Fours à chaux de Quenon

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Usine de fours à chaux de Quenon vers 1900

Au lieu-dit Quenon, situé en Chevaigné, au sud-est de Saint-Aubin-d'Aubigné, on trouvait deux carrières de calcaire noir du Carbonifère et des fours à chaux en activité au cours des XIXe et XXe siècles.

Fours à chaux Picard

Le premier four à chaux semble dater de 1844, il fut construit par le comte Hay des Nétumières. On y utilisait une machine à vapeur locomobile anglaise pour l'extraction et l'épuisement des eaux de la carrière dès 1863. En 1878, la plus ancienne des deux carrières, dont la profondeur atteignant trente-cinq mètres, est abandonnée après différents éboulements[1]. En 1885, l'usine des fours à chaux est à vendre[2], elle appartient ensuite à Léopold Nicoul et François Panelli avant de passer dans les mains de Paul Picard à la toute fin du XIXe siècle[3].

L'usine est gérée par la société anonyme Paul Picard, une entreprise rennaise du boulevard de la Liberté installée aussi à Chartres-de-Bretagne, Melesse, Marans et Trogues. En 1928, l'usine comprend « quatre fours à chaux, une salle des machines, une salle de gazogènes, un hangar à charbon, une salle d'extinction, un atelier de broyage et de blutage, un magasin, un atelier de compresseur d'air, un petit bâtiment souterrain servant de dépôt de dynamite, une carrière de calcaire en exploitation et une ancienne carrière remblayée ». En 1928, on retrouve notamment deux moteurs à gaz pauvre avec gazogènes ainsi que deux générateurs électriques, des compresseurs d'air, une forge et de ses accessoires, d'un broyeur à boulets et de moteurs électriques[1].

Une faune carbonifère

Sur place, on retrouve des fossiles carbonifères avec notamment des brachiopodes, des polypiers, et des bryozoaires[4].

Sources

  1. 1,0 et 1,1 Marina Gasnier, Patrimoine industriel de l'Ille-et-Vilaine, 2002
  2. L'Avenir de la Mayenne, 6 septembre 1885
  3. Archives d'Ille-et-Vilaine, 3 P 717
  4. Bulletin de la Société scientifique et médicale de l'Ouest, 1917, p.45