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Le 11 décembre 1943, {{w|Anne-Marie Boudaliez}}, résistante redonnaise, reçoit un télégramme de Marcel Jacq qui lui demande de se rendre à Rennes le soir même à 22 heures, [[avenue Sergent Maginot]]<ref>[[Aline et Marie-José Jestin]]</ref>. La Parisienne Ginette Courtois, alias ''Danielle'', fait partie d'un couple fictif tenant une "maison-refuge" dans cette avenue ; elle y rencontre " Paul " (l'officier anglais Erwin Denan) qui lui déclare que le réseau est " brûlé " à Rennes et qu’il cherche à se replier sur Redon. À Redon ''Danielle'' est hébergée par la famille d’Emilienne Cottin, étudiante de l’Ecole Normale d’institutrices de Rennes, résistante recrutée par Alfred Leroux alias « François », instituteur, responsable départemental du Front National-FTP. | Le 11 décembre 1943, {{w|Anne-Marie Boudaliez}}, résistante redonnaise, reçoit un télégramme de Marcel Jacq qui lui demande de se rendre à Rennes le soir même à 22 heures, [[avenue Sergent Maginot]]<ref>[[Aline et Marie-José Jestin]]</ref>. La Parisienne Ginette Courtois, alias ''Danielle'', fait partie d'un couple fictif tenant une "maison-refuge" dans cette avenue ; elle y rencontre " Paul " (l'officier anglais Erwin Denan) qui lui déclare que le réseau est " brûlé " à Rennes et qu’il cherche à se replier sur Redon. À Redon ''Danielle'' est hébergée par la famille d’Emilienne Cottin, étudiante de l’Ecole Normale d’institutrices de Rennes, résistante recrutée par Alfred Leroux alias « François », instituteur, responsable départemental du Front National-FTP. | ||
[[Fichier:Ginette_Courtois-Porter.png|left|150px|thumb|Mme Courtois-Porter]] | [[Fichier:Ginette_Courtois-Porter.png|left|150px|thumb|Mme Courtois-Porter]] | ||
La Gestapo traque le réseau de résistance VAR. Certains membres quittent la Bretagne, dont ''Danielle''. Elle est arrêtée le 9 juillet 1944 à Viroflay, le jour de ses 18 ans, alors qu'elle soignait Marcel Jacq et Georges Bourday, alités victimes d'une grave intoxication alimentaire. Les deux agents du réseau VAR à la prison de Fresnes et Ginette Courtois à Versailles puis à Fresnes, puis est déportée à Ravensbrück, matricule 57486, le 15 août, avec 2197 autres personnes dont 543 femmes<ref>https://fr.wikipedia.org/wiki/Convoi_des_57000</ref>. 1350 déportés ne rentreront pas<ref>Ouest-France 2 juillet 2019 - https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/bretagne-danielle-etait-membre-du-reseau-de-resistance-var-6426990</ref>. | La Gestapo traque le réseau de résistance VAR. Certains membres quittent la Bretagne, dont ''Danielle''. Elle est arrêtée le 9 juillet 1944, 52 rue du Pré-au Bois, à Viroflay, le jour de ses 18 ans, alors qu'elle soignait Marcel Jacq et Georges Bourday, alités victimes d'une grave intoxication alimentaire. Les deux agents du réseau VAR à la prison de Fresnes et Ginette Courtois à Versailles puis à Fresnes, puis est déportée à Ravensbrück, matricule 57486, le 15 août, avec 2197 autres personnes dont 543 femmes<ref>https://fr.wikipedia.org/wiki/Convoi_des_57000</ref>. 1350 déportés ne rentreront pas<ref>Ouest-France 2 juillet 2019 - https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/bretagne-danielle-etait-membre-du-reseau-de-resistance-var-6426990</ref>. | ||
Libérée par l’Armée Rouge le 4 février 1945, Danielle sera soignée à Odessa jusqu’au 24 mai puis transférée en maison de repos à Selles-sur-Cher. Mariée après la guerre, elle avait eu quatre enfants et, décorée de la Croix de guerre 1939-45, elle resta discrète sur ses activités de résistante. | Libérée par l’Armée Rouge le 4 février 1945, Danielle sera soignée à Odessa jusqu’au 24 mai puis transférée en maison de repos à Selles-sur-Cher. Mariée après la guerre, elle avait eu quatre enfants et, décorée de la Croix de guerre 1939-45, elle resta discrète sur ses activités de résistante. | ||
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