« La colonne de Juillet au parc du Thabor » : différence entre les versions

De WikiRennes
Aller à la navigationAller à la recherche
(Page créée avec « '''La colonne dite de Juillet''' est un monument élevé au Parc du Thabor à la mémoire de deux jeunes Bretons morts lors des Trois Glorieuses, à l'initiative du poète rennais Hippolyte Lucas. == La "colonne de juillet" dans le Parc du Thabor à Rennes est en réalité la Colonne de Vanneau-Papu == Il s'agit d'un monument commémorant deux héros des Trois Glorieuses de 1830, Louis Vanneau et François Papu, qui ont combattu pour la liberté à Rennes,... »)
 
Aucun résumé des modifications
 
(6 versions intermédiaires par un autre utilisateur non affichées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
'''La colonne dite de Juillet''' est un monument élevé au Parc du Thabor à la mémoire de deux jeunes Bretons morts lors des Trois Glorieuses, à l'initiative du poète rennais [[Hippolyte Lucas]].  
'''La colonne dite de Juillet''' est un monument élevé au [[Parc du Thabor]], dominant à l'est le Carré Duguesclin, au pied de la terrasse en fer à cheval, la colonne  est un monument "patriotique""  à la mémoire de deux jeunes Bretons morts lors des Trois Glorieuses, à l'initiative du poète rennais Hippolyte Lucas <ref> [[rue Hippolyte Lucas]]</ref>.
[[File:Parc_du_Thabor_Boulingrin_02.JPG#|250px|right|thumb|La colonne de Juillet au parc du Thabor (''de Wikimedia Commons'')]]
[[Fichier:Colonne_de_juillet.png|400px|left|thumb|La colonne de Juillet vue de face]]


== La "colonne de juillet" dans le Parc du Thabor à Rennes est en réalité la Colonne de Vanneau-Papu ==
La "colonne de juillet" est en réalité la colonne de Vanneau et Papu.


Il s'agit d'un monument commémorant deux héros des Trois Glorieuses de 1830, Louis Vanneau et François Papu, qui ont combattu pour la liberté à Rennes, érigée en 1835-1837. Contrairement à la célèbre Colonne de Juillet de Paris (Place de la Bastille), celle de Rennes rend hommage à des figures locales et est plus petite, avec une statue en pierre et une colonne cannelée.
Il s'agit d'un monument commémorant deux héros des Trois Glorieuses de 1830, [[Louis Marie Anne Vaneau]] et François Papu <ref>[[rue Papu]]</ref>, "morts pour la Liberté"  à Paris lors des journées des 27,28, 29 juillet 1830. Elle a été  érigée en 1835-1837. Contrairement à la célèbre Colonne de Juillet de Paris (Place de la Bastille), celle de Rennes rend hommage à des figures locales et est plus petite.


== Détails de la Colonne de Vanneau-Papu (Rennes) : ==
Ce monument fut dressé en  hommage à  deux rennais: Louis Vanneau, polytechnicien, et François Papu, chirurgien figures de la Révolution de 1830  à Paris. La Liberté (ou Génie de La Liberté), réalisée en 1837 par le sculpteur Jean-Baptiste Barré <ref> [[rue Jean-Baptiste Barré]]</ref>  fut posée avec du retard en 1837, Millardet ayant initialement proposé un  symbole animalier: le coq, auquel est préféré une figure féminine tenant d'une main une lance et de l'autre la charte de 1830, symbole politique du nouveau régime.


* Hommage à : Louis Vanneau et François Papu, figures de la Révolution de 1830 à Rennes.
A l'avant d'un muret semi circulaire, sur un soubassement en granit, la colonne en calcaire cannelé très dégradée a été démontée en 2000 et remontée en 2014, la statue ayant aussi été remplacée.
* Localisation : Parc du Thabor, Rennes.
[[Fichier:Plaque_Vanneau_Papu.png|250px|center]]
* Construction : 1835 (plans), 1837 (statue).
 
* Architecte/Sculpteur : Charles Millardet (plans) et Jean-Baptiste Barré (statue originale).
== Combiner le concept architectural de la colonne avec le matrimoine, l'héritage culturel transmis par les femmes, souvent occulté par l'histoire traditionnelle ==
* Composition : Soubassement en granit, colonne cannelée de 11m, statue, muret semi-circulaire
 
"Colonne et matrimoine" combine le concept architectural de la colonne (un pilier de soutien) avec le matrimoine, l'héritage culturel transmis par les femmes, souvent occulté par l'histoire traditionnelle (le patrimoine masculin). Ce duo fait référence à la mise en lumière des œuvres, des actions et des figures féminines dans le patrimoine culturel, une initiative qui prend de l'ampleur avec les Journées du Matrimoine, visant à rééquilibrer la reconnaissance historique.  
 
