Square Marcel Bozzuffi

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Le square Marcel Bozzuffi se situe dans le quartier 7 : Francisco Ferrer - Landry - Poterie et prend son origine sur l'avenue Georges-Henri Rivière. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 9 octobre 1989[1], au grand désarroi des riverains de la partie non piétonne de la rue Vasselot qui auraient aimé que leur voie porte le nom de l'acteur. Les noms de voies du Domaine du Landry ont dans un premier temps été donnés par le promoteur, mais cet ensemble d'allées n'était pas dénommé[2].

Cette voie rend hommage à

Marcel Bozzuffi

Interprète, Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste

(28 octobre 1929, Rennes - 1er février 1988, Paris)

Marcel Bozzuffi en 1970. (Documentaire de Jacques Nahum , extrait de la série "Visages du cinéma" )[3]

Marcel Louis Édouard est le fils d'Édouard Bozzuffi, fabricant de meubles, né en 1893 en Italie, et de Léonie Catherine Belli, son épouse, née en 1896 à Paris. Au n° 3, rue Vasselot existait un magasin à l'enseigne Meubles Bozzuffi. Marcel étudie l'art dramatique au Cours Simon à Paris. En 1963 il devient le compagnon de Françoise Fabian Wikipedia-logo-v2.svg qu'il épousera en 1986.

Marcel Bozzuffi et Françoise Fabian, festival de Cannes, 1972

La rudesse et la voix rauque de Marcel Bozzuffi Wikipedia-logo-v2.svg le placent en élément clé de la série noire à la française. Il est l'homme de main de Lino Ventura dans Razzia sur la chnouf (1954) d'Henri Decoin, le gangster traqué par Jean Gabin dans Maigret voit rouge (1963) de Gilles Grangier. En 1968, il produit le film de Claude Lelouch, La Vie, la mort et l'amour et passe derrière la caméra l'année suivante pour L'Américain (avec Jean-Louis Trintignant et Françoise Fabian), seul film qu'il réalise. Constantin Costa-Gravas lui offre le rôle ambigu du tueur homosexuel de Z (1968) et William Friedkin celui du tueur psychotique de French connection (1971). La carrière de Marcel Bozzuffi devient internationale. Aux Etats-Unis, Robert Altman le sort des rôles de gangsters avec le personnage de René dans Images (1972). Puis l'acteur retrouve son emploi de " troisième couteau " avec des personnages à la Jack Lambert : March or die (Il était une fois la légion, 1976) de Dick Richards ; Bloodline (Liés par le sang, 1978) de Terence Young. Il tourne de nombreux films en Italie, notamment Cadavres exquis (1975) de Francesco Rosi et Identificazione di una donna (Identification d'une femme, 1982) de Michelangelo Antonioni. Il fait aussi du doublage francophone dans plusieurs films, doublant entre autres Paul Newman et Charles Bronson. Il se produisit aussi au théâtre.

Il meurt à 59 ans des suites d'une tumeur au cerveau traitée en vain durant deux ans. À Rennes une salle du cinéma l'Arvor porte son nom.

Note et références


Sur la carte

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