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Sa présence était souhaitée à Londres. L’aviso qui devait l’amener des côtes bretonnes en Angleterre a été pris dans le brouillard, si bien qu’il dériva. Au lieu de se trouver à l’endroit prévu, où le Père attendait avec un petit groupe, pieds nus sur les rochers en plein hiver, le petit navire de guerre se retrouva sous le feu des batteries allemandes et il repartit. | Sa présence était souhaitée à Londres. L’aviso qui devait l’amener des côtes bretonnes en Angleterre a été pris dans le brouillard, si bien qu’il dériva. Au lieu de se trouver à l’endroit prévu, où le Père attendait avec un petit groupe, pieds nus sur les rochers en plein hiver, le petit navire de guerre se retrouva sous le feu des batteries allemandes et il repartit. | ||
Une tentative du [[réseau | Une tentative du [[réseau VAR]] de l'exfiltrer vers l'Angleterre échoua à Noël 1943 : devait débarquer un groupe mixte de six agents du SOE (dont deux femmes) sur la plage de la Fresnaye et il était prévu de récupérer neuf passagers pour l'Angleterre, parmi eux, un membre de la RAF et cinq aviateurs américains, ainsi que le général Allard avaient été assemblés à la villa de la famille Sicot des ''Feux-Follets'' . Cette opération SOE ''Jealous III'' fut abandonnée après que le MGB 502 , ayant dû opérer une approche en profondeur dans la baie jusqu'à la hauteur de la pointe du Châtelet, eût été repéré depuis la côte par les Allemands du blockhaus des Corbières et pris pour cible à la lumière de fusées éclairantes.<ref> ''Oscar Buckmaster, un réseau de Résistance en Haute-Bretagne'', pp. 223,224 Daniel Jolys, imp. Reuzé, Martigné-Ferchaud - Nov. 2022 </ref> | ||
Le général Allard reçut le commandement de la région Bretagne, sous les ordres du général Audibert. Multipliant ses déplacements clandestins, il continue à résider aux Hautes Folies, avec son épouse Marguerite et la famille d’Henri, jusqu’au 30 novembre 1943, où de justesse à l'arrestation, se faisant passé pour son jardinier. Le lendemain matin, Marguerite Allard et Madeleine sont arrêtés tandis qu'il entre dans la clandestinité. Au printemps 1944, il est muté en Normandie mais sera rappelé à Rennes après la Libération et nommé commandant de la XIe Région Militaire. | Le général Allard reçut le commandement de la région Bretagne, sous les ordres du général Audibert. Multipliant ses déplacements clandestins, il continue à résider aux Hautes Folies, avec son épouse Marguerite et la famille d’Henri, jusqu’au 30 novembre 1943, où de justesse à l'arrestation, se faisant passé pour son jardinier. Le lendemain matin, Marguerite Allard et Madeleine sont arrêtés tandis qu'il entre dans la clandestinité. Au printemps 1944, il est muté en Normandie mais sera rappelé à Rennes après la Libération et nommé commandant de la XIe Région Militaire. | ||
Il s'emploie à désarmer la Résistance pour assoir l’autorité républicaine et à transférer les effectifs vers la nouvelle armée qui combat notamment sur le front des poches de Lorient et de Saint-Nazaire. Nommé au grade de général de Division en novembre 1944, il est Grand Officier de la Légion | Il s'emploie à désarmer la Résistance pour assoir l’autorité républicaine et à transférer les effectifs vers la nouvelle armée qui combat notamment sur le front des poches de Lorient et de Saint-Nazaire. Nommé au grade de général de Division en novembre 1944, il est Grand Officier de la Légion d’honneur et prend sa retraite à 62 ans en février 1946. <ref>http://enenvor.fr/eeo_actu/wwii/un_heros_tres_discret.html </ref> | ||
===Références=== | ===Références=== | ||
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