=== Colonne ===
 
* Sens architectural : Élément de support vertical, souvent cylindrique, composé d'une base, d'un fût et d'un chapiteau, ornant les édifices.  
* Sens figuré : Peut symboliser un pilier, un soutien, une référence historique (ex: Colonne Trajane, Colonne de Marc-Aurèle).
 
=== Matrimoine ===
 
* Définition : L'héritage culturel, historique et artistique légué par les femmes.
* Contexte actuel : Un mouvement visant à réintégrer les créations et les contributions féminines, souvent négligées, dans le récit historique et patrimonial.
* Exemples : Les Journées du Matrimoine (organisées en parallèle des Journées du Patrimoine) célèbrent ce patrimoine féminin.
 
== L'association "Colonne et Matrimoine" ==
 
Ce terme évoque la nécessité de construire ou de révéler de nouvelles "colonnes" (symboliques) pour soutenir et mettre en valeur le "matrimoine".
 
Il s'agit de donner une visibilité égale aux créations féminines dans les lieux publics, les musées et les récits historiques, pour compléter le patrimoine existant.
 
== Proposition de la Fabrique Citoyenne : inscrire des Amazones sur la colonne de Juillet au parc du Thabor ==
[[Fichier:Colonne nantes.jpg|vignette|L'oeuvre Antipodos - Œuvre d'Iván Argote - Le Voyage à Nantes 2025]]
Une telle proposition entend s'inspirer de l'oeuvre Antipodos - Œuvre d'Iván Argote - Le Voyage à Nantes 2025.
 
=== VALORISER des RESSOURCES DORMANTES, comme une « aiguille mesurant l’espace » ===
 
Antipodos, une silhouette d’Amazone anonyme prend d’assaut la colonne Louis XVI de Nantes en défiant toute logique gravitationnelle. L’artiste Iván ARGOTE propose une réadaptation de son œuvre Antipodos, inspirée par des idées archaïques sur les habitants du bout du monde.
 
À l’époque où l’on croyait la terre plate, le terme antipode, d’origine grecque, désignait un « territoire opposé ». Au Moyen Âge, il a évolué pour signifier « avec des pieds retournés ». L’artiste Iván ARGOTE s’en inspire avec son œuvre Antipodos.
 
Ce renversement de l’artiste Iván ARGOTE est amplifié par l’illusion de disparition de la sculpture de Louis XVI, qui grâce à un jeu de miroirs, reflète le ciel environnant.
 
Avec l’œuvre Antipodos, cette confrontation en miroir nous rappelle finalement que l’histoire n’est jamais figée, et que notre regard peut toujours être bousculé.
 
Par ce geste, l’artiste colombien invite à réinterroger la présence des symboles monarchiques dans l’espace public. Il renoue aussi avec l’histoire de cette colonne, restée sans statue entre 1790 et 1823 pour cause d’instabilité politique, en associant au monument une effigie anonyme et déconcertante, à l’image de l’esprit décalé de la rue Maréchal-Joffre.
 
=== Biographie de l'artiste originaire de Colombie ===
 
Iván Argote est né à Bogotá (Colombie) en 1983. Il vit et travaille à Paris.
 
Il est représenté par la galerie Perrotin (Paris), la galeria Vermelho (São Paulo) et la galeria Albarrán Bourdais (Madrid).
 
===Références===

Version actuelle datée du 23 décembre 2025 à 00:55

La colonne dite de Juillet est un monument élevé au Parc du Thabor, dominant à l'est le Carré Duguesclin, au pied de la terrasse en fer à cheval, la colonne est un monument "patriotique"" à la mémoire de deux jeunes Bretons morts lors des Trois Glorieuses, à l'initiative du poète rennais Hippolyte Lucas [1].

La colonne de Juillet au parc du Thabor (de Wikimedia Commons)
La colonne de Juillet vue de face

La "colonne de juillet" est en réalité la colonne de Vanneau et Papu.

Il s'agit d'un monument commémorant deux héros des Trois Glorieuses de 1830, Louis Marie Anne Vaneau et François Papu [2], "morts pour la Liberté" à Paris lors des journées des 27,28, 29 juillet 1830. Elle a été érigée en 1835-1837. Contrairement à la célèbre Colonne de Juillet de Paris (Place de la Bastille), celle de Rennes rend hommage à des figures locales et est plus petite.

