, et les filles-mères ne bénéficiaient d'aucun secours ni d'aucune pitié du public et des congrégations religieuses. La ville n'établit cette salle d'accouchement pour les filles non mariées que contrainte et forcée et obtint d'ailleurs de la fermer dès 1796, car les fonds que l'Etat avait promis n'avaient pas été versés, et aussi parce que l'opinion supportait mal ce « repaire de débauche », cette « pension gratuite pour prostituées ».[7]

En 1805 les sœurs reprient leur vie communautaire de prière et de service des pauvres et des malades.



Vue de la clinique Saint-Yves (à gauche, la rue Adolphe Leray)

Sur la carte

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Références

  1. lith. Landais, Rennes d'après nature par H. Lorette. Album breton, Souvenirs de Rennes
  2. Histoire des hôpitaux de Rennes, par le professeur J.- C. Sournia. BIU Santé
  3. rue Le Bouteiller
  4. rue de l'Hôtel Dieu
  5. Histoire des hôpitaux de Rennes, professeur J-C. Sournia. BIU Santé
  6. Carrier à Rennes
  7. Histoire des hôpitaux de Rennes, par le professeur J.- C. Sournia. BIU Santé - 1969