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===D'abord, une "maison centrale de force et de correction"=== | ===D'abord, une "maison centrale de force et de correction"=== | ||
[[Fichier:533 dechelette.jpg|left|thumb|Courc centrale. La promenade des détenues. Coll. YRG et AmR 44Z1026]] | [[Fichier:533 dechelette.jpg|left|thumb|Courc centrale. La promenade des détenues. Coll. YRG et AmR 44Z1026]] | ||
C'est en [[1863]] que fut prise en France la décision de construire une prison pour les femmes. Rennes est choisie pour recevoir « une maison centrale de force et de correction » pour les femmes. L'architecte choisi pour la conception de cet établissement est {{w|Alfred-Nicolas Normand}} qui s'est illustré notamment à Paris. Il est épaulé par l'architecte rennais, Charles Louis Langlois. Construite entre | C'est en [[1863]] que fut prise pour la première fois en France la décision de construire une prison pour les femmes. Rennes est choisie pour recevoir « une maison centrale de force et de correction » pour les femmes. L'architecte choisi pour la conception de cet établissement est {{w|Alfred-Nicolas Normand}} qui s'est illustré notamment à Paris. Il est épaulé par l'architecte rennais, Charles Louis Langlois, qui occupe depuis 1845 la fonction d'architecte de la maison centrale à Rennes. Ce dernier sera chargé d'exécuter les plans dessinés par Normand<ref>http://www.condate.rennes.fr/</ref>. Construite entre 1863 et 1875, c'est une des rares subsistant à ce jour, parmi les édifices pénitenciers construits en France entre 1850 et 1880. Implantée au sud de la voir ferrée, elle joua un rôle structurant pour l'urbanisme du secteur. Alfred Normand y développa de toutes nouvelles conceptions de l'espace carcéral avec des bâtiments administratifs construits en 1876 et implantés de part et d'autre de la cour d'entrée et un bâtiment de plan hexagonal englobant une cour de même forme. La prison est constituée d'une enceinte carrée de 250 m de côté, avec un bâtiment principal de détention, hexagonal sur trois niveaux, des bâtiments annexes : infirmerie, bureaux, chapelle, logements. Les bâtiments, faits de briques et de pierres blanches, ont une architecture élégante et sobre. Au rez-de-chaussée se trouvaient les ateliers, alors qu'à l'étage, des dortoirs se substituaient aux cellules. À signaler l'utilisation du fer, en particulier dans la charpente de la chapelle, élevée en 1872, et située dans l'axe de l'entrée, au sud. La mise en service de la prison a lieu en 1878 sous la dénomination de « Maison Centrale de Force et de Correction ». | ||
===Neuf hectares sur un plateau=== | ===Neuf hectares sur un plateau=== | ||
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===Les religieuses=== | ===Les religieuses=== | ||
La prison renfermait | La prison renfermait 660 détenues en 1892. Le premier convoi de prisonnières fit son entrée dans cet établissement le 12 octobre 1873. La prison accueillit à l'origine de 900 à 1000 femmes. La maison centrale (et maison d'arrêt à partir de 1870) abrita des sœurs de la ''congrégation de Marie-Joseph'', chargées de la surveillance des détenues au moins de 1856 à 1907. | ||
Vingt sœurs vivaient dans la prison et un traité réglait les conditions de l'administration des sœurs dans le service de surveillance. Seul le mobilier était fourni par l'État, le reste étant à leur compte. La prison fournissait 650 francs annuels pour les sœurs. En plus, les sœurs étaient payées 50 francs par jour. Elles étaient appréciées par les détenues et leur service était jugé satisfaisant. Il y avait toutefois une entorse au règlement du 2 mai 1841 : elles n'accompagnaient pas les détenues sortantes jusqu'à la voiture qui devaient les ramener chez elles ou chez un de leurs parents, et ce manque de surveillance pouvait faire retomber certaines dans la prostitution dès la sortie de prison. | Vingt sœurs vivaient dans la prison et un traité réglait les conditions de l'administration des sœurs dans le service de surveillance. Seul le mobilier était fourni par l'État, le reste étant à leur compte. La prison fournissait 650 francs annuels pour les sœurs. En plus, les sœurs étaient payées 50 francs par jour. Elles étaient appréciées par les détenues et leur service était jugé satisfaisant. Il y avait toutefois une entorse au règlement du 2 mai 1841 : elles n'accompagnaient pas les détenues sortantes jusqu'à la voiture qui devaient les ramener chez elles ou chez un de leurs parents, et ce manque de surveillance pouvait faire retomber certaines dans la prostitution dès la sortie de prison. | ||
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La prison contient aujourd'hui moins de 250 détenues. Après le porche d'entrée, la première cour, ouverte au public, est bordée de deux bâtiments parallèles ; à droite, la Direction Régionale des Services Pénitentiaires, à gauche des logements de fonctions. | La prison contient aujourd'hui moins de 250 détenues. Après le porche d'entrée, la première cour, ouverte au public, est bordée de deux bâtiments parallèles ; à droite, la Direction Régionale des Services Pénitentiaires, à gauche des logements de fonctions. | ||
===Liens internes | == Références == | ||
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== Liens internes == | |||
* [[Rennes d'histoire et de souvenirs]] quatrain 36 | * [[Rennes d'histoire et de souvenirs]] quatrain 36 | ||
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