« Comment Acigné échappa au grand remembrement » : différence entre les versions

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Interrogeons
Interrogeons les Acignolais-es d’aujourd’hui sur les paysages de la commune. Peut-être s’imaginent-ils que tout a été dessiné par le remembrement. Erreur ! Contrairement à une majorité d’autres communes, Acigné a échappé à cette réorganisation foncière de grande envergure. Pourtant dès 1960 la mairie avait organisé un référendum pour sonder les agriculteurs, lesquels s’étaient prononcés en faveur du remembrement. Mais avec une majorité jugée trop faible pour que les élus osent se lancer dans l’aventure. Nous tenterons ici de raconter cette vieille histoire enfouie dans les mémoires.
 
Nous montrerons aussi que les choses ne se sont pas résumées à un radical « Non au remembrement ». Pour deux raisons : les terres d’Acigné malgré l’absence d’une opération d’ensemble ont bien été réorganisées mais par des échanges amiables entre propriétaires. Par ailleurs, même sans remembrement, la commune a détruit 40 km de haies et de talus au cours la seule décennie 1960.
 
Enfin pour être complet, nous évoquerons un mini-remembrement, tardif et partiel ‒ 400 ha sur les 3000 de la commune ‒ qui eut lieu dans les années 1980 pour permettre la construction de la déviation du CD 92 Noyal-Liffré.
[[Fichier:Champs à Acigné.png|gauche|vignette|L’agglomération d’Acigné, une ville au milieu des champs non remembrés mais réaménagés (photo juin 2013)]]

Version du 4 février 2026 à 10:48

Interrogeons les Acignolais-es d’aujourd’hui sur les paysages de la commune. Peut-être s’imaginent-ils que tout a été dessiné par le remembrement. Erreur ! Contrairement à une majorité d’autres communes, Acigné a échappé à cette réorganisation foncière de grande envergure. Pourtant dès 1960 la mairie avait organisé un référendum pour sonder les agriculteurs, lesquels s’étaient prononcés en faveur du remembrement. Mais avec une majorité jugée trop faible pour que les élus osent se lancer dans l’aventure. Nous tenterons ici de raconter cette vieille histoire enfouie dans les mémoires.

Nous montrerons aussi que les choses ne se sont pas résumées à un radical « Non au remembrement ». Pour deux raisons : les terres d’Acigné malgré l’absence d’une opération d’ensemble ont bien été réorganisées mais par des échanges amiables entre propriétaires. Par ailleurs, même sans remembrement, la commune a détruit 40 km de haies et de talus au cours la seule décennie 1960.

Enfin pour être complet, nous évoquerons un mini-remembrement, tardif et partiel ‒ 400 ha sur les 3000 de la commune ‒ qui eut lieu dans les années 1980 pour permettre la construction de la déviation du CD 92 Noyal-Liffré.

L’agglomération d’Acigné, une ville au milieu des champs non remembrés mais réaménagés (photo juin 2013)