Difference between revisions of "Suzanne Lenqlen"

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Sa renommée n'est plus à faire, elle est aussi populaire que Sarah Bernhardt ou Joséphine Baker. Elle transforme le tennis féminin, mais également sa mode vestimentaire. Elle est la première à jouer avec des jupes plissées avec un bandeau assorti et à ne porter ni corset, ni jupon. Il lui arrive même d'arriver sur le court maquillé et avec des bijoux. Celle qui est surnommée "la Divine", apporte également la "Mode Lenglen".
 
Sa renommée n'est plus à faire, elle est aussi populaire que Sarah Bernhardt ou Joséphine Baker. Elle transforme le tennis féminin, mais également sa mode vestimentaire. Elle est la première à jouer avec des jupes plissées avec un bandeau assorti et à ne porter ni corset, ni jupon. Il lui arrive même d'arriver sur le court maquillé et avec des bijoux. Celle qui est surnommée "la Divine", apporte également la "Mode Lenglen".
  
Atteinte de leucémie, Suzanne Lenglen décède le 4 Juillet 1938, à Paris. Elle est inhumée au cimetière de St-Ouen. Depuis 1997, le court A du stade Roland-Garros, porte désormais son nom.
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Atteinte de leucémie, Suzanne Lenglen '''décède le 4 Juillet 1938''', à Paris. Elle est inhumée au cimetière de St-Ouen. Depuis 1997, le court A du stade Roland-Garros, porte désormais son nom.
  
  

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Suzanne Lenqlen[1]

Joueuse internationale de Tennis (1899-1938)[2].


Qui est-elle?

Suzanne, Rachel, Flore Lenglen, née à Paris (16e), le 24 Mai 1899, dans une famille relativement bourgeoise. Son père Charles Lenglen tient à ce que sa fille se développe par le sport. Pour lui le tennis s'impose particulièrement car dans la propriété familiale de Marest-sur-Matz, dans l'Oise, près de Comiègne, il existe un court de tennis en terre battue.

A l'âge de 11 ans, en 1910, son père lui offre une raquette de tennis. Toute l'année, elle s'entraîne sur le court de la propriété de l'Oise et durant la saison estivale, la famille se rend dans leur villa, à Nice et Suzanne se perfectionne au Tennis Club de la ville, dont son père Charles en devient le secrétaire. Son père devient son entraineur, pour améliorer sa précision, il place son chapeau et des mouchoirs blancs sur le court. Quand elle atteint les cibles, en échange elle reçoit quelques pièces. Sans relâche, Suzanne frappe la balle sans retenue, dépense sans calculer, court latéralement ou vers le filet. Ses progrès sont fulgurants, si bien qu'à l'âge de 13 ans, elle dispute son premier tournoi. Ses capacités commencent à être reconnues, elle se fait un nom.

Bien que ses parents ne veulent pas trop exposer leur fille, ils finissent par accepter de rejoindre Paris où Suzanne se fait vite remarquer. A moins de 15 ans, en 1914, elle arrive en finale du Championnat de France où elle est battue. Trois semaines plus tard, elle est sacrée Championne du monde sur terre battue, à Saint-Cloud, dans un lieu connu maintenant sous le nom de Rolland Garros. La guerre vient stopper cette ascension. Les partenaires sont très rares, elle s'entraîne alors contre des amis de passage ou des officiers qui reviennent du front. Finalement, ces entraînements sont bénéfiques à Suzanne, car confrontée à la puissance masculine, elle se renforce physiquement et techniquement. Si bien qu'après-guerre c'est une athlète complète.

Le 5 Juillet 1919, à 20 ans, Suzanne Lenglen qui s'est formée au tennis sur de la brique pilée, se retrouve à Wimbledon, sans savoir ce que peut donner le tennis sur un court en gazon. Finalement, elle s'y habitue et se retrouve en finale qui l'oppose à la tenante du titre, la Britannique Dorothea Lambert Chambers. C'est la championne du tennis féminin qui est alors âgée de 40 ans. Devant le roi d'Angleterre, George V et la reine Mary, Suzanne Lenglen remporte le premier set 10-8. Dans le deuxième set, Dorothéa rétablit la situation avec 6-4. La partie est serrée, à 6-5, la Britannique à deux balles de match. Suzanne parvient à revenir à 6 partout et c'est avec un score de 9-7 qu'elle gagne son premier Wimbledon. Entre 1919 et 1926, Suzanne Lenglen remporte six championnats de France et six Wimbledon. Durant cette période, elle obtient 241 titres - 81 en simple, 73 en double dames et 87 en double mixte. Aux Jeux Olympiques de 1920, elle décroche trois médailles dont deux en or, en simple et en double mixte. Elle arrive à faire une série de 171 victoires consécutives. Sa renommée n'est plus à faire, elle est aussi populaire que Sarah Bernhardt ou Joséphine Baker. Elle transforme le tennis féminin, mais également sa mode vestimentaire. Elle est la première à jouer avec des jupes plissées avec un bandeau assorti et à ne porter ni corset, ni jupon. Il lui arrive même d'arriver sur le court maquillé et avec des bijoux. Celle qui est surnommée "la Divine", apporte également la "Mode Lenglen".

Atteinte de leucémie, Suzanne Lenglen décède le 4 Juillet 1938, à Paris. Elle est inhumée au cimetière de St-Ouen. Depuis 1997, le court A du stade Roland-Garros, porte désormais son nom.


Fidèle à elle-même malgré la présence de la reine

En 1926, refusant d'effectuer deux matchs à suivre, simple et double, à Wimbledon, alors que la reine est présente, on frise l'incident diplomatique. Suzanne Lenglen renonce au tournoi et met alors fin à sa carrière amateur. En 1926-1927, elle part en tournée professionnelle aux Etats-Unis. De retour en France, elle ouvre une école de tennis qui va être reconnue comme un centre fédéral d'entraînement par la Fédération française de tennis en 1936.

Liens externes

Sur la carte

A rajouter

Notes et références

  1. Wikipédia
  2. à partir de la notice rédigée par Joël David, chargé d'odonymie à la Ville de Rennes, Rennes Métropole

Projet porté par Joël David Chargé d'odonymie à la Ville de Rennes

Propos recueilli par Elisa Triquet Médiatrice numérique