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Son père Auguste était homme d’équipe aux chemins de fer de l’État et sa mère était garde-barrière. Célibataire, Raymond Vinclair habitait chez ses parents [[boulevard Marbeuf ]] prolongé à Rennes. | Son père Auguste était homme d’équipe aux chemins de fer de l’État et sa mère était garde-barrière. Célibataire, Raymond Vinclair habitait chez ses parents [[boulevard Marbeuf ]] prolongé à Rennes. Il s’engagea dans la Marine et, démobilisé, il travailla à la SNCF à partir du 8 avril 1942 comme auxiliaire caleur puis le 1er octobre suivant comme homme d’équipe au service Exploitation de la gare de Rennes. | ||
Cheminot requis pour la Deutche Reichsbahn au titre du STO, <ref>[[Le S.T.O. pour des Rennais]]</ref> il est envoyé en Allemagne le 14 décembre 1942 à Osnäbruck en Wesphalie où était installé un camp de prisonniers de guerre. Il profita de son emploi à la gare de marchandises et de la proximité des frontières néerlandaise et belge pour faire évader plusieurs dizaines de prisonniers dans des wagons ramenés à vide vers la Belgique et la France. Il bénéficia d'une permission à Rennes mais retourna à son poste pour poursuivre sa mission d'exfiltration de prisonniers. Son activité clandestine découverte, il fut arrêté avec quatre travailleurs français dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1943 au camp de cheminots de Saudbachtram à Osnäbruck. Le tribunal du peuple de Berlin, le Volksgerichtshof, le condamna à mort le 15 juin 1944, pour « aide en faveur de l’ennemi ». Son complice Louis Bertin, chauffeur de poids lourds à Hirson (Aisne) subit la même peine, tandis que leurs trois camarades furent condamnés à la prison. | |||
<ref> ''Il se sentait investi d'une mission'', Ouest-France, Ille-et-Vilaine, 3 juin 2025 </ref> | |||
Transféré à la prison de Brandebürg-Görden, Raymond Vinclair y fut guillotiné le 24 juillet 1944 à 15h20 puis incinéré au cimetière français de Berlin. | Transféré à la prison de Brandebürg-Görden, Raymond Vinclair y fut guillotiné le 24 juillet 1944 à 15h20 puis incinéré au cimetière français de Berlin. | ||
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée le 29 avril 1947. | La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée le 29 avril 1947. <ref> AVCC Caen, 21 P 548142 . — Arnaud Boulligny, Mémorial des cheminots, Perrin/SNCF, 2017 </ref> | ||
La place de la gare de [[Betton]] a été dénommée Raymond-Vinclair et son nom est également inscrit sur le monument de la gare de Rennes. <ref> https://maitron.fr/spip.php?article212085, notice VINCLAIR Raymond, Joseph par Annie Pennetier, Claude Pennetier </ref> | La place de la gare de [[Betton]] a été dénommée Raymond-Vinclair et son nom est également inscrit sur le monument de la gare de Rennes. <ref> https://maitron.fr/spip.php?article212085, notice VINCLAIR Raymond, Joseph par Annie Pennetier, Claude Pennetier </ref> | ||
===Références=== | ===Références=== | ||
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Raymond Vinclair
Cheminot résistant (21 mai 1918, Betton (Ille-et-Vilaine) - 24 juillet 1944, Brandebourg-Görden (Allemagne)
Son père Auguste était homme d’équipe aux chemins de fer de l’État et sa mère était garde-barrière. Célibataire, Raymond Vinclair habitait chez ses parents boulevard Marbeuf prolongé à Rennes. Il s’engagea dans la Marine et, démobilisé, il travailla à la SNCF à partir du 8 avril 1942 comme auxiliaire caleur puis le 1er octobre suivant comme homme d’équipe au service Exploitation de la gare de Rennes.
Cheminot requis pour la Deutche Reichsbahn au titre du STO, [1] il est envoyé en Allemagne le 14 décembre 1942 à Osnäbruck en Wesphalie où était installé un camp de prisonniers de guerre. Il profita de son emploi à la gare de marchandises et de la proximité des frontières néerlandaise et belge pour faire évader plusieurs dizaines de prisonniers dans des wagons ramenés à vide vers la Belgique et la France. Il bénéficia d'une permission à Rennes mais retourna à son poste pour poursuivre sa mission d'exfiltration de prisonniers. Son activité clandestine découverte, il fut arrêté avec quatre travailleurs français dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1943 au camp de cheminots de Saudbachtram à Osnäbruck. Le tribunal du peuple de Berlin, le Volksgerichtshof, le condamna à mort le 15 juin 1944, pour « aide en faveur de l’ennemi ». Son complice Louis Bertin, chauffeur de poids lourds à Hirson (Aisne) subit la même peine, tandis que leurs trois camarades furent condamnés à la prison. [2] Transféré à la prison de Brandebürg-Görden, Raymond Vinclair y fut guillotiné le 24 juillet 1944 à 15h20 puis incinéré au cimetière français de Berlin.
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée le 29 avril 1947. [3] La place de la gare de Betton a été dénommée Raymond-Vinclair et son nom est également inscrit sur le monument de la gare de Rennes. [4]
Références
- ↑ Le S.T.O. pour des Rennais
- ↑ Il se sentait investi d'une mission, Ouest-France, Ille-et-Vilaine, 3 juin 2025
- ↑ AVCC Caen, 21 P 548142 . — Arnaud Boulligny, Mémorial des cheminots, Perrin/SNCF, 2017
- ↑ https://maitron.fr/spip.php?article212085, notice VINCLAIR Raymond, Joseph par Annie Pennetier, Claude Pennetier

