Rue de l'Alma : Différence entre versions

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Alors qu’au nord, les combats se poursuivent 12 jours après le débarquement, à Rennes on ne voit que l’afflux des blessés venant de Normandie. Ce jour-là, au petit matin, des avions du 404e groupe de bombardement américain bombardent la gare et la plaine de Baud. À 10 h 00, une alerte se fait entendre, suivie par l’éclatement des bombes. Le quartier Alma est touché, ainsi que le Pont de Châtillon, [[rue de La Motte Picquet]] où l’école des filles du Saint-Esprit est détruite.<ref>''Dimanche 18 juin:soleil et bombes'' Rennes pendant la guerre, p. 182 et 183. Étienne Maignen. Éditions Ouest-France - 2013 </ref>
 
Alors qu’au nord, les combats se poursuivent 12 jours après le débarquement, à Rennes on ne voit que l’afflux des blessés venant de Normandie. Ce jour-là, au petit matin, des avions du 404e groupe de bombardement américain bombardent la gare et la plaine de Baud. À 10 h 00, une alerte se fait entendre, suivie par l’éclatement des bombes. Le quartier Alma est touché, ainsi que le Pont de Châtillon, [[rue de La Motte Picquet]] où l’école des filles du Saint-Esprit est détruite.<ref>''Dimanche 18 juin:soleil et bombes'' Rennes pendant la guerre, p. 182 et 183. Étienne Maignen. Éditions Ouest-France - 2013 </ref>
  
===La transformation moderne===
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==La transformation moderne==
 
À partir du 30 mai 2017, la rue de l'Alma passe à double sens pour les véhicules qui proviennent du [[boulevard Georges Clémenceau]] en laissant une large place aux vélos et aux piétons.
 
À partir du 30 mai 2017, la rue de l'Alma passe à double sens pour les véhicules qui proviennent du [[boulevard Georges Clémenceau]] en laissant une large place aux vélos et aux piétons.
 
Auparavant à sens unique entre les boulevards [[boulevard Jacques Cartier|Jacques Cartier]] et [[boulevard Georges Clémenceau|Georges Clémenceau]], cette section de la rue de l'Alma est désormais ouverte en double sens pour les voitures depuis cette date, en devenant ainsi une véritable entrée de ville.
 
Auparavant à sens unique entre les boulevards [[boulevard Jacques Cartier|Jacques Cartier]] et [[boulevard Georges Clémenceau|Georges Clémenceau]], cette section de la rue de l'Alma est désormais ouverte en double sens pour les voitures depuis cette date, en devenant ainsi une véritable entrée de ville.

Version du 9 août 2018 à 16:33

La rue de l'Alma. Vue prise début XXe siècle peu après le pont ; au loin s'aperçoit le bâtiment situé sur le Champ de Mars à l'angle du Boulevard de la Liberté et de la rue d'Isly. Carte postale de E. Mary-Rousselière. Coll. YRG et AmR 44Z1855

La rue de l’Alma fait la jonction entre le nord et le sud de la ville, elle démarre au nord au niveau de l’esplanade Général De Gaulle et rejoint le boulevard Georges Clémenceau au sud, où elle est prolongée par l’avenue Henri Fréville.

Ouverte en 1861, la rue longe la Prison des femmes, et traverse la voie ferrée. Elle a donné son nom à la galerie commerciale du Centre Alma situé plus au sud, proche de la rocade. La rive est de la rue a été entièrement remaniée, à partir de la maison centrale, avec démolitions des maisons et leur remplacement par des immeubles à appartements. [1]

Origine du nom

Troupes françaises - bataille de l'Alma
La rue de l'Alma. Vue prise sur le pont de Châtillon, devenu pont de l'Alma. En effet, il était dans la continuité de la rue de Châtillon qui elle même se prolongeait par la route de Châtillon jusqu'au bourg de Châtillon-sur-Seiche. On remarquera en bordure extérieure des trottoirs les deux palissades d'hauteur d'homme qui faisaient office de garde-corps et qui protégeaient des escarbilles des locomotives à vapeur (même dispositif sur l'ancien pont Saint-Hélier). Cliché Baglin

La rue, nommée en souvenir de la victoire des troupes franco-britanniques Wikipedia-logo-v2.svg, sur les rives de l'Alma (fleuve côtier de Crimée), face aux Russes, lors de la guerre de Crimée Wikipedia-logo-v2.svg (20 septembre 1854), a fait l'objet de plusieurs délibérations de dénomination : 16 décembre 1862[2], 10 décembre 1886[3] et 7 octobre 2002[4].

Le chemin vicinal n°59 devient la rue de l'Alma[5]

Le prolongement de la rue de l’Alma au sud de la rue Ginguené est réalisé à l’initiative de Monsieur Poinçon de la Blanchardière, propriétaire de terrains situés au sud de la prison. Entre 1907 et 1911, il fait plusieurs propositions d’offre ou d’échange de terrains à la Ville de Rennes pour le prolongement de la rue jusqu’au boulevard Jacques Cartier, donnant ainsi un accès direct du boulevard au centre-ville.

« Le Conseil [...] rejette, pour raisons budgétaires la demande de M. de la Blanchardière, propriétaire de terrains entre la rue de l'Alma et le boulevard Jacques-Cartier, demandant que soit prolongée en ligne droite la rue de l'Alma de façon à relier le dit boulevard au centre de la ville. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro du 4 février 1908 • Recueilli par Manu35 • 2018licence

La proposition « ne présentant pas un caractère d’urgence absolue », comme l’indique le maire dans son rapport au conseil municipal, elle sera rejetée jusqu’au moment où l’on projette la construction d’une caserne, boulevard Jacques Cartier.

