« Aline et Marie-José Jestin » : différence entre les versions

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'''Témoignage du SOE (Special Operation Executive) en France''' :
'''Témoignage du SOE (Special Operation Executive) en France''' :


Le 19 août 1943,  Deman arrive en France, muni en guise d’introduction d’une demi-feuille provenant d’une lettre écrite par une Mme Jestin  à la sœur d'un officier du SOE, dont elle avait été la nounou. Le contact fut ainsi établi avec « ''Mme Jestin, habitant Rennes, dont les deux filles célibataires, jeunes quadragénaires énergiques, entrèrent dans ses plans avec un grand enthousiasme. Elles organisèrent des maisons sûres, suggérèrent d’autres contacts, et trouvèrent des guides et courriers fiables, tandis qu’il partait reconnaître les deux plages […]  Aline, l’aînée, alias ''Jean'', travaillait à la préfecture et n’avait pas de difficulté pour produire tous les sauf-conduits en blanc dont la zone côtière avait besoin.'' » À Rennes, à Bédée puis à Redon opère le "pianiste" Raymond Langard formé en Angleterre. Mais le 13 janvier 1944  à 20 heures, Félix Jouan qui cachait un pilote britannique envoyé par les Jestin, transportant dans une camionnette du matériel récupéré sur la côte et destiné aux Jestin fut arrêté place de la mairie .(Il mourut le 21 mai 1945 suite à sa déportation) . <ref> Témoignage Lecorvaisier du 8 déc. 1945 par Odette Merlat. https://francearchives.fr/fr/facomponent/7672205d9be3b7c5aca2124a3400fa627bd18c91 </ref>    Il fallut évacuer d'urgence la maison Jestin. « ''  Les sœurs Jestin  durent partir pour Paris. VAR ne survécut pas longtemps à ce déplacement car à la fin […] le circuit fit boule de neige, les activités s’élargirent, de plus en plus de gens étaient concernés, le réseau cessant d’être sûr, il fallut le refondre entièrement.  En mars 1944, Var avait échappé à tout contrôle. Les sœurs Jestin étendaient le réseau bien au-delà de Paris, avec des contacts à Bruxelles et très bas dans la vallée du Rhône.'' » <ref> https://silo.pub/soe-in-france-an-account-of-the-work-of-the-british-special-operations-executive-in-france-1940-1944.html </ref> les exfiltrations par mer ont été remplacés par la filière terrestre avec le passage des Pyrénées.
Le 19 août 1943,  Deman arrive en France, muni en guise d’introduction d’une demi-feuille provenant d’une lettre écrite par une Mme Jestin  à la sœur d'un officier du SOE, dont elle avait été la nounou. Le contact fut ainsi établi avec « ''Mme Jestin, habitant Rennes, dont les deux filles célibataires, jeunes quadragénaires énergiques, entrèrent dans ses plans avec un grand enthousiasme. Elles organisèrent des maisons sûres, suggérèrent d’autres contacts, et trouvèrent des guides et courriers fiables, tandis qu’il partait reconnaître les deux plages […]  Aline, l’aînée, alias ''Jean'', travaillait à la préfecture et n’avait pas de difficulté pour produire tous les sauf-conduits en blanc dont la zone côtière avait besoin.'' » À Rennes, à Bédée puis à Redon opère le "pianiste" Raymond Langard formé en Angleterre. Mais le 13 janvier 1944  à 20 heures, Félix Jouan qui cachait un pilote britannique envoyé par les Jestin, transportant dans une camionnette du matériel récupéré sur la côte et destiné aux Jestin fut arrêté place de la mairie .(Il mourut le 21 mai 1945 suite à sa déportation) . <ref> Témoignage Lecorvaisier du 8 déc. 1945 par Odette Merlat. https://francearchives.fr/fr/facomponent/7672205d9be3b7c5aca2124a3400fa627bd18c91 </ref>    Il fallut évacuer d'urgence la maison Jestin. « ''  Sicot, à l'écart de la voiture, put prévenir Mme Jouan et les sœurs Jestin  qui durent partir pour Paris. VAR ne survécut pas longtemps à ce déplacement car à la fin […] le circuit fit boule de neige, les activités s’élargirent, de plus en plus de gens étaient concernés, le réseau cessant d’être sûr, il fallut le refondre entièrement.  En mars 1944, Var avait échappé à tout contrôle. Les sœurs Jestin étendaient le réseau bien au-delà de Paris, avec des contacts à Bruxelles et très bas dans la vallée du Rhône.'' » <ref> https://silo.pub/soe-in-france-an-account-of-the-work-of-the-british-special-operations-executive-in-france-1940-1944.html </ref> Les exfiltrations par mer furentremplacées par la filière terrestre avec le passage des Pyrénées.


Ces deux résistantes rennaises ne sont pas encore  honorées par une rue à leurs noms.
Ces deux résistantes rennaises ne sont pas encore  honorées par une rue à leurs noms.
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