« Marcel Henry » : différence entre les versions
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Vers juin 1941, deux jeunes résistants, Henri Auffret et Roger Ogor, du réseau Confrérie Notre-Dame Castille, ayant échappé à une rafle déclenchée par la Gestapo à Brest, se réfugient dans le centre de Rennes et sympathisent avec M. Auffret, tenancier du restaurant des Bretons, situé 49 [[avenue Janvier]] chez lequel ils prennent pension. Les deux résistants brestois ont bien l’intention de passer en Angleterre pour rejoindre les Forces françaises libres or le restaurateur connaît la filière de Marcel Henry qui, quelques jours plus tard, rencontre discrètement les deux fugitifs et organise avec eux un plan d’évasion Mais un repris de justice au service de la Gestapo, Lucien Harel, coiffeur qui fréquentait les cafés du centre pour la renseigner, rencontra Henri Auffret au ''café des Bretons'' qui lui fit part de ses projets et lui dit avoir les mêmes. La Gestapo, bien renseignée surgit et se dirigea vers le trio Harel-Auffret-Ogor assis autour d’une table. Henri Auffret <ref> https://www.resistance-brest.net/ </ref> bouscule un policier allemand et se précipite hors du restaurant et, poursuivi par des agents de la Gestapo, il tire plusieurs coups de revolver blessant grièvement un de ses poursuivants. <ref> - Roger Ogor, qui détenait dans sa chambre des armes et munitions, sera fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien avec dix résistants. Après la guerre, Lucien Harel a été condamné à mort et exécuté le 18 juillet 1946 (Cf. Philippe Aziz Histoire secrète de la Gestapo française en Bretagne Ed. Famot 1975) </ref> Roger Ogor est arrêté. Caché pendant plusieurs jours par des Rennais courageux, Henri Auffret reprend contact avec Marcel Henry qui le conduira sans problème jusqu’ la ligne de démarcation à Ligueil (Indre-et-Loire). Sa femme Madeleine aidera à cacher des enfants juifs. | Vers juin 1941, deux jeunes résistants, Henri Auffret et Roger Ogor, du réseau Confrérie Notre-Dame Castille, ayant échappé à une rafle déclenchée par la Gestapo à Brest, se réfugient dans le centre de Rennes et sympathisent avec M. Auffret, tenancier du restaurant des Bretons, situé 49 [[avenue Janvier]] chez lequel ils prennent pension. Les deux résistants brestois ont bien l’intention de passer en Angleterre pour rejoindre les Forces françaises libres or le restaurateur connaît la filière de Marcel Henry qui, quelques jours plus tard, rencontre discrètement les deux fugitifs et organise avec eux un plan d’évasion Mais un repris de justice au service de la Gestapo, Lucien Harel, coiffeur qui fréquentait les cafés du centre pour la renseigner, rencontra Henri Auffret au ''café des Bretons'' qui lui fit part de ses projets et lui dit avoir les mêmes. La Gestapo, bien renseignée surgit et se dirigea vers le trio Harel-Auffret-Ogor assis autour d’une table. Henri Auffret <ref> https://www.resistance-brest.net/ </ref> bouscule un policier allemand et se précipite hors du restaurant et, poursuivi par des agents de la Gestapo, il tire plusieurs coups de revolver blessant grièvement un de ses poursuivants. <ref> - Roger Ogor, qui détenait dans sa chambre des armes et munitions, sera fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien avec dix résistants. Après la guerre, Lucien Harel a été condamné à mort et exécuté le 18 juillet 1946 (Cf. Philippe Aziz Histoire secrète de la Gestapo française en Bretagne Ed. Famot 1975) </ref> Roger Ogor est arrêté. Caché pendant plusieurs jours par des Rennais courageux, Henri Auffret reprend contact avec Marcel Henry qui le conduira sans problème jusqu’ la ligne de démarcation à Ligueil (Indre-et-Loire). Sa femme Madeleine aidera à cacher des enfants juifs. | ||
Comme beaucoup d’autres passeurs, Marcel Henry est dénoncé le 26 août 1941 et emprisonné à la [[prison Jacques-Cartier]]. Il est condamné le 2 octobre 1941 à cinq mois de prison par le tribunal militaire de la Kommandantur du Grand Paris, section B, rue Boissy d’Anglas , Paris 8e. <ref> http://memoiredeguerre.free.fr/biogr/henry-marcel.htm </ref> | Comme beaucoup d’autres passeurs, Marcel Henry est dénoncé le 26 août 1941 et emprisonné à la [[prison Jacques-Cartier]]. Il est condamné le 2 octobre 1941 à cinq mois de prison par le tribunal militaire de la Kommandantur du Grand Paris, section B, rue Boissy d’Anglas , Paris 8e. <ref> http://memoiredeguerre.free.fr/biogr/henry-marcel.htm </ref> | ||
