27 240
modifications
Aucun résumé des modifications |
Aucun résumé des modifications |
||
| Ligne 6 : | Ligne 6 : | ||
Julienne Gauvain est née le 11 avril 1806, rue de Rillé à Fougères (35), fille de Julien Gauvain et de Marie Marchandet, artisans tailleurs. | Julienne Gauvain est née le 11 avril 1806, rue de Rillé à Fougères (35), fille de Julien Gauvain et de Marie Marchandet, artisans tailleurs. | ||
Orpheline à l’âge d’un an et demi, il lui reste deux tantes religieuses et un oncle artilleur qui s’est retiré à Paris, le Sous-Lieutenant Drouet. Celui-ci recueille Julienne qui devient Juliette Drouet. Il fit élever Juliette au pensionnat des Bernadines-Bénédictines, rue du Petit-Picpus à Paris. Ce couvent au décor sévère et d’une accablante austérité sera décrit plus tard dans une œuvre connue sous le nom des Misérables. Malgré cela Juliette prend plaisir à fréquenter la maison de retraite voisine au pensionnat, ouverte aux femmes du monde appauvries, et que les élèves de l’internat peuvent rencontrer. | Orpheline à l’âge d’un an et demi, il lui reste deux tantes religieuses et un oncle artilleur qui s’est retiré à Paris, le Sous-Lieutenant Drouet. Celui-ci recueille Julienne qui devient Juliette Drouet. Il fit élever Juliette au pensionnat des Bernadines-Bénédictines, rue du Petit-Picpus à Paris. Ce couvent au décor sévère et d’une accablante austérité sera décrit plus tard dans une œuvre connue sous le nom des ''Misérables''. Malgré cela Juliette prend plaisir à fréquenter la maison de retraite voisine au pensionnat, ouverte aux femmes du monde appauvries, et que les élèves de l’internat peuvent rencontrer. | ||
De vocation fragile, Juliette échappe à la vie religieuse et fonce directement dans le monde extérieur. S’en suit une période obscure de sa vie sur laquelle elle ne s’expliquera jamais. A dix-neuf ans, elle pose nue dans l’atelier du sculpteur Pradier qui devient son amant et l’on retrouve aussi son image à travers la statue de Strasbourg, sur la Place de la Concorde à Paris. Pradier ne reconnaît pas la fille que Juliette met au monde en 1826, mais ne la désavoue pas non plus. L’enfant est | De vocation fragile, Juliette échappe à la vie religieuse et fonce directement dans le monde extérieur. S’en suit une période obscure de sa vie sur laquelle elle ne s’expliquera jamais. A dix-neuf ans, elle pose nue dans l’atelier du sculpteur Pradier qui devient son amant et l’on retrouve aussi son image à travers la statue de Strasbourg, sur la Place de la Concorde à Paris. Pradier ne reconnaît pas la fille que Juliette met au monde en 1826, mais ne la désavoue pas non plus. L’enfant est placée chez une nourrice et Pradier conseille à Juliette de devenir comédienne. Sous le nom de Mademoiselle Juliette, elle joue à Paris, en province et en Belgique, mais le public trouvant qu’elle en fait trop la cantonne aux rôles secondaires. | ||
Sans mari ni fortune, Juliette obligée d’élever sa fille va de liaison en liaison, cherchant un auteur pouvant la propulser. En 1833, le prince Demidoff, libertin richissime et cynique l’installe dans ses meubles. | Sans mari ni fortune, Juliette obligée d’élever sa fille va de liaison en liaison, cherchant un auteur pouvant la propulser. En 1833, le prince Demidoff, libertin richissime et cynique l’installe dans ses meubles. | ||
modifications

