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Marie-Louise Charpentier part aussitôt avec la grand-mère chercher les jeunes enfants : Catherine, trois ans, et Raymond, deux ans. Ayant des contacts avec la Résistance, elle les emmène chez un ami à la campagne, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, où ils restent un mois environ. Il avait accepté de les loger provisoirement, à condition que Marie-Louise s'occupât de tout. Son frère apporte la nourriture, aidé par deux amis. Le SD avait reçu une note du délégué régional du CGQJ, le commissariat général aux questions juives <ref>[[Les Juifs de Rennes sous l'occupation]]</ref> signalant la fuite de Engelstein, née Bandler Malca, le 14.5.1882, 7 [[rue Saint-Louis]] à Rennes, et des petits enfants, indiquant que le docteur Daussy, médecin de l’hôpital psychiatrique et Mlle Charpentier, adjointe sociale-chef du service de l’armée, 17 [[rue des Dames]], étaient certainement au courant de l’endroit où ces Juifs se sont réfugiés<ref>Claude Toczé, ''Les juifs en Bretagne'': ve – xxe siècles, Presses universitaires de Rennes - 2006, p. 118.</ref> <ref>''Rennes pendant la guerre. Chroniques de 1939 à 1945'', Étienne Maignen p. 109-11, Editions Ouest-France </ref>. | Marie-Louise Charpentier part aussitôt avec la grand-mère chercher les jeunes enfants : Catherine, trois ans, et Raymond, deux ans. Ayant des contacts avec la Résistance, elle les emmène chez un ami à la campagne, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, où ils restent un mois environ. Il avait accepté de les loger provisoirement, à condition que Marie-Louise s'occupât de tout. Son frère apporte la nourriture, aidé par deux amis. Le SD avait reçu une note du délégué régional du CGQJ, le commissariat général aux questions juives <ref>[[Les Juifs de Rennes sous l'occupation]]</ref> signalant la fuite de Engelstein, née Bandler Malca, le 14.5.1882, 7 [[rue Saint-Louis]] à Rennes, et des petits enfants, indiquant que le docteur Daussy, médecin de l’hôpital psychiatrique et Mlle Charpentier, adjointe sociale-chef du service de l’armée, 17 [[rue des Dames]], étaient certainement au courant de l’endroit où ces Juifs se sont réfugiés<ref>Claude Toczé, ''Les juifs en Bretagne'': ve – xxe siècles, Presses universitaires de Rennes - 2006, p. 118.</ref> <ref>''Rennes pendant la guerre. Chroniques de 1939 à 1945'', Étienne Maignen p. 109-11, Editions Ouest-France </ref>. | ||
En solution plus durable et plus sûre, elle envoie la dame âgée se faisant passer pour sourde et ses petits-enfants chez des amis résistants à Paris, en novembre 1943, accompagnés de deux jeunes désirant rejoindre les forces du général de Gaulle. « Les cinq lapins sont bien arrivés » dit un télégramme. La grand-mère et les deux enfants sont ensuite emmenés, par un réseau clandestin, pour rejoindre des parents dans l'Aveyron. Le grand-père, Fishel Engelstein, mourut dans le train vers Auschwitz. La grand-mère et les enfants survécurent. | En solution plus durable et plus sûre, elle envoie la dame âgée se faisant passer pour sourde et ses petits-enfants chez des amis résistants à Paris, en novembre 1943, accompagnés de deux jeunes désirant rejoindre les forces du général de Gaulle. « Les cinq lapins sont bien arrivés » dit un télégramme. La grand-mère et les deux enfants sont ensuite emmenés, par un réseau clandestin, pour rejoindre des parents dans l'Aveyron. Le grand-père, Fishel Engelstein, mourut dans le train vers Auschwitz. La grand-mère et les enfants survécurent. La grand-mère et ses deux petits-enfants apprendront plus tard le funeste destin de leur grand-père, . Seule, Béatrice survit à Bergen-Belsen. Après la guerre, physiquement et moralement brisée, elle retrouve ses chérubins et son mari Joseph. | ||
Après la guerre, | Après la guerre, Béatrice , rescapée de Bergen-Belsen, retrouva son mari et ses enfants, et vint remercier leur bienfaitrice mais elle décéda cinq ans après, épuisée physiquement et moralement<ref>Ouest-France, 27 janv. 2015</ref>. | ||
En 1989, Marie-Louise Charpentier eut la grande joie de rencontrer Catherine, la petite fille qu'elle avait sauvée. | En 1989, Marie-Louise Charpentier eut la grande joie de rencontrer Catherine, la petite fille qu'elle avait sauvée. | ||
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