Square Simone Morand : Différence entre versions

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Au début des années 30, Simone décide avec sa sœur Suzanne, de parcourir le département à vélo et récoltent alors plusieurs centaines de chansons du monde rural, bien sûr sans film et sans magnétophone. Simone notait la musique tandis que sa sœur notait les paroles. Cette première récolte sera publiée en 1936/1937.
 
Au début des années 30, Simone décide avec sa sœur Suzanne, de parcourir le département à vélo et récoltent alors plusieurs centaines de chansons du monde rural, bien sûr sans film et sans magnétophone. Simone notait la musique tandis que sa sœur notait les paroles. Cette première récolte sera publiée en 1936/1937.
  
A la même époque, Simone Morand fait partie de la chorale du Cercle Celtique de Rennes, mais voulant développer et faire découvrir les traditions de l’Ille et Vilaine, elle fonde le Groupe Gallo Breton de Rennes.
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A la même époque, Simone Morand fait partie de la chorale du Cercle Celtique de Rennes, mais voulant développer et faire découvrir les traditions de l’Ille-et-Vilaine, elle fonde le ''Groupe Gallo Breton'' de Rennes.
  
 
En 1938/1939, c’est l’époque faste du Groupe Gallo Breton qui organise de grands spectacles de fresques paysannes.
 
En 1938/1939, c’est l’époque faste du Groupe Gallo Breton qui organise de grands spectacles de fresques paysannes.
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En 1943, avec près de 40 intervenants, le groupe se produit au théâtre de Rennes, mais également dans les communes aux alentours. Les bénéfices servent aux œuvres de guerre qui envoient des colis aux nombreux bretons prisonniers en Allemagne.
 
En 1943, avec près de 40 intervenants, le groupe se produit au théâtre de Rennes, mais également dans les communes aux alentours. Les bénéfices servent aux œuvres de guerre qui envoient des colis aux nombreux bretons prisonniers en Allemagne.
  
Le Groupe Gallo Breton a joué un rôle important dans la vie culturelle du Pays de Rennes.
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Le ''Groupe Gallo Breton'' a joué un rôle important dans la vie culturelle du Pays de Rennes.
  
 
En 1958, Simone est nommée professeur de Musique à Quimper, elle quitte donc Rennes. Elle donne alors des cours de solfège et de piano, et aura entre autres comme élève un certain Daniel Le Bras - Dan Ar Braz. Durant les années passées à Quimper, elle en profite pour participer à la restauration des costumes du musée départemental breton. Auparavant à Dinan, Simone Morand contribue à la mise en place de la collection de coiffes dans le Donjon de la Duchesse Anne, ainsi que pour les costumes du Musée de Bretagne de Rennes.
 
En 1958, Simone est nommée professeur de Musique à Quimper, elle quitte donc Rennes. Elle donne alors des cours de solfège et de piano, et aura entre autres comme élève un certain Daniel Le Bras - Dan Ar Braz. Durant les années passées à Quimper, elle en profite pour participer à la restauration des costumes du musée départemental breton. Auparavant à Dinan, Simone Morand contribue à la mise en place de la collection de coiffes dans le Donjon de la Duchesse Anne, ainsi que pour les costumes du Musée de Bretagne de Rennes.

Version actuelle en date du 13 août 2017 à 15:22

Le square Simone Morand a été dénommé par délibération du Conseil municipal de Rennes du 7 Octobre 2002 à l’emplacement de l’ancien magasin Leclerc, rue de Lorient, à proximité de la jonction avec le boulevard Marbeuf.

Simone Morand

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(5 janvier 1914, Rennes - 26 décembre 2001, Saint-Malo)

Musicienne, militante de la Culture Gallèse[1]

Simone Morand est née dans une famille où la culture de l’Art sous toutes ses formes est un principe de base, où on aime se retrouver autour d’une table et chanter. La grand-mère, le père et la tante Marie étaient de vrais cordons bleus.

Très tôt, elle manifeste cette passion de partager avec les autres tout ce qu’elle-même avait appris. Dès l’âge de 15 ans, elle donne ses premières leçons de musique.

