« Rue Christian Bernon » : différence entre les versions

De WikiRennes
Aller à la navigationAller à la recherche
(relecture)
(ajout précisions)
Ligne 9 : Ligne 9 :
(28 septembre 1923, Saint-Lambert-des-Levées, Maine-et-Loire - 2 décembre 1944, Herbitzheim, Bas-Rhin)
(28 septembre 1923, Saint-Lambert-des-Levées, Maine-et-Loire - 2 décembre 1944, Herbitzheim, Bas-Rhin)


Christian Eugène, Adrien est issu d’une famille de cheminots. Au lycée de garçons de Rennes (actuellement [[lycée Émile Zola]]) il y est agent de liaison entre le comité de résistance du lycée et le réseau « Overcloud » auquel appartient son père. Il est arrêté en juin 1941, au cours de la fête de Jeanne d’Arc, à Rennes, [[place de la Mairie]], pour avoir arboré sur sa manche un écusson en forme de croix de Lorraine et est détenu plus de 30 jours à la prison pour hommes de Rennes. Son père Léon est arrêté le 1er juin 1942 à Rennes, emprisonné à Angers, puis à Fresnes pendant 93 jours, au secret, avant d’être relâché, faute de preuves par les autorités allemandes d’occupation. Après avoir terminé ses études au lycée, Christian entre à la SNCF et sert successivement dans les gares de Rennes, Messac, puis Servon-Sur-Vilaine.
Christian Eugène, Adrien est issu d'une famille de cheminots. Au lycée de garçons de Rennes (actuellement [[lycée Émile Zola]]) il y est agent de liaison entre le comité de résistance du lycée Châteaubriandne  et le réseau « Overcloud » auquel appartient son père. Il est arrêté en juin 1941, au cours de la fête de Jeanne d'Arc, à Rennes, [[place de la Mairie]], pour avoir arboré sur sa manche un écusson en forme de croix de Lorraine et est détenu plus de 30 jours à la prison pour hommes de Rennes. Son père Léon, contrôleur technique adjoint à la SNCF, est arrêté le 1er juin 1942 à Rennes, emprisonné à Angers, puis à Fresnes pendant 93 jours, au secret, avant d'être relâché, faute de preuves par les autorités allemandes d'occupation. Après avoir terminé ses études au lycée, Christian entre à la SNCF et sert successivement dans les gares de Rennes, Messac, puis Servon-Sur-Vilaine à partir d'octobre 1943 où il est facteur mixte (affecté à la fois à la circulation et aux tâches commerciales).


Le 17 août 1944, il démissionne de la SNCF, pour s’engager dans la 1re division française libre (1re DFL), future 2e division blindée de LECLERC, dans le régiment de marche du Tchad (RMT). Il meurt au combat le 2 décembre 1944 à Herbitzheim (Bas-Rhin) pendant la libération de la région de Strasbourg. Sa famille l’apprendra le 23 février 1945. À la demande de ses parents, Christian est enterré au cimetière de sa ville natale<ref> Répertoire des rues ferroviaires. site internet</ref>.
Le 17 août 1944, il démissionne de la SNCF, pour s'engager dans la 1re division française libre (1re DFL), future 2e division blindée de LECLERC, dans le régiment de marche du Tchad (RMT) créé en juillet 1943. Il participe à la libération de Paris les 24 et 25 août, puis à la déferlante de la division Leclerc vers l'Est de la France. Il meurt au combat le 2 décembre 1944 à Herbitzheim (Bas-Rhin) pendant la libération de la région de Strasbourg. Sa famille l'apprendra le 23 février 1945. À la demande de ses parents, Christian est enterré au cimetière de sa ville natale<ref> Répertoire des rues ferroviaires. site internet</ref>.
 
Il est titulaire de la Croix de guerre à titre posthume.
 
Une stèle a été inaugurée en 2013 à Servon-sur-Vilaine en sa mémoire et en celle de Roger Bertrand (1925-1943). Mécanicien de route au service de la Traction SNCF au Dépôt de Laval (53), Roger Bertrand fut tué en service vers 1h35 au cours du mitraillage du train 514 entre Noyal-Acigné et Servon.


== Notes et références ==  
== Notes et références ==  

Version du 22 avril 2026 à 15:20

La rue Christian Bernon se situe dans le quartier 7 : Francisco Ferrer - Landry - Poterie entre la rue de Châteaugiron et la rue Jean-François Millet. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 16 octobre 1957[1].

Cette voie rend hommage à :

Christian Bernon

Résistant combattant volontaire

(28 septembre 1923, Saint-Lambert-des-Levées, Maine-et-Loire - 2 décembre 1944, Herbitzheim, Bas-Rhin)

Christian Eugène, Adrien est issu d'une famille de cheminots. Au lycée de garçons de Rennes (actuellement lycée Émile Zola) il y est agent de liaison entre le comité de résistance du lycée Châteaubriandne et le réseau « Overcloud » auquel appartient son père. Il est arrêté en juin 1941, au cours de la fête de Jeanne d'Arc, à Rennes, place de la Mairie, pour avoir arboré sur sa manche un écusson en forme de croix de Lorraine et est détenu plus de 30 jours à la prison pour hommes de Rennes. Son père Léon, contrôleur technique adjoint à la SNCF, est arrêté le 1er juin 1942 à Rennes, emprisonné à Angers, puis à Fresnes pendant 93 jours, au secret, avant d'être relâché, faute de preuves par les autorités allemandes d'occupation. Après avoir terminé ses études au lycée, Christian entre à la SNCF et sert successivement dans les gares de Rennes, Messac, puis Servon-Sur-Vilaine à partir d'octobre 1943 où il est facteur mixte (affecté à la fois à la circulation et aux tâches commerciales).

Le 17 août 1944, il démissionne de la SNCF, pour s'engager dans la 1re division française libre (1re DFL), future 2e division blindée de LECLERC, dans le régiment de marche du Tchad (RMT) créé en juillet 1943. Il participe à la libération de Paris les 24 et 25 août, puis à la déferlante de la division Leclerc vers l'Est de la France. Il meurt au combat le 2 décembre 1944 à Herbitzheim (Bas-Rhin) pendant la libération de la région de Strasbourg. Sa famille l'apprendra le 23 février 1945. À la demande de ses parents, Christian est enterré au cimetière de sa ville natale[2].

Il est titulaire de la Croix de guerre à titre posthume.

Une stèle a été inaugurée en 2013 à Servon-sur-Vilaine en sa mémoire et en celle de Roger Bertrand (1925-1943). Mécanicien de route au service de la Traction SNCF au Dépôt de Laval (53), Roger Bertrand fut tué en service vers 1h35 au cours du mitraillage du train 514 entre Noyal-Acigné et Servon.

Notes et références

  1. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  2. Répertoire des rues ferroviaires. site internet

Sur la carte

Chargement de la carte...