Rue Dupont des Loges : Différence entre versions

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La [[rue Dupont des Loges]] se situe dans le quartier Alphonse Guérin de Rennes. Il s'agit d'une voie parallèle à la [[Vilaine]] sur sa rive sud. Percée avant 1855, elle relie l'[[avenue Janvier]] à l'ouest au [[boulevard Laënnec]] à l'est.  
 
La [[rue Dupont des Loges]] se situe dans le quartier Alphonse Guérin de Rennes. Il s'agit d'une voie parallèle à la [[Vilaine]] sur sa rive sud. Percée avant 1855, elle relie l'[[avenue Janvier]] à l'ouest au [[boulevard Laënnec]] à l'est.  
C'est l'"artère principale" du quartier [[La Californie]], situé sur l'île prise entre les deux bras de la Vilaine.
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C'est l'"artère principale" du quartier [[La Californie]], situé sur l'île prise entre les deux bras de la Vilaine. La rue, dénommée par délibérations du conseil municipal de Rennes du 11 février 1887 et du 15 février 1888, honore la mémoire de l'évêque [[Paul Dupont des Loges]]. Dans les années 30 du 20e siècle, les habitants réclamèrent en vain une passerelle ou un pont permettant de rejoindre la [[rue Saint-Hélier]] sans avoir à effectuer le grand détour. Une passerelle privée mais utilisable partant du n°26 de la [[rue de Léon]] pour aboutir entre les n° 27 et 29 de la rue Saint-Hélier avait existé jusqu'en 1922 et avait été brusquement supprimée. Une enquête ''de commodo'' effectuée vers 1930 avait laissé espérer une réalisation qui n'aboutit pas<ref>Ouest-Eclair, 12 février 1939</ref>.
  
Au n°16 on voit l'hôtel particulier construit par [[Jean Janvier]], qui sera maire de Rennes. La maison datée, construite sur une parcelle au bord de l'eau, en bordure de la première section de la rue Dupont des Loges. Les initiales JC (Janvier futur maire de Rennes) sont visibles au dessus de la porte de
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Au n°16 on voit l'hôtel particulier construit par [[Jean Janvier]], qui sera maire de Rennes. La maison datée 1890, est construite sur une parcelle au bord de l'eau, en bordure de la première section de la rue Dupont des Loges. Les initiales JC (Janvier futur maire de Rennes) sont visibles au dessus de la porte de
 
cette élégante maison, proche du petit hôtel urbain, sans doute dessinée par l'architecte Guidet, auquel on doit plusieurs petits hôtels néo-gothiques dans Rennes. On retrouve un procédé fréquent chez cet ingénieur architecte, avec l'association d'une tour d'escalier hors-œuvre et de volumes redessinés par des décrochements de façade ou encore de profonds balcons. Ici, on peut remarquer un traitement particulièrement soigné du décor : en relief avec motifs polychromes de la façade-épis de faitage-souches de cheminées-remise à voitures en pan de bois. Elle est coté *** au plan local d'urbanisme.
 
cette élégante maison, proche du petit hôtel urbain, sans doute dessinée par l'architecte Guidet, auquel on doit plusieurs petits hôtels néo-gothiques dans Rennes. On retrouve un procédé fréquent chez cet ingénieur architecte, avec l'association d'une tour d'escalier hors-œuvre et de volumes redessinés par des décrochements de façade ou encore de profonds balcons. Ici, on peut remarquer un traitement particulièrement soigné du décor : en relief avec motifs polychromes de la façade-épis de faitage-souches de cheminées-remise à voitures en pan de bois. Elle est coté *** au plan local d'urbanisme.
 
À l'angle avec l'avenue Janvier se dresse l'immeuble Tomine construit en 1936 sur plans de l'architecte [[Yves Lemoine]].
 
À l'angle avec l'avenue Janvier se dresse l'immeuble Tomine construit en 1936 sur plans de l'architecte [[Yves Lemoine]].
  
La rue, dénommée par délibérations du conseil municipal de Rennes du 11 février 1887 et du 15 février 1888, honore la mémoire de l'évêque [[Paul Dupont des Loges]]. Dans les années 30 du 20e siècle, les habitants réclamèrent en vain une passerelle ou un pont permettant de rejoindre la [[rue Saint-Hélier]] sans avoir à effectuer le grand détour. Une passerelle privée mais utilisable partant du n°26 de la [[rue de Léon]] pour aboutir entre les n° 27 et 29 de la rue Saint-Hélier avait existé jusqu'en 1922 et avait été brusquement supprimée. Une enquête ''de commodo'' effectuée vers 1930 avait laissé espérer une réalisation qui n'aboutit pas<ref>Ouest-Eclair, 12 février 1939</ref>.
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== Références ==
 
== Références ==

Version du 25 novembre 2017 à 12:09

La jolie maison de Jean Janvier

La rue Dupont des Loges se situe dans le quartier Alphonse Guérin de Rennes. Il s'agit d'une voie parallèle à la Vilaine sur sa rive sud. Percée avant 1855, elle relie l'avenue Janvier à l'ouest au boulevard Laënnec à l'est. C'est l'"artère principale" du quartier La Californie, situé sur l'île prise entre les deux bras de la Vilaine. La rue, dénommée par délibérations du conseil municipal de Rennes du 11 février 1887 et du 15 février 1888, honore la mémoire de l'évêque Paul Dupont des Loges. Dans les années 30 du 20e siècle, les habitants réclamèrent en vain une passerelle ou un pont permettant de rejoindre la rue Saint-Hélier sans avoir à effectuer le grand détour. Une passerelle privée mais utilisable partant du n°26 de la rue de Léon pour aboutir entre les n° 27 et 29 de la rue Saint-Hélier avait existé jusqu'en 1922 et avait été brusquement supprimée. Une enquête de commodo effectuée vers 1930 avait laissé espérer une réalisation qui n'aboutit pas[1].

Au n°16 on voit l'hôtel particulier construit par Jean Janvier, qui sera maire de Rennes. La maison datée 1890, est construite sur une parcelle au bord de l'eau, en bordure de la première section de la rue Dupont des Loges. Les initiales JC (Janvier futur maire de Rennes) sont visibles au dessus de la porte de cette élégante maison, proche du petit hôtel urbain, sans doute dessinée par l'architecte Guidet, auquel on doit plusieurs petits hôtels néo-gothiques dans Rennes. On retrouve un procédé fréquent chez cet ingénieur architecte, avec l'association d'une tour d'escalier hors-œuvre et de volumes redessinés par des décrochements de façade ou encore de profonds balcons. Ici, on peut remarquer un traitement particulièrement soigné du décor : en relief avec motifs polychromes de la façade-épis de faitage-souches de cheminées-remise à voitures en pan de bois. Elle est coté *** au plan local d'urbanisme. À l'angle avec l'avenue Janvier se dresse l'immeuble Tomine construit en 1936 sur plans de l'architecte Yves Lemoine.


Références

  1. Ouest-Eclair, 12 février 1939

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