Rue de l'Arsenal

De WikiRennes

Située entre le rond-point de "la Rotonde" et le boulevard de la Tour d'Auvergne, cette petite rue en sens unique fait le lien entre le quartier Cleunay-Arsenal-Redon et cette grande artère du centre de Rennes. Elle permet de se remémorer un historique site militaro-industriel créé en 1793. La rue portait encore à cette époque le nom de faubourg de la Croix-Rocheron.

À son emplacement se tenait à partir de 1678 l'hôpital général de Rennes, administré par les religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve[1].

Les travaux de l'arsenal commencèrent le 20 Août 1844 et le procès-verbal de la pose de la première pierre de l’Arsenal est ainsi conçu :

« S. M. Louis-Philippe Ier roi des Français régnant, le Maréchal Soult, duc de Dalmatie, président du conseil des ministres, ministre de la guerre ; le baron de Tournemine, commandant l’Ecole d’artillerie de Rennes ; le colonel Rapatel, Directeur d’artillerie, le chef d’escadron d’artillerie Aubert de Vincelles, sous-directeur ; le capitaine d’artillerie Cotard, spécialement chargé des constructions du nouvel Arsenal ; la première pierre de cet établissement a été posée le 22 Octobre 1844. — Entrepreneur Delage. »

Les deux bâtiments affectés aux ouvriers en fer furent terminés le 20 Août 1846. Un autre, destiné aux ouvriers en bois, commencé le 1er juin 1846, fut terminé le 23 février 1848. Après la guerre de 1870 des crédits considérables accordés par le gouvernement permirent d’en faire l’un des arsenaux les plus importants de France. Il s’étendait jusqu’au boulevard de la Tour-d’Auvergne et était contigu à la caserne d’artillerie construite le long de ce boulevard.(Quartier Foch). L’infanterie attachée à l’Arsenal était logée dans les bâtiments de l’ancien hôpital. L’Arsenal de Rennes était chargé de la construction, pour l’artillerie de terre, de tous les affûts et accessoires nécessaires à la défense du littoral depuis l’embouchure de la Seine jusqu’à celle de la Gironde. Le choix de Rennes était surtout justifié par ses canaux et ses lignes de chemins de fer qui la relient avec Brest, Nantes et Saint-Malo.[2]

Sur la carte

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Note et références

  1. "Misère, pauvreté et assistance à Rennes avant l’ère industrielle" par Sophie Reculin, article extrait de "Place Publique", janvier-février 2014 - http://www.placepublique-rennes.com/media_site/upload/PP27-Misere_pauvrete_et_assistance.pdf
  2. Au Pays de Rennes, Adolphe Orain. éd. Hyacinthe Caillière - 1892