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Résistante  
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(5 janvier 1903, Tinténiac - 24 juin 1986, Rennes)


Maria Amélie Prunier grandit en Ille-et-Vilaine. Les sources mémorielles disponibles ne livrent pas d’éléments détaillés sur sa scolarité ou sur une formation professionnelle.
Maria Amélie Prunier grandit en Ille-et-Vilaine. Les sources mémorielles disponibles ne livrent pas d’éléments détaillés sur sa scolarité ou sur une formation professionnelle.

Version du 1 juillet 2026 à 23:40


Maria Amélie Sacleux

Résistante

(5 janvier 1903, Tinténiac - 24 juin 1986, Rennes)

Maria Amélie Prunier grandit en Ille-et-Vilaine. Les sources mémorielles disponibles ne livrent pas d’éléments détaillés sur sa scolarité ou sur une formation professionnelle. Entrée en Résistance à Rennes, Maria Amélie Prunier, devenue Maria Amélie Sacleux par mariage, met à profit son implantation locale pour servir au réseau « Ker », structure de renseignement issue de la mouvance du réseau « Johnny » actif sur le littoral breton en 1941-1942, puis réorganisée sous l’appellation « Ker », dans la collecte d’informations maritimes et militaires au profit de Londres.

Elle est agent P2 : agent clandestin à plein temps, ce qui implique l’usage d’identités de couverture et la vie entièrement souterraine. Elle effectue des tâches de liaison et de renseignement à Rennes au profit de Ker, dans un noyau d’agents rennais chargé de la collecte d’informations et des liaisons avec la côte. [1] Pour détention d'un poste émetteur et pour avoir secouru des aviateurs alliés elle est arrêtée avec son mari Zéphir Sacleux à Rennes par la Gestapo le 5 avril 1943 et incarcérée. Après un passage par Fresnes, elle est déportée sous le régime « Nacht und Nebel » le 17 février 1944 avec un groupe des femmes résistantes transférées vers le KL Ravensbrück. Ses lieux de déportation furent : Aachen, Lauban, Breslau (Matricule 16103), Ravensbrück (Le 16 octobre 1944 - Matricule 80012), Gratlitz (Le 11 novembre 1944) (Ce kommando établi en 1944 dans l'ancienne Tchécoslovaquie, recevait surtout des femmes pour travailler dans l'usine d'appareillage d'aviation H. Göring). Elle est libérée le 18 avril 1945 à Zwodau. [2]

Les listes de retours de déportation établies pour les déportées bretonnes la mentionnent, parmi les femmes revenues au printemps 1945. On ignore sa vie ultérieure et sa date de décès. Aucun lieu de mémoire nominatif n’a été identifié à son nom.

Références

  1. Fondation pour la mémoire de la déportation : https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.183
  2. ADIV 6ETP2/73