Maurice Moy

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Maurice Moy

(1883, Rennes - 1945, Paris)

Maurice Moy est un peintre rennais, ancien élève de l'École des Beaux-Arts de Rennes, qui a œuvré avec comme motifs pour ses toiles les vieilles maisons et rues de sa ville natale mais aussi toute la Bretagne, avec notamment les personnages du pays bigouden, avec des marines nombreuses, mises à part ses toiles sur le Sud algérien et la Tunisie où il séjourna quelques années. Mobilisé en 1914, il est expédié sur le front et reçoit la croix de la Légion d’honneur pour son courage. Entre deux assauts, il dessine des croquis décrivant la boucherie.

À la fin de la guerre, il revient en Bretagne, parcourant sa province d'origine à la recherche de sujets pour ses œuvres, il peint à la gouache en mélangeant réalisme et stylisation, en employant une technique cloisonnée et des aplats de couleurs sourdes.

Trois pêcheurs sur le quai

Borgne à la suite du geste d'un déséquilibré qui lui tire une balle dans la tête à Lille en 1926, il s'installe à Nantes où il vit jusqu'en 1940. Cette même année alors que Moy s'est réfugié dans sa cave lors d'un bombardement, sa maison est entièrement détruite et avec elle une grande partie de son œuvre. Il s'établit dans l'Allier où il reste jusqu'à sa mort.

Contemporain de Mathurin Méheut[1], mais n'ayant atteint ni la prolifération ni la célébrité de ce dernier, il avait une vigueur du trait comparable. Il lui arriva aussi de toucher au cubisme. Il avait exposé dès 1923 au Salon des Indépendants.

Pardon en Bretagne
Derrière l'église Saint-Germain, côté nord. Croquis à l'encre de Chine. (La Bretagne touristique illustrée. n° 34 - 18.01.1925)



"Il nous a présenté un ensemble invraisemblablement varié de peintures, gouaches, détrempes, aquarelles, croquis teintés, bois gravés, toute une folie charmante de jolies choses qui révèlent une maîtrise désormais incontestée. On a peut-être tout dit quand on a dit cela et l'éloge de Maurice Moy n'est plus à faire à Rennes, non plus d'ailleurs qu'à Paris et à Versailles. Mais on peut parler de lui sans se lasser [...] Et laissez-moi la joie d'admirer sans arrière-pensée l'aquarelliste surtout, et le peintre des ciels qui n'ont rien de conventionnels"[2]

références

  1. Voir rue Mathurin Méheut
  2. Ouest-Eclair 3 janvier 1925