« Bombardements des 9 et 12 juin 1944 » : différence entre les versions

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===Le 12 juin, au tour des forteresses volantes américaines===
===Le 12 juin, au tour des forteresses volantes américaines===


Mais le 12 juin, ce sont des forteresses volantes américaines B-17 et B-24 Liberators des 8e et 9e USAF qui sont sur Rennes.  Un B-24  du 448e bomber group, 712th squadron, est abattu et tombe à Bonnemain (La Boulaie) et quatre autres endommagés par des Messerschmitt du II/JG 53. Un autre B-24 est abattu par les canons de 88mm de la Flak de la Belle-Epine, au nord de Vezin et s'écrase à Langan, près de Romillé. Mais Rennes est encore bien touchée. Un membre d'équipage de bombardier moyen témoigne :" ''Mais celle'' ( missions)'' qui se détache vraiment fut le raid sur Rennes en juin à la suite de l'invasion. Nous laissâmes la gare de triage en flammes rouge vif et je me rappelle avoir ensuite parlé à Carl Cooper, le bombardier de tête et combien ce fut un bombardement extrêmement bref à travers une Flak intense. Carl avait utilisé le Norden sight'' '''*'''et fait un magnifique travail pour canarder la cible."<ref> note : ''Norden sight'' : appareil de calcul de précision des divers paramètres, altitude, vent, position par rapport à la cible, permettant un largage automatique</ref> <ref> dailies of the 91st bomb group</ref>. Le journal du 13 juin relate que la veille, peu avant 13 heures, un nouveau bombardement a atteint le pavillon des tuberculeux  et des baraquements de l'hôpital de [[Pontchaillou]] abritant des vieillards et des impotents, le couvent de l'Adoration, et la [[rue d'Antrain]], "tellement éloignés de tout objectif militaire que nombreux se trouvaient les Rennais qui s'y étaient réfugiés", allongeant la liste des victimes civiles, annonce le journal. Et, à nouveau, le 15 juin à 10 heures, familles, autorités religieuses et civiles se retrouvent à l'ancienne chapelle du cercle Paul-Bert et un nouveau convoi de 74 cercueils gagna le cimetière de l'est.
Mais le 12 juin, ce sont des forteresses volantes américaines B-17 et B-24 Liberators des 8e et 9e USAF qui sont sur Rennes.  Un B-24  du 448e bomber group, 712th squadron, est abattu et tombe à Bonnemain (La Boulaie) et quatre autres endommagés par des Messerschmitt du II/JG 53. Un autre B-24 est abattu par les canons de 88mm de la Flak de la Belle-Epine, au nord de Vezin et s'écrase à Langan, près de Romillé. Mais Rennes est encore bien touchée. Un navigateur sur bombardier moyen du 556e squadron a produit un étrange témoignage :" ''Mais celle'' ( missions)'' qui se détache vraiment fut le raid sur Rennes en juin à la suite de l'invasion. Nous laissâmes la gare de triage en flammes rouge vif et je me rappelle avoir ensuite parlé à Carl Cooper, le bombardier de tête et combien ce fut un bombardement extrêmement bref à travers une Flak intense. Carl avait utilisé le Norden sight'' '''*'''et fait un magnifique travail pour canarder la cible."<ref> note : ''Norden sight'' : appareil de calcul de précision des divers paramètres, altitude, vent, position par rapport à la cible, permettant un largage automatique</ref> <ref> a chronology of the 387th bombardment group (medium)</ref>. Or la gare de triage ne semble pas avoir été la cible principale ce jour-là, même si le quartier Saint-Hélier fut à nouveau touché. <ref> ''Les Heures douloureuses de Rennes'', par V. Ladam </ref>.Le journal du 13 juin relate que la veille, peu avant 13 heures, un nouveau bombardement a atteint le pavillon des tuberculeux  et des baraquements de l'hôpital de [[Pontchaillou]] abritant des vieillards et des impotents, le couvent de l'Adoration, et la [[rue d'Antrain]], "tellement éloignés de tout objectif militaire que nombreux se trouvaient les Rennais qui s'y étaient réfugiés", allongeant la liste des victimes civiles, annonce le journalqui ne fait pas mention de la gare. Et, à nouveau, le 15 juin à 10 heures, familles, autorités religieuses et civiles se retrouvent à l'ancienne chapelle du cercle Paul-Bert et un nouveau convoi de 74 cercueils gagna le cimetière de l'est.


Concernant la "péninsule de Brest", comme est nommée alors la Bretagne par les Américains, le rapport signale, pour ce jour au titre des opérations tactiques, "16 champs d'aviation et 6 ponts de chemin de fer atteints dans les secteurs de Rennes et de Saint-Nazaire" par des B-17 et des B-24<ref>8 th Air Force combat chronology Mondau June 12.</ref>. Au nombre de ces ponts devait figurer celui qui enjambe la voie ferrée Rennes - Saint-Malo pour l'entrée à Pontchaillou !
Concernant la "péninsule de Brest", comme est nommée alors la Bretagne par les Américains, le rapport signale, pour ce jour au titre des opérations tactiques, "16 champs d'aviation et 6 ponts de chemin de fer atteints dans les secteurs de Rennes et de Saint-Nazaire" par des B-17 et des B-24<ref>8 th Air Force combat chronology Monday June 12.</ref>. Au nombre de ces ponts devait figurer celui qui enjambe la voie ferrée Rennes - Saint-Malo pour l'entrée à Pontchaillou !


Au total, ces deux bombardements auront fait 122 morts et causé d'énormes destructions. Le 21 juin, le maire de Rennes écrit aux artisans des environs pour leur demander de faire des cercueils de bois blanc, car les cercueils étant "''réquisitionnés par l'armée d'occupation, la ville de Rennes est obligée d'enterrer ses morts (et particulièrement les victimes des bombardements, à même la terre, dans une fosse commune''!"
Au total, ces deux bombardements auront fait 122 morts et causé d'énormes destructions. Le 21 juin, le maire de Rennes écrit aux artisans des environs pour leur demander de faire des cercueils de bois blanc, car les cercueils étant "''réquisitionnés par l'armée d'occupation, la ville de Rennes est obligée d'enterrer ses morts (et particulièrement les victimes des bombardements, à même la terre, dans une fosse commune''!"
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