Ce monument fut dressé en hommage à deux rennais: Louis Vanneau, polytechnicien, et François Papu, chirurgien figures de la Révolution de 1830 à Paris. La Liberté (ou Génie de La Liberté), réalisée en 1837 par le sculpteur Jean-Baptiste Barré [3] fut posée avec du retard en 1837, Millardet ayant initialement proposé un symbole animalier: le coq, auquel est préféré une figure féminine tenant d'une main une lance et de l'autre la charte de 1830, symbole politique du nouveau régime.

A l'avant d'un muret semi circulaire, sur un soubassement en granit, la colonne en calcaire cannelé très dégradée a été démontée en 2000 et remontée en 2014, la statue ayant aussi été remplacée.

Plaque Vanneau Papu.png

Combiner le concept architectural de la colonne avec le matrimoine, l'héritage culturel transmis par les femmes, souvent occulté par l'histoire traditionnelle

"Colonne et matrimoine" combine le concept architectural de la colonne (un pilier de soutien) avec le matrimoine, l'héritage culturel transmis par les femmes, souvent occulté par l'histoire traditionnelle (le patrimoine masculin). Ce duo fait référence à la mise en lumière des œuvres, des actions et des figures féminines dans le patrimoine culturel, une initiative qui prend de l'ampleur avec les Journées du Matrimoine, visant à rééquilibrer la reconnaissance historique.

Colonne

  • Sens architectural : Élément de support vertical, souvent cylindrique, composé d'une base, d'un fût et d'un chapiteau, ornant les édifices.
  • Sens figuré : Peut symboliser un pilier, un soutien, une référence historique (ex: Colonne Trajane, Colonne de Marc-Aurèle).

Matrimoine

  • Définition : L'héritage culturel, historique et artistique légué par les femmes.
  • Contexte actuel : Un mouvement visant à réintégrer les créations et les contributions féminines, souvent négligées, dans le récit historique et patrimonial.
  • Exemples : Les Journées du Matrimoine (organisées en parallèle des Journées du Patrimoine) célèbrent ce patrimoine féminin.

L'association "Colonne et Matrimoine"

Ce terme évoque la nécessité de construire ou de révéler de nouvelles "colonnes" (symboliques) pour soutenir et mettre en valeur le "matrimoine".

Il s'agit de donner une visibilité égale aux créations féminines dans les lieux publics, les musées et les récits historiques, pour compléter le patrimoine existant.

Proposition de la Fabrique Citoyenne : inscrire des Amazones sur la colonne de Juillet au parc du Thabor

L'oeuvre Antipodos - Œuvre d'Iván Argote - Le Voyage à Nantes 2025

Une telle proposition entend s'inspirer de l'oeuvre Antipodos - Œuvre d'Iván Argote - Le Voyage à Nantes 2025.

VALORISER des RESSOURCES DORMANTES, comme une « aiguille mesurant l’espace »

Antipodos, une silhouette d’Amazone anonyme prend d’assaut la colonne Louis XVI de Nantes en défiant toute logique gravitationnelle. L’artiste Iván ARGOTE propose une réadaptation de son œuvre Antipodos, inspirée par des idées archaïques sur les habitants du bout du monde.

À l’époque où l’on croyait la terre plate, le terme antipode, d’origine grecque, désignait un « territoire opposé ». Au Moyen Âge, il a évolué pour signifier « avec des pieds retournés ». L’artiste Iván ARGOTE s’en inspire avec son œuvre Antipodos.

Ce renversement de l’artiste Iván ARGOTE est amplifié par l’illusion de disparition de la sculpture de Louis XVI, qui grâce à un jeu de miroirs, reflète le ciel environnant.

Avec l’œuvre Antipodos, cette confrontation en miroir nous rappelle finalement que l’histoire n’est jamais figée, et que notre regard peut toujours être bousculé.

Par ce geste, l’artiste colombien invite à réinterroger la présence des symboles monarchiques dans l’espace public. Il renoue aussi avec l’histoire de cette colonne, restée sans statue entre 1790 et 1823 pour cause d’instabilité politique, en associant au monument une effigie anonyme et déconcertante, à l’image de l’esprit décalé de la rue Maréchal-Joffre.

Biographie de l'artiste originaire de Colombie

Iván Argote est né à Bogotá (Colombie) en 1983. Il vit et travaille à Paris.

Il est représenté par la galerie Perrotin (Paris), la galeria Vermelho (São Paulo) et la galeria Albarrán Bourdais (Madrid).

Références