« Émile Schwaller, à la LVF puis milicien criminel » : différence entre les versions

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=== Volontaire à la Légion des volontaires français contre le bolchevisme ===
=== Volontaire à la Légion des volontaires français contre le bolchevisme ===
 
[[Fichier:Swaller_et_la_LVF.jpg|left|250px|thumb|''Ouest-Eclair'' 25 juillet 1943]]
Emile Schwaller est né le 8 octobre 1911 à Portrieux dans l’Est., fils d’un légionnaire allemand.  Il commence à se mettre au service du " Grand Reich allemand " dès  1941, en signant un contrat de trois mois comme travailleur volontaire en Allemagne.  Puis le voici  au camp d’entraînement de Deba, dans le Wehrkreis VIII, en Pologne occupée, où était arrivé, le 6 septembre 1941, le premier contingent de  la légion des  volontaires français contre le Bolchevisme,  pour former le 1er bataillon du 638e régiment d'infanterie de la Wehrmacht,, sous l'uniforme allemand, avec  insigne tricolore surmonté du mot « France » .  Il combat sur le front russe du 1er novembre au 15 décembre, revient au camp Deba où Il  fait la connaissance de Raymond Du Perron de Maurin  <ref>[[ À Rennes, Du Perron de Maurin, chasseur de Juifs puis milicien]]</ref> - qu’il retrouvera à Rennes en 1944 -    puis retourne au front de juillet 1942 à avril 1943.Sergent à son départ pour le front de l’Est, Emile Schwaller se bat  donc pendant près de deux ans et conquiert les étoiles d’adjudant, puis d’adjudant-chef. Il est réformé le 8 avril 1943, titulaire de la croix de guerre légionnaire avec palme.
Emile Schwaller est né le 8 octobre 1911 à Portrieux dans l’Est., fils d’un légionnaire allemand.  Il commence à se mettre au service du " Grand Reich allemand " dès  1941, en signant un contrat de trois mois comme travailleur volontaire en Allemagne.  Puis le voici  au camp d’entraînement de Deba, dans le Wehrkreis VIII, en Pologne occupée, où était arrivé, le 6 septembre 1941, le premier contingent de  la légion des  volontaires français contre le Bolchevisme,  pour former le 1er bataillon du 638e régiment d'infanterie de la Wehrmacht,, sous l'uniforme allemand, avec  insigne tricolore surmonté du mot « France » .  Il combat sur le front russe du 1er novembre au 15 décembre, revient au camp Deba où Il  fait la connaissance de Raymond Du Perron de Maurin  <ref>[[ À Rennes, Du Perron de Maurin, chasseur de Juifs puis milicien]]</ref> - qu’il retrouvera à Rennes en 1944 -    puis retourne au front de juillet 1942 à avril 1943.Sergent à son départ pour le front de l’Est, Emile Schwaller se bat  donc pendant près de deux ans et conquiert les étoiles d’adjudant, puis d’adjudant-chef. Il est réformé le 8 avril 1943, titulaire de la croix de guerre légionnaire avec palme.
[[Fichier:Schwaller.jpg|right|150px|thumb|Émile Schwaller]]
Deux mois et demi plus tard, voici Schwaller à Rennes, le 23 juin 1943, pour participer au cinéma l'Excelsior à la commémoration du 2e anniversaire de l'entrée en guerre de l'Allemagne contre la Russie bolchevique et de vanter son engagement précoce  comme n° 76 à la  L.V.F., Légion des Volontaires français contre le Bolchevisme  et ses actions contre les partisans, "des bandits composés à 90% de Juifs qui attaquent dans le dos les soldats ». Un grand article dans  l’Ouest-Eclair s’étend sur les propos de de Saint-Méloir et de  « Schweller » (sic) ,  ce croisé d’un nouveau genre venu prêcher la bonne parole.
Deux mois et demi plus tard, voici Schwaller à Rennes, le 23 juin 1943, pour participer au cinéma l'Excelsior à la commémoration du 2e anniversaire de l'entrée en guerre de l'Allemagne contre la Russie bolchevique et de vanter son engagement précoce  comme n° 76 à la  L.V.F., Légion des Volontaires français contre le Bolchevisme  et ses actions contre les partisans, "des bandits composés à 90% de Juifs qui attaquent dans le dos les soldats ». Un grand article dans  l’Ouest-Eclair s’étend sur les propos de de Saint-Méloir et de  « Schweller » (sic) ,  ce croisé d’un nouveau genre venu prêcher la bonne parole.
Il adhère au Cercle d'études national socialiste  fondé par Raymond Du Perron de Maurin,  où l’on compte une vingtaine d'adhérents au château d'Apigné, dont celles d’ Alain de Saint-Méloir , d’Alan Louarn, et de Joseph Le Ruyer, militants du PNB et de  Guy Vissault <ref> [[  Un Rennais, agent actif de la Gestapo, Guy Vissault]]</ref>   
Il adhère au Cercle d'études national socialiste  fondé par Raymond Du Perron de Maurin,  où l’on compte une vingtaine d'adhérents au château d'Apigné, dont celles d’ Alain de Saint-Méloir , d’Alan Louarn, et de Joseph Le Ruyer, militants du PNB et de  Guy Vissault <ref> [[  Un Rennais, agent actif de la Gestapo, Guy Vissault]]</ref>   
Il vient s’installer à Rennes où on lui confie le secrétariat départemental de la  LVF, au 9, [[rue nationale]].
Il vient s’installer à Rennes où on lui confie le secrétariat départemental de la  LVF, au 9, [[rue Nationale]].
Volontaire à la L.V.F.
Volontaire à la L.V.F.


