« Général Marcel Allard » : différence entre les versions

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===De Vichy à la Résistance===
===De Vichy à la Résistance===
Le 6 juillet, le général Weygand lui  confie le poste de commandant d’armes de la place de Vichy. En 1942 il est pressenti par le général Delestraint pour faire partie de l’Armée secrète en Bretagne. C’est Peut-être en vue de cette prise de fonction il est nommé  directeur adjoint de la Défense passive à Paris, poste fictif lui  donnant des raisons de voyager.   Marcel Allard se retire avec sa femme Margueritte, épousée en 1907, en Bretagne, dans leur propriété de Messac,  et leur résidence secondaire d’Etables,  non loin de Saint-Brieuc. Madeleine, sa belle-fille, arrive à Messac en juin 1943, avec ses deux enfants, après avoir tenté  de rejoindre son mari  le lieutenant Henri Allard, muté en Indochine en décembre 40.  Le général est  entré  dans l’Armée Secrète en mai 1943.  
Le 6 juillet, le général Weygand lui  confie le poste de commandant d’armes de la place de Vichy. En 1942 il est pressenti par le général Delestraint pour faire partie de l’Armée secrète en Bretagne. C’est Peut-être en vue de cette prise de fonction il est nommé  directeur adjoint de la Défense passive à Paris, poste fictif lui  donnant des raisons de voyager. Marcel Allard se retire avec sa femme Margueritte, épousée en 1907, en Bretagne, dans leur propriété de Messac,  et leur résidence secondaire d’Etables,  non loin de Saint-Brieuc. Madeleine, sa belle-fille, arrive à Messac en juin 1943, avec ses deux enfants, après avoir tenté  de rejoindre son mari  le lieutenant Henri Allard, muté en Indochine en décembre 40.  Le général est  entré  dans l’Armée Secrète en mai 1943.  


Sa présence était souhaitée à Londres. L’aviso qui devait l’amener  des côtes bretonnes en Angleterre a été pris dans le brouillard, si bien qu’il dériva. Au lieu de se trouver à l’endroit prévu, où le Père attendait avec un petit groupe, pieds nus sur les rochers  en plein hiver, le petit navire de guerre se retrouva sous le feu des batteries allemandes et il repartit.  
Sa présence était souhaitée à Londres. L’aviso qui devait l’amener  des côtes bretonnes en Angleterre a été pris dans le brouillard, si bien qu’il dériva. Au lieu de se trouver à l’endroit prévu, où le Père attendait avec un petit groupe, pieds nus sur les rochers  en plein hiver, le petit navire de guerre se retrouva sous le feu des batteries allemandes et il repartit.  
Une tentative du [[réseau VAR]] de l'exfiltrer  vers l'Angleterre échoua à Noël 1943 : devait débarquer un groupe mixte  de six agents du SOE (dont deux femmes) sur la plage de la Fresnaye et il était prévu de récupérer  neuf passagers pour l'Angleterre, parmi eux, un membre de la RAF et cinq aviateurs américains, ainsi que le général  Allard  avaient été assemblés à la villa de la famille Sicot des ''Feux-Follets'' . Cette opération SOE ''Jealous III'' fut abandonnée après que le MGB 502 , ayant dû opérer une approche en profondeur dans la baie jusqu'à la hauteur de la pointe du Châtelet, eût été repéré depuis la côte par les Allemands du blockhaus des Corbières et pris pour cible à la lumière de fusées éclairantes.<ref>  ''Oscar Buckmaster, un réseau de Résistance en Haute-Bretagne'', pp. 223,224 Daniel Jolys, imp. Reuzé, Martigné-Ferchaud - Nov. 2022 </ref>  
Une tentative du [[réseau VAR]] de l'exfiltrer  vers l'Angleterre échoua à Noël 1943 : devait débarquer un groupe mixte  de six agents du SOE (dont deux femmes) sur la plage de la Fresnaye et il était prévu de récupérer  neuf passagers pour l'Angleterre, parmi eux, un membre de la RAF et cinq aviateurs américains, ainsi que le général  Allard  avaient été assemblés à la villa de la famille Sicot des ''Feux-Follets'' . Cette opération SOE ''Jealous III'' fut abandonnée après que le MGB 502 , ayant dû opérer une approche en profondeur dans la baie jusqu'à la hauteur de la pointe du Châtelet, eût été repéré depuis la côte par les Allemands du blockhaus des Corbières et pris pour cible à la lumière de fusées éclairantes.<ref>  ''Oscar Buckmaster, un réseau de Résistance en Haute-Bretagne'', pp. 223,224 Daniel Jolys, imp. Reuzé, Martigné-Ferchaud - Nov. 2022 </ref>  


Le général Allard reçut le commandement de la région Bretagne,  sous les ordres du général Audibert. Multipliant ses déplacements clandestins, il continue  à résider aux Hautes Folies, avec son épouse Marguerite  et la famille d’Henri,  jusqu’au 30 novembre 1943, où de justesse à l'arrestation, se faisant passé pour son jardinier.  Le lendemain matin, Marguerite Allard et Madeleine sont arrêtées et seront déportées et la première ne reviendra pas. <ref>[[Le dernier train de résistants déportés et militaires prisonniers quitte Rennes juste avant la libération]]</ref>  tandis qu'il entre dans la clandestinité. Au printemps 1944, il est muté en Normandie mais  sera rappelé  à Rennes après la Libération et nommé  commandant de la XIe Région Militaire.<ref>[[Aline et Marie-José Jestin]]</ref>
Le général Allard reçut le commandement de la région Bretagne,  sous les ordres du général Audibert. Multipliant ses déplacements clandestins, il continue  à résider aux ''Hautes Folies'', avec son épouse Marguerite  et la famille d’Henri,  jusqu’au 30 novembre 1943, où de justesse à l'arrestation, se faisant passé pour son jardinier.  Le lendemain matin, Marguerite Allard et Madeleine sont arrêtées et seront déportées et la première ne reviendra pas. <ref> https://www.mediatheque-cesson-sevigne.fr/Default/doc/SYRACUSE/299497/la-boite-rouge-retrouvee-recit-de-captivite-le-general-marcel-allard-marguerite-allard-madeleine-all?_lg=fr-FR </ref>  <ref>[[Le dernier train de résistants déportés et militaires prisonniers quitte Rennes juste avant la libération]]</ref>  tandis qu'il entre dans la clandestinité. Au printemps 1944, il est muté en Normandie mais  sera rappelé  à Rennes après la Libération et nommé  commandant de la XIe Région Militaire.<ref>[[Aline et Marie-José Jestin]]</ref>
Il s'emploie à désarmer la Résistance pour assoir l’autorité républicaine et  à transférer les effectifs vers la nouvelle armée qui combat notamment sur le front des poches de Lorient et de Saint-Nazaire. Nommé au grade de général de Division en novembre 1944, il est Grand Officier de la Légion d’honneur et prend sa retraite à 62 ans en février 1946. <ref>http://enenvor.fr/eeo_actu/wwii/un_heros_tres_discret.html </ref>
Il s'emploie à désarmer la Résistance pour assoir l’autorité républicaine et  à transférer les effectifs vers la nouvelle armée qui combat notamment sur le front des poches de Lorient et de Saint-Nazaire. Nommé au grade de général de Division en novembre 1944, il est Grand Officier de la Légion d’honneur et prend sa retraite à 62 ans en février 1946. <ref>http://enenvor.fr/eeo_actu/wwii/un_heros_tres_discret.html </ref>




===Références===
===Références===
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