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Il n’y eut pas de fin heureuse. Herbert Raymond Bachant, matricule 32090456, caporal technicien de degré 5 au 94e bataillon d'infanterie de campagne (94th Armored Field Artillery Battalion), | Il n’y eut pas de fin heureuse. Herbert Raymond Bachant, matricule 32090456, caporal technicien de degré 5 au 94e bataillon d'infanterie de campagne (94th Armored Field Artillery Battalion), | ||
attaché au 10e bataillon d'infanterie blindé (10th Armored Infantry Battalion), ne devait jamais embrasser ses trois filles. L'une d'elles étant gravement malade, la maman avait pourtant envoyé une lettre au général Wood, sollicitant une permission pour son mari, mais celle-ci était parvenue trop tard, lui écrivit ultérieurement le général. La nouvelle arriva qu’Herbert Bachant avait été tué au voisinage de Rennes, le Ier août 1944 lorsque son autochenille fut atteinte à Maison Blanche.[1] Herbert R. Bachant et les six autres membres d'équipage du semi-chenillé (halftrack), B-14 dénommée "Belly Button" (nombril), du I0e bataillon d'infanterie blindé, furent tués par un coup direct d'un canon de 88 mm de la batterie allemande cachée derrière des haies alors que leur véhicule était en bordure de la route Betton-Rennes. Deux autres semi-chenillés et onze chars Sherman aussi engagés sur cet itinéraire, dont le danger avait été pourtant signalé,[2] furent ainsi détruits en même temps à portée de la batterie allemande toute proche. Il fallut attendre encore deux jours avant de voir la libération de Rennes. | |||
[[Fichier:Plaque_au_mus%C3%A9e_2e_guerre_mondiale_N-O.png|300px|thumb|Plaque commémorative au musée de la Nouvelle Orléans sur la 2nde guerre mondiale]] | [[Fichier:Plaque_au_mus%C3%A9e_2e_guerre_mondiale_N-O.png|300px|thumb|Plaque commémorative au musée de la Nouvelle Orléans sur la 2nde guerre mondiale]] | ||
[[Fichier:DSCN1379.jpeg|350px|right|thumb|Les triplées de Herbert R. Bachant]] | [[Fichier:DSCN1379.jpeg|350px|right|thumb|Les triplées de Herbert R. Bachant]] | ||
Nancy Bachant vit près de Seattle, le Dr Janet Bachant à New-York city Manhattan, et Karen Sellars en Angleterre. Nancy, qui a recherché l’histoire de la mort de son père, se souvient que sa mère était effondrée mais déterminée à donner une bonne vie à ses filles. Axée sur l’éducation, leur mère, qui comme son mari n'avait suivi que l'enseignement primaire, les fit aller toutes trois, sous le nom de leur beau-père, au collège en Pennsylvanie aux frais de l’Etat. Les triplées apprirent que leur père était mort à la guerre lorsqu’elles eurent environ 4 ans. A 18 ans, elles lui rendirent hommage en reprenant son patronyme. | Nancy Bachant vit près de Seattle, le Dr Janet Bachant à New-York city Manhattan, et Karen Sellars en Angleterre. Nancy, qui a recherché l’histoire de la mort de son père, se souvient que sa mère était effondrée mais déterminée à donner une bonne vie à ses filles. Axée sur l’éducation, leur mère, qui comme son mari n'avait suivi que l'enseignement primaire, les fit aller toutes trois, sous le nom de leur beau-père, au collège en Pennsylvanie aux frais de l’Etat. Les triplées apprirent que leur père était mort à la guerre lorsqu’elles eurent environ 4 ans. A 18 ans, elles lui rendirent hommage en reprenant son patronyme. | ||
[[Fichier:Les_tripl%C3%A9es_Bachant_et_%C3%89tienne_Maignen_4_ao%C3%BBt_2024.png|300px|left|thumb|Les triplées Bachant accompagnées par Étienne Maignen, lors des cérémonies du 80e anniversaire de la Libération]] | [[Fichier:Les_tripl%C3%A9es_Bachant_et_%C3%89tienne_Maignen_4_ao%C3%BBt_2024.png|300px|left|thumb|Les triplées Bachant accompagnées par Étienne Maignen, lors des cérémonies du 80e anniversaire de la Libération]] | ||
=== Les "trois filles de la Liberté" à Saint-Grégoire et Rennes en août 2014 et 2024=== | === Les "trois filles de la Liberté" à Saint-Grégoire et Rennes en août 2014 et 2024=== | ||
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