Fonds François Duine de l'Université de Rennes
Au bénéfice du legs voulu par François Duine, concrétisé sous la responsabilité de Georges Dottin, doyen de la Faculté de Lettres d’alors, ce fonds constitue une part importante du fonds ancien de la bibliothèque : environ 250 manuscrits et plus d’une centaine de livres annotés et illustrés (dont un missel romain de 1506)[1].
On y recense quelques 150 ex-libris, la plupart enrichis de nombreuses notes. Autant de manuscrits y sont rangés en 8 catégories : mélanges, religion et morale, papiers Lamennais, histoire de Dol, histoire de Bretagne, hagiographie bretonne, lettres et documents, histoire religieuse – littérature – divers. Là, de même qu’à Rennes-2, aux Champs Libres, à la bibliothèque de Dinan, etc… des trésors espèrent les chercheurs !
Une exposition sur François Duine à la Bibliothèque universitaire de Rennes
En 2024, année du centenaire de la mort de cet érudit en Bretagne sous la IIIe République.
L’exposition doit beaucoup aux travaux biographiques parus dans un hors-série du « Rouget de Dol », la revue de l’Association François Duine (AFD). Cette étude de 120 pages, intitulée « François Duine, intime et sensible » décrit la biographie d’un intellectuel prêtre et poète sous la IIIe République[2].
Anatole Le Braz le décrit comme un «poète romantique entré à l'Université»
L'université de Rennes, berceau d'un folklorisme de paradoxes[3]
Georges Dottin, doyen de la faculté des lettres, qui fut l’un de ses rares intimes, ne manqua pas de noter dans la nécrologie qu’il donna aux Annales de Bretagne : « Ce qui étonne le plus, dans ce prodigieux labeur, c’est que le même homme ait été capable, avec la même perfection, de recueillir des chants populaires, de dresser de scrupuleuses et abondantes bibliographies et d’écrire avec art de pénétrantes études littéraires »[4].
L'université a compté dans les rangs de son corps enseignant plusieurs maires de Rennes, comme Théophile Bidard, maire de 1870 à 1871, Carle Bahon, maire de 1925 à 1929, Yves Milon de 1944 à 1947, puis de nouveau de 1947 à 1953, Henri Fréville, maire de 1953 à 1977, et enfin Edmond Hervé, maire de 1977 à 2008.
Plusieurs personnalités politiques ont aussi été membres du corps enseignant de l'université, comme les ministres Jacques-Joseph Corbière, ministre de l'intérieur de 1821 à 1829, Louis Grivart, ministre de l'agriculture et du commerce de 1874 à 1875, Louis Le Pensec, attaché à plusieurs ministères de 1981 à 1997, ou Alice Saunier-Seité, ministre des universités de 1977 à 1981, ou comme Jules Basdevant, président de la Cour internationale de justice, ou Catherine Lalumière[302], ministre des affaires européennes de 1984 à 1986 et secrétaire général du Conseil de l'Europe de 1989 à 1994.