En 1933, elle sort premier prix du conservatoire de Rennes, sans oublier ses racines bretonnes et la musique populaire.

Une plaque à sa mémoire a été apposée le 4 février 2017, au 14, de la rue Vasselot où elle habitait

Son père tient un magasin de matériel agricole et de vélos et sa mère, en compagnie de ses sœurs aînées, est artisane et confectionne des corsets et de la lingerie féminine.

Le monde ouvrier travaillant dans l’atelier familial vient souvent des campagnes environnantes de Rennes et lui procure une ouverture sur le monde rural.

Au début des années 30, Simone décide avec sa sœur Suzanne, de parcourir le département à vélo et récoltent alors plusieurs centaines de chansons du monde rural, bien sûr sans film et sans magnétophone. Simone notait la musique tandis que sa sœur notait les paroles. Cette première récolte sera publiée en 1936/1937.

A la même époque, Simone Morand fait partie de la chorale du Cercle Celtique de Rennes, mais voulant développer et faire découvrir les traditions de l’Ille-et-Vilaine, elle fonde le Groupe Gallo Breton de Rennes.

En 1938/1939, c’est l’époque faste du Groupe Gallo Breton qui organise de grands spectacles de fresques paysannes.

En 1943, avec près de 40 intervenants, le groupe se produit au théâtre de Rennes, mais également dans les communes aux alentours. Les bénéfices servent aux œuvres de guerre qui envoient des colis aux nombreux bretons prisonniers en Allemagne.

Le Groupe Gallo Breton a joué un rôle important dans la vie culturelle du Pays de Rennes.

En 1958, Simone est nommée professeur de Musique à Quimper, elle quitte donc Rennes. Elle donne alors des cours de solfège et de piano, et aura entre autres comme élève un certain Daniel Le Bras - Dan Ar Braz. Durant les années passées à Quimper, elle en profite pour participer à la restauration des costumes du musée départemental breton. Auparavant à Dinan, Simone Morand contribue à la mise en place de la collection de coiffes dans le Donjon de la Duchesse Anne, ainsi que pour les costumes du Musée de Bretagne de Rennes.

Dans les années 50, elle crée la confrérie des Vielleux de Bretagne et relancera cet instrument au début des années 80. Simone Morand s’était mariée, le 1er mai 1942, à Rennes, avec Albert Petit de Voize, mais séparée de corps elle obtient l’autorisation de reprendre son nom de jeune fille. (Son fils aîné, Yves Petit de Voize, fut longtemps Directeur du Festival de Montreux et rédacteur en chef de la revue Diapason).

En 1965, elle commence à écrire sur la cuisine traditionnelle bretonne du Pays Gallo d’abord, puis du reste de la Bretagne. Mais très curieuse de nature, elle étend ses recherches sur les saveurs des territoires de Normandie, d’Anjou, du Maine et de Touraine. Elle est à l’origine de la confrérie de “ La Frimousse ”, rassemblant les meilleurs gastronomes de la Région.

Avec l’aide de la Municipalité de Montfort-sur-Meu, elle crée l’Écomusée.

En 1980, Simone Morand revient à Rennes, elle est en retraite, mais elle donne toujours des leçons de musique chez elle.

Elle s’est intéressée à toutes les traditions populaires de Basse-Bretagne : costumes, coiffes, gastronomie. Elle est la fondatrice à Rennes de l’Association des Amis de Paul Féval, l’auteur du ‘’Bossu’’. Elle fut aussi vice-présidente de l’Association des Écrivains bretons et de l’Association des Écrivains de l’Ouest. En mai 2000, elle avait rencontré autour d’une table, un autre grand gastronome : Pierre Perret.

En juin 2001, elle écrit son dernier ouvrage “ La Cuisine des Loups de Mer ” consacré à 150 recettes de soupes, poissons, coquillages et crustacés.

Simone Morand est décédée à Saint-Malo, ses obsèques furent célébrées à Rennes et elle est inhumée au cimetière de Domloup.


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Note et références

  1. à partir de la notice rédigée par Joël DAVID, chargé d'odonymie à la Ville de Rennes, Rennes Métropole