Après un transfert à la prison de Fresnes, il est remis en liberté le 23 décembre 1941. Après sa libération, Marcel Henry s’adonne aux faux papiers d’identité mais cette nouvelle action à risques l’oblige à | Après un transfert à la prison de Fresnes, il est remis en liberté le 23 décembre 1941. Après sa libération, Marcel Henry s’adonne aux faux papiers d’identité mais cette nouvelle action à risques l’oblige à se réfugier avec son épouse, en novembre 1943, dans le village de la Forge à Martigné-Ferchaud. <ref> ''Marcel Henry Résistant martignolais''. Daniel Jolys -septembre 2016, modifié 2025 </ref> | ||
===Références=== | ===Références=== | ||
Version du 31 janvier 2026 à 10:43
Marcel Henry
Résistant
(16 juin 1898 , Martigné-Ferchaud, - 24 mai 1992, Rennes )
Ancien combattant
Marcel a pour parents Jean-Baptiste Henry, négociant en vins, et Joséphine Bourdon, .À 18 ans, il souscrit un engagement volontaire et, en décembre 1916 il est affecté au 102e régiment d’artillerie lourde (RAL) Il est envoyé dans le secteur d’Epernay, sera muté dans divers RAL (105e, 80e, 110e) et, démobilisé le 25 décembre 1919, il retourne à Martigné-Ferchaud et entre dans le négoce en vins et spiritueux. En novembre 1920, il se marie dans l’Oise, divorcera et le 14 août 1929, il se remarie à Fougères avec Madeleine Dumont. En 1935, le couple s’installe au 59 bis rue Jean-Marie Duhamel à Rennes où Marcel est toujours courtier en vins et spiritueux ainsi que son épouse. Le 23 août 1939, il est rappelé sous les drapeaux à la 11e compagnie du dépôt d’infanterie n° 44 à Rennes.et, le 18 juin 1940, il est fait prisonnier sur place. Le 25 juillet 1940, il est signalé au camp du quartier Foch, Boulevard de la Tour d'Auvergne et il est libéré quelques mois plus tard probablement en raison de son statut d’ancien combattant 1914-1918.
Résistant passeur
Dès la fin de 1940, il entre en résistance, aidant le passage en zone libre d’environ deux cents prisonniers de guerre évadés et jeunes gens désireux de rejoindre l’Angleterre, choisissant des lieux de passage en Indre-et-Loire, relativement aisés, tel Bléré, où Marcel Henry, assisté de Robert Boutet, charron, remet les évadés au poste français des Ouches. Vers juin 1941, deux jeunes résistants, Henri Auffret et Roger Ogor, du réseau Confrérie Notre-Dame Castille, ayant échappé à une rafle déclenchée par la Gestapo à Brest, se réfugient dans le centre de Rennes et sympathisent avec M. Auffret, tenancier du restaurant des Bretons, situé 49 avenue Janvier chez lequel ils prennent pension. Les deux résistants brestois ont bien l’intention de passer en Angleterre pour rejoindre les Forces françaises libres or le restaurateur connaît la filière de Marcel Henry qui, quelques jours plus tard, rencontre discrètement les deux fugitifs et organise avec eux un plan d’évasion Mais un repris de justice au service de la Gestapo, Lucien Harel, coiffeur qui fréquentait les cafés du centre pour la renseigner, rencontra Henri Auffret au café des Bretons qui lui fit part de ses projets et lui dit avoir les mêmes. La Gestapo, bien renseignée surgit et se dirigea vers le trio Harel-Auffret-Ogor assis autour d’une table. Henri Auffret [1] bouscule un policier allemand et se précipite hors du restaurant et, poursuivi par des agents de la Gestapo, il tire plusieurs coups de revolver blessant grièvement un de ses poursuivants. [2] Roger Ogor est arrêté. Caché pendant plusieurs jours par des Rennais courageux, Henri Auffret reprend contact avec Marcel Henry qui le conduira sans problème jusqu’ la ligne de démarcation à Ligueil (Indre-et-Loire). Sa femme Madeleine aidera à cacher des enfants juifs. Comme beaucoup d’autres passeurs, Marcel Henry est dénoncé le 26 août 1941 et emprisonné à la prison Jacques-Cartier. Il est condamné le 2 octobre 1941 à cinq mois de prison par le tribunal militaire de la Kommandantur du Grand Paris, section B, rue Boissy d’Anglas , Paris 8e. [3] Après un transfert à la prison de Fresnes, il est remis en liberté le 23 décembre 1941. Après sa libération, Marcel Henry s’adonne aux faux papiers d’identité mais cette nouvelle action à risques l’oblige à se réfugier avec son épouse, en novembre 1943, dans le village de la Forge à Martigné-Ferchaud. [4]
Références
- ↑ https://www.resistance-brest.net/
- ↑ - Roger Ogor, qui détenait dans sa chambre des armes et munitions, sera fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien avec dix résistants. Après la guerre, Lucien Harel a été condamné à mort et exécuté le 18 juillet 1946 (Cf. Philippe Aziz Histoire secrète de la Gestapo française en Bretagne Ed. Famot 1975)
- ↑ http://memoiredeguerre.free.fr/biogr/henry-marcel.htm
- ↑ Marcel Henry Résistant martignolais. Daniel Jolys -septembre 2016, modifié 2025


