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En juillet [[1723]], Pierre Ledoux, maître tanneur, et Madeleine Bourge, sa femme, se plaignent devant le présidial ''disant que hier au soir, environ neuf heures, s'en revenant de la campagne en compagnie de leurs parents, ils furent surpris de se voir accablés par une multitude de personnes, dont la plus grande partie sont inconnus aux supliants... d'une infinité de fusées d'artifices qui furent jettées par ces particuliers à l'entrée de la place Ste Anne, lesquelles ayant brulé la coëffure de la supliante, ce fut ce qui engagea le supliant à les repousser et leur donner quelques coups de cannes, sans cependant faire aucun mal, affin d'ecarter les desordres que peuvent causer de pareils artifices.''. En conclusion de leur requête en vue de poursuites contre l'un des turbulents, ils demandent 12 livres pour la coiffure, et 15 livres pour l'habit qui a été déchiré.<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 2B 1043. La date des faits n'est pas explicitée.</ref>. | En juillet [[1723]], Pierre Ledoux, maître tanneur, et Madeleine Bourge, sa femme, se plaignent devant le présidial ''disant que hier au soir, environ neuf heures, s'en revenant de la campagne en compagnie de leurs parents, ils furent surpris de se voir accablés par une multitude de personnes, dont la plus grande partie sont inconnus aux supliants... d'une infinité de fusées d'artifices qui furent jettées par ces particuliers à l'entrée de la place Ste Anne, lesquelles ayant brulé la coëffure de la supliante, ce fut ce qui engagea le supliant à les repousser et leur donner quelques coups de cannes, sans cependant faire aucun mal, affin d'ecarter les desordres que peuvent causer de pareils artifices.''. En conclusion de leur requête en vue de poursuites contre l'un des turbulents, ils demandent 12 livres pour la coiffure, et 15 livres pour l'habit qui a été déchiré.<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 2B 1043. La date des faits n'est pas explicitée.</ref>. | ||
=== Salle de jeu === | |||
Au milieu du 18e siècle, la place est fréquentée pour son ''académie'' de billard. En [[1754]], des inculpés pour le viol d'une femme sur les murs au sud-est de la ville, parlent de leur passage par la place entre deux cabarets : ''... qu'après avoir eté pendant quelque tems dans la rue Hautte, luy et Le Villain en sortirent et furent tous les deux à la place Saint Anne à l'accademie ou jeu public... Interrogé s'ils ne firent pas luy et Le Villain du tapage au jeu public de manniere que le maitre fut obligé de les mettre dehors ?''.<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 2 B 1046. Dans les différentes occurrences, le mot billard n'est pas employé dans la source, seulement le mot ''jeu'' ou ''salle de jeu''. La victime est Jacquette Fenouil, 37 ans, piqueuse de bonnets, est enlevée, en dépit des cris de son fiancé (invalide), [[rue de la Parcheminerie]].</ref>. | |||
== Sur la carte == | == Sur la carte == | ||
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