3 528
modifications
Aucun résumé des modifications |
|||
| Ligne 6 : | Ligne 6 : | ||
== Patrimoine == | == Patrimoine == | ||
[[Fichier:H%C3%B4tel_de_Ferron.png|250px|right|thumb|Façade de l'hôtel de Ferron rénové en 2018]] | [[Fichier:H%C3%B4tel_de_Ferron.png|250px|right|thumb|Façade de l'hôtel de Ferron rénové en 2018]] | ||
La rue Saint-Georges est l'une des rues rennaises qui | La rue Saint-Georges est l'une des rues rennaises qui possède le plus riche patrimoine architectural : quatorze de ses bâtiments sont inscrits et/ou classés au titre des [[Monuments historiques de Rennes|monuments historiques]]<ref>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapamer_fr - ''Liste des bâtiments protégés de Rennes'' sur la base Mérimée du ministère de la Culture</ref>. Au 16e siècle les Rennais qui vivaient rue Saint-Georges n’avaient pas les mêmes référents et ne se soumettaient pas aux mêmes autorités que ceux habitant dans des rues relevant du domaine royal par exemple. Ils dépendaient fiscalement de l'abbaye Saint-Georges. L’essentiel des transactions notariales qu’ils devaient réaliser l’étaient sous le contrôle de notaires de l’abbaye<ref>''Rennes, naissance d'une capitale provinciale''.(1491-1610) , vol. 1, p. 481 Mathieu Pichard-Rivalan. Thèse de doctorat. Université Rennes II - 2014 </ref>. | ||
== Histoire<ref>http://www.wiki-rennes.fr/Notices_sur_les_rues_de_Rennes_1883 - ''Notices sur les Rues, Ruelles, Boulevards, Quais, Ponts, Places & Promenades de la ville de Rennes'', Rennes, 1883, p. 62, par Lucien Decombe</ref> == | == Histoire<ref>http://www.wiki-rennes.fr/Notices_sur_les_rues_de_Rennes_1883 - ''Notices sur les Rues, Ruelles, Boulevards, Quais, Ponts, Places & Promenades de la ville de Rennes'', Rennes, 1883, p. 62, par Lucien Decombe</ref> == | ||
| Ligne 27 : | Ligne 27 : | ||
Dans le petit immeuble à deux étages, anciennement n°15, logea en août 1803 Lucile de Chateaubriand, sœur de l'écrivain, pour échapper aux assiduités du poète Chénedollé, homme marié. | Dans le petit immeuble à deux étages, anciennement n°15, logea en août 1803 Lucile de Chateaubriand, sœur de l'écrivain, pour échapper aux assiduités du poète Chénedollé, homme marié. | ||
Au n° 15 se trouve le presbytère de la | Au n° 15 se trouve le presbytère de la paroisse Saint-Germain, établi dans l'ancien hôtel de Christophe Fouquet, seigneur de Chalain, président au [[Parlement de Bretagne]]. Ce fut plus tard l'hôtel de Montluc. Construit à la place des anciennes vignes du couvent des Cordeliers, il comporte un corps central et deux ailes avec un étage et des combles et est desservi par un escalier droit à deux volées. En 1793, il reçut le nom d'''hôtel de la Montagne'' et servit de résidence au proconsul [[Jean-Baptiste Carrier|Carrier]]. Son jardin s'étend au nord jusqu'aux arrières de la [[rue Victor Hugo]]. | ||
Au n°17 se trouve sans doute le plus ancien bâtiment de cette rue<ref>https://rennes-centreancien.fr/bonnes-kozh-hermines-rue-saint-georges/</ref>, alors que l'immeuble du n°24, construit à la même époque, possède une grande valeur patrimoniale. | Au n°17 se trouve sans doute le plus ancien bâtiment de cette rue<ref>https://rennes-centreancien.fr/bonnes-kozh-hermines-rue-saint-georges/</ref>, alors que l'immeuble du n°24, construit à la même époque, possède une grande valeur patrimoniale. | ||
| Ligne 36 : | Ligne 36 : | ||
Au 18e siècle, la rue n'ayant pas été touchée par l'[[incendie de 1720]], héberge des parlementaires, riches veuves aristocrates et bourgeois dans des hôtels ou "maisons à plusieurs", des commerces et des métiers de l'artisanat, notamment des brodeuses, telle Ursule Desprez Forestier dans la 11e "maison à plusieurs", dont les voisins de palier sont tapissier, perruquier et tailleur. | Au 18e siècle, la rue n'ayant pas été touchée par l'[[incendie de 1720]], héberge des parlementaires, riches veuves aristocrates et bourgeois dans des hôtels ou "maisons à plusieurs", des commerces et des métiers de l'artisanat, notamment des brodeuses, telle Ursule Desprez Forestier dans la 11e "maison à plusieurs", dont les voisins de palier sont tapissier, perruquier et tailleur. | ||
La rue n'avait pas une population particulière, mais la proximité du parlement ne pouvait que favoriser la présence de juristes. Un acte sous seing privé du 19 juin | La rue n'avait pas une population particulière, mais la proximité du parlement ne pouvait que favoriser la présence de juristes. Un acte sous seing privé du 19 juin 1810 oriente le projecteur sur un « praticien » et ce pour quoi on pouvait le solliciter loin de Rennes : | ||
{{citation|texte=Pouvoir par Marguerite Mehault, femme de Jean Percevaux demeurant à Rennes, demanderesse en séparation de corps et biens à ''Pierre Granger, praticien'' demeurant à Rennes rue St Georges de se transporter à Plélan et de requérir l'apposition des scellés sur tous les meubles, effets et marchandises qui appartiennent à son mari. <br />Reçu un franc.|origine=Cote 3Q 27 238 des Archives d'Ille-et-Vilaine.}} | {{citation|texte=Pouvoir par Marguerite Mehault, femme de Jean Percevaux demeurant à Rennes, demanderesse en séparation de corps et biens à ''Pierre Granger, praticien'' demeurant à Rennes rue St Georges de se transporter à Plélan et de requérir l'apposition des scellés sur tous les meubles, effets et marchandises qui appartiennent à son mari. <br />Reçu un franc.|origine=Cote 3Q 27 238 des Archives d'Ille-et-Vilaine.}} | ||