« On prolongera la rue de l'Alma - Jusqu'au boulevard Jacques-Cartier. Importants travaux en perspective.

Il est en ce moment très fortement question de prolonger la rue de l'Alma jusqu'au boulevard Jacques-Cartier, où doit s'élever le quartier de cavalerie dont les grandes lignes viennent d'être arrêtées par l'autorité militaire. Pour ce faire, on comblerait les prairies situées en contrebas, l'extrémité de ladite rue, et on démolirait une partie de la ferme de Beaumont pour obtenir l'alignement nécessaire.

M. de la Blanchardière, propriétaire d'une portion de la prairie en question, a offert à la ville son terrain, plus une somme de 1.000 fr pour participer à l'ouverture de la nouvelle voie.

Des pourparlers sont engagés avec les autres propriétaires des terrains dont l'aliénation s'impose pour la réalisation du prolongement de la rue de l'Alma, qui permettra d'accéder directement à la nouvelle caserne. On aura alors une ligne superbe qui s'étendra sur près de deux kilomètres, du Palais de Justice au boulevard Jacques-Cartier ; une ligne superbe sur laquelle circuleront plus tard, si une entente intervient entre la compagnie des tramways urbains et la ville. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro du 22 mars 1911 • Recueilli par Manu35 • 2018licence

Dès lors, « la construction d’un quartier de cavalerie au bord du boulevard […] donne au prolongement de la rue de l’Alma jusqu’à ce boulevard, un caractère de nécessité absolue » (Délibération de conseil municipal du 29 avril 1911).

Le prolongement de la rue de l’Alma (chemin vicinal ordinaire n° 59) entre la rue Ginguené et le chemin rural de la Boulais avec une largeur de 16 mètres entre son origine et le boulevard Jacques Cartier et de 12 mètres entre ce dernier point et le chemin de la Boulais est déclaré d’utilité publique.

La Ville accepte les propositions de Monsieur de la Blanchardière.

Montant estimé de l’opération : 18 494 francs.

La rue de l'Alma sous les bombes en 1944 [6]

Le côté est de la rue de l'Alma, densifié après 2010, en application du PLU autorisant ces opérations le long des grandes artères de la ville

8 mars 1943

La rue de l’Alma compte parmi les quartiers touchés par le bombardement du 8 mars 1943. Ce jour-là, à 14 h 30, les bombardiers américains larguent plus de 350 bombes sur Rennes. 150 immeubles sont détruits ou incendiés. L’émotion causée par cette tragédie sera exploitée par la propagande allemande et vichyste pour monter l’opinion contre les « Anglo-Américains ».

18 juin 1944 à 10 h 00

Alors qu’au nord, les combats se poursuivent 12 jours après le débarquement, à Rennes on ne voit que l’afflux des blessés venant de Normandie. Ce jour-là, au petit matin, des avions du 404e groupe de bombardement américain bombardent la gare et la plaine de Baud. À 10 h 00, une alerte se fait entendre, suivie par l’éclatement des bombes. Le quartier Alma est touché, ainsi que le Pont de Châtillon, rue de La Motte Picquet où l’école des filles du Saint-Esprit est détruite.[7]

La transformation moderne

À partir du 30 mai 2017, la rue de l'Alma passe à double sens pour les véhicules qui proviennent du boulevard Georges Clémenceau en laissant une large place aux vélos et aux piétons. Auparavant à sens unique entre les boulevards Jacques Cartier et Georges Clémenceau, cette section de la rue de l'Alma est désormais ouverte en double sens pour les voitures depuis cette date, en devenant ainsi une véritable entrée de ville. Sur cette portion, la largeur de la rue évolue sensiblement, passant de 16 à 23 m. Une large place est faite aux modes de déplacements « doux » : en direction du sud, les vélos peuvent circuler sur une bande cyclable et, dans l'autre sens, sur une piste cyclable bien séparée de la route. Les piétons peuvent eux se déplacer en suivant un mail de sept mètres de large, conçu comme un lieu de promenade. Une quarantaine d'arbres y sont plantés durant l'hiver 2017, et la possibilité est donnée à des commerces de s'installer au rez-de-chaussée des immeubles. Cette nouvelle configuration de la rue de l'Alma favorise l'accès aux immeubles récents, ainsi qu'une arrivée directe à la gare et au parking Gare Sud ouvert en juin 2017[8].

Lien interne

18 juin 1944 : un dimanche ensoleillé et des bombes

Lien externe

Notes et références

  1. rue de l'Alma ou comment changer de quartier sans déménager.
  2. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  3. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  4. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  5. Réalisé à partir des panneaux de l'exposition La rue de l'Alma d'hier à aujourd'hui, conçue et réalisée par la direction de la communication de la Ville de Rennes, présentée à partir d'octobre 2010, rue de l'Alma, face à l'arrêt de métro Jacques Cartier
  6. Réalisé à partir des panneaux de l'exposition La rue de l'Alma d'hier à aujourd'hui, conçue et réalisée par la direction de la communication de la Ville de Rennes, présentée à partir d'octobre 2010, rue de l'Alma, face à l'arrêt de métro Jacques Cartier
  7. Dimanche 18 juin:soleil et bombes Rennes pendant la guerre, p. 182 et 183. Étienne Maignen. Éditions Ouest-France - 2013
  8. Numéro 33 du magazine "Les Rennais", mai-juin 2017, page 26


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