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(10 | (10 octobre 1914, Rennes – 2 février 2001, Paris 8e) | ||
Louis Marie a pour parents Louis Lecorvaisier, 24 ans, maréchal des logis au 7e Régiment d'artillerie, en service lors de sa naissance, et Anna Marthe Guéné, 22 ans, couturière, demeurant [[ boulevard Jacques Cartier]]. Il se mariera le 14 avril 1935 avec Marie-Yvonne Guezennec. Ils ont deux enfants. Sa femme (qui vivait avec les enfants au Mans) avait pleinement conscience qu'il était impliqué dans des activités clandestines mais n'y participait pas. | Louis Marie a pour parents Louis Lecorvaisier, 24 ans, maréchal des logis au 7e Régiment d'artillerie, en service lors de sa naissance, et Anna Marthe Guéné, 22 ans, couturière, demeurant [[boulevard Jacques Cartier]]. Il se mariera le 14 avril 1935 avec Marie-Yvonne Guezennec. Ils ont deux enfants. Sa femme (qui vivait avec les enfants au Mans) avait pleinement conscience qu'il était impliqué dans des activités clandestines mais n'y participait pas. | ||
Membre de l’Union locale et départementale de la CFTC, le Rennais Louis Yves Lecorvaisier, employé à la caisse départementale d’assurances sociales, est démobilisé le 10 août 1940 en Dordogne, et rentre aussitôt à Rennes, 103 [[boulevard de Metz]]. | Membre de l’Union locale et départementale de la CFTC, le Rennais Louis Yves Lecorvaisier, employé à la caisse départementale d’assurances sociales, est démobilisé le 10 août 1940 en Dordogne, et rentre aussitôt à Rennes, 103 [[boulevard de Metz]]. | ||
Il prend immédiatement une attitude antiallemande et gaulliste. Jusqu’en janvier 1942, il vit à Rennes, Lecorvaisier | Il prend immédiatement une attitude antiallemande et gaulliste. Jusqu’en janvier 1942, il vit à Rennes, Lecorvaisier travaillait comme inspecteur à la Cie d'Assurances Générales de Rennes, où il restait en contact avec Mlle Rabu. Il reproduit et distribue des tracts antiallemands avec Marie-Louise Charpentier<ref>[[La Rennaise, « Juste parmi les nations »]]</ref>, André Grimault, cheminot, délégué régional de la UFTC, et aide Mlle [[Marie-Anne Rabu]], tricoteuse à façon, à faire évader des prisonniers martiniquais puis, inspecteur au Mans, il continue de même. Une fois par mois il revient à Rennes et fournit au réseau KER des plans sur des dépôts de munitions, des centrales électriques, et renseigne sur les mouvements des troupes. Ce réseau est décapité en avril et Mlle Rabu arrêtée. En contact avec Jean Hervé, responsable départemental FN, il distribue des tracts. | ||
Lecorvaisier avise ses camarades du FN qu'il préfère l'action à la préparation politique de la constitution d'un comité départemental de libération. Le 20 août 1943, Mme Jestin le fait entrer en contact avec l’agent SOE Deman, alias ''Paul''<ref>[[Erwin Deman, agent anglais dans la Résistance à Rennes]]</ref>, | Lecorvaisier avise ses camarades du FN qu'il préfère l'action à la préparation politique de la constitution d'un comité départemental de libération. Le 20 août 1943, Mme Jestin le fait entrer en contact avec l’agent SOE Deman, alias ''Paul''<ref>[[Erwin Deman, agent anglais dans la Résistance à Rennes]]</ref>, descendu chez Mme Jestin, dame que Lecorvaisier a connue par l’intermédiaire de [[Marie-Anne Rabu]]. Lecorvaisier intègre ainsi le [[réseau VAR]] où il est classé P2 et va commencer à utiliser les relations de [[Aline et Marie-José Jestin]]<ref>Témoignage du capitaine Louis Lecorvaisier, recueilli par Mme Merlat le 4. 10. 1945</ref>. Deman décrit Lecorvaisier comme un homme de 28 ans, d'une stature normale, mesurant 1,63 m, aux cheveux châtains peignés en arrière et aux yeux marron clair. Il portait une moustache et portait parfois des lunettes noires. | ||
descendu chez Mme Jestin, dame que Lecorvaisier a connue par l’intermédiaire de [[Marie-Anne Rabu]]. | |||
En octobre Louis Lecorvaisier fut l’adjoint de Erwin Deman alias ''Paul'', chef du réseau VAR, | En octobre Louis Lecorvaisier fut l’adjoint de Erwin Deman alias ''Paul'', chef du réseau VAR, qui, parti à Paris puis en Angleterre par l'Espagne, le charge de recruter pendant son absence. Le 15 novembre a lieu la première opération avec l'exfiltration d'agents et d'aviateurs et l'arrivée de Gilbert, radio du réseau. | ||
Fin 1943, Lecorvaisier, alias ''Yves'', prend en charge à Rennes [[René Bichelot]], recherché par le SD de Rennes, agent du capitaine Vallée<ref>[[rue François Vallée]]</ref> et il le dirige dans la filière d’évasion du réseau VAR qui l’amènera en Angleterre dans la nuit du 1er au 2 décembre | Fin 1943, Lecorvaisier, alias ''Yves'', prend en charge à Rennes [[René Bichelot]], recherché par le SD de Rennes, agent du capitaine Vallée<ref>[[rue François Vallée]]</ref> et il le dirige dans la filière d’évasion du réseau VAR qui l’amènera en Angleterre dans la nuit du 1er au 2 décembre<ref>''Oscar buckmaster, un réseau de résistance en Haute-Bretagne'', p. 151. Daniel Jolys. Imp. Reuzé – Nov. 2022</ref>. | ||
Lors d’une des infiltrations par mer en provenance d’Angleterre menées par le réseau VAR, dans la nuit du 26 au 27 février 1944, descend de la chaloupe M. Morland, en fait | Lors d’une des infiltrations par mer en provenance d’Angleterre menées par le réseau VAR, dans la nuit du 26 au 27 février 1944, descend de la chaloupe M. Morland, en fait François Mitterand et deux agents du SOE, accueillis par Aristide Sicot et Lecorvaisier, Raymonde et Alice Jacob, tous membres du réseau VAR. Ils passent la nuit chez M. Lucas, gendarme retraité. Le lendemain Louis Mercier les conduit chez le Dr Le Duc à Morlaix d’où ils prendront le train pour Paris. <ref> Des Anglais dans la Résistance : Le SOE en France, 1940 – 1944. Crémieux-Brilhac Jean-Louis , R.D. Foot Michael. Paris : éditions Tallandier - 2008 </ref> | ||
En mars 1944 il ira constater l’évolution du réseau Var. À Paris 7e, Lecorvaisier habite 6, rue Dupont-des-Loges. Il devient le « liquidateur » du réseau VAR et recueille en 1946 de nombreux témoignages sur les actions de résistance des agents dans la région de Redon. Il fut homologué agent des Forces françaises combattantes, réseau Alexandre et réseau VAR. Il devient parisien. Remarié à Paris en juin 1977, il | En mars 1944 il ira constater l’évolution du réseau Var. À Paris 7e, Lecorvaisier habite 6, rue Dupont-des-Loges. Il devient le « liquidateur » du réseau VAR et recueille en 1946 de nombreux témoignages sur les actions de résistance des agents dans la région de Redon. Il fut homologué agent des Forces françaises combattantes, réseau Alexandre et réseau VAR. Il devient parisien. Remarié à Paris en juin 1977, il décède à 86 ans. | ||
===Références=== | ===Références=== | ||
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