Rennes et la Maison de Lancastre
La maison de Lancastre est une branche cadette de la dynastie Plantagenêt qui a combattu la maison d'York lors de la guerre des Deux-Roses. Son emblème est la rose rouge.
Siège de Rennes
En 1356, le duc de Lancastre Henry de Grosmont
ordonne le siège de Rennes dans le cadre de la guerre de succession du Duché de Bretagne. Plutôt que tenter de prendre la ville par force, et malgré sa grande supériorité numérique, Lancastre préfère établir un blocus visant à affamer les habitants. À cette époque, les remparts n'ont pas encore été étendus aux faubourgs qui s'étaient développés hors de la zone de l'enceinte gallo-romaine, et c'est celle-ci (renouvelée au siècle précédent) qui est assiégée, les faubourgs quant à eux se retrouvant largement ruinés[1].
Henri Tudor
Le 25 décembre 1483, à la cathédrale Saint-Pierre de Rennes, Henri Tudor
(qui deviendra par la suite Henri VII, roi d'Angleterre) jure devant la cour lancastrienne en exil d'épouser la fille aînée d'Édouard IV, Élisabeth d'York, afin d'unifier les deux maisons rivales et ainsi mettre un terme à la guerre civile.
Richard III tente alors de faire extrader Henri et Jasper Tudor en concluant un accord avec Pierre Landais, conseiller du duc de Bretagne, mais les Tudor parviennent à s'échapper en France en septembre 1484. Ils y sont bien accueillis par la régente Anne de Beaujeu et on leur fournit rapidement des troupes et des équipements en vue d'une seconde invasion. À l'été 1485, les conditions sont mûres pour une nouvelle entreprise.
L'avènement de cette dynastie au trône d'Angleterre fut la cause de la « guerre des Deux-Roses », guerre civile qui l'opposa au XVe siècle à la branche d'York. Ce conflit se termina par l'extinction des deux maisons. Le dernier prince de la maison de Lancastre est Édouard de Westminster, fils d'Henri VI.