=== Chef milicien à Rennes ===
=== Chef milicien à Rennes ===
[[Fichier:Schwaller.jpg|right|200px|thumb|Émile Schwaller]]
 
La Milice française est implantée à Rennes en avril 1944 par Raymond du Perron de Maurin,  et Schwaller entre dans cet organisme d’État qui correspond bien  à ses vues : lutte contre le bolchevisme, les Juifs et les terroristes , il est nommé instructeur de la Milice et, à l’arrivée des recrues qui se sont laissés prendre au mirage de la croisade prêchée par Darnand, il prendra, le 15 mai 1944,  le commandement de son  « groupe de Bretagne »  en qualité de chef de centaine.
La Milice française est implantée à Rennes en avril 1944 par Raymond du Perron de Maurin,  et Schwaller entre dans cet organisme d’État qui correspond bien  à ses vues : lutte contre le bolchevisme, les Juifs et les terroristes , il est nommé instructeur de la Milice et, à l’arrivée des recrues qui se sont laissés prendre au mirage de la croisade prêchée par Darnand, il prendra, le 15 mai 1944,  le commandement de son  « groupe de Bretagne »  en qualité de chef de centaine.
Le groupe est cantonné presque à hauteur du lieu-dit « La Croix-Rouge » (entre route de Saint-Brieuc et route de Vezin) en rive est, au n° 110 de la rue de Saint-Brieuc, où l’on torture dans les caves et son siège est [[rue Le Bastard]]. Il passe chef de cohorte. Craignant la Résistance, il ne se déplace qu’accompagné de gardes du corps.
Le groupe est cantonné presque à hauteur du lieu-dit « La Croix-Rouge » (entre route de Saint-Brieuc et route de Vezin) en rive est, au n° 110 de la rue de Saint-Brieuc, où l’on torture dans les caves et son siège est [[rue Le Bastard]]. Il passe chef de cohorte. Craignant la Résistance, il ne se déplace qu’accompagné de gardes du corps.
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==== Voleur ====
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Le journaliste poursuit :  « Émile Schwaller pour les Rennais et pour toutes les populations d’Ille et Vilaine, va devenir le bourreau n° 1. Et l’on a peine à croire qu’un homme puisse faire preuve de plus de cynisme et de plus de cruauté. Il multiplie en trois mois les arrestations, les pillages, les tortures et les meurtres. » Et de citer les pillages réalisés à l’hôtel de M. Lechaux, avenue Barthou à Rennes ; chez M. Bourdais à Saint-Méen-le-Grand ; chez M. Bohuon, boucher à Romillé ; aux établissements Thiercelin à Rennes, où avec ses hommes, il s’empara notamment de 1.769 bouteilles d’Armagnac ; chez M. Poirier au restaurant d’Armenonville. Partout pour masquer ses vols, Schwaller exige de ses victimes sous la menace, qu’elles signent des attestations affirmant qu’elles font don à la Milice de tous les objets qui leur ont été volés.
Le journaliste poursuit :  « Émile Schwaller pour les Rennais et pour toutes les populations d’Ille-et-Vilaine, va devenir le bourreau n° 1. Et l’on a peine à croire qu’un homme puisse faire preuve de plus de cynisme et de plus de cruauté. Il multiplie en trois mois les arrestations, les pillages, les tortures et les meurtres. » Et de citer les pillages réalisés à l’hôtel de M. Lechaux, avenue Barthou à Rennes ; chez M. Bourdais à Saint-Méen-le-Grand ; chez M. Bohuon, boucher à Romillé ; aux établissements Thiercelin à Rennes, où avec ses hommes, il s’empara notamment de 1.769 bouteilles d’Armagnac ; chez M. Poirier au restaurant d’Armenonville. Partout pour masquer ses vols, Schwaller exige de ses victimes sous la menace, qu’elles signent des attestations affirmant qu’elles font don à la Milice de tous les objets qui leur ont été volés.


====Tortionnaire====
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