Erlangen

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Carte allemagne.png
Erlangen vue du Burgberg vers le centre-ville (photo de Janericloebe dans Wikimedia Commons
Façade ouest du château (par Philipp Hienstorfer de Wikimedia Commons

Erlangen est située en Allemagne, dans la région de la Moyenne-Franconie, au nord de l'État de la Bavière (Bayern), à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Nuremberg, dans la vallée de la Regnitz près du canal Rhin-Main-Danube. Avec 103 000 habitants, c'est l'une des plus petites grandes villes allemandes (plus de 100 000 habitants). L'université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg est renommée pour la technologie médicale et la recherche pharmaceutique. La ville a aussi des établissements de micro-électronique, de techniques de l'énergie, de l'une des principales usines Siemens AG. Le groupe français Areva, en partie issu de Siemens, y est présent.

La ville fut crée en 1002. De nombreux huguenots français s'y réfugièrent et l'église réformée marque le centre de leur ancien quartier. Dix-neuf ans après la sombre période du nazisme, la ville est jumelée avec Rennes en 1964 sous l'impulsion du maire de Rennes, Henri Fréville et du 1er adjoint Victor Janton. Sur le plan universitaire, une filière franco-allemande a été mise en place en 2004 par les Facultés de Droit de Rennes et d’Erlangen Wikipedia-logo-v2.svg. Le parc du château avec sa fontaine des huguenots et le jardin botanique sont à voir. Rennes a une rue d'Erlangen dans le quartier de Maurepas.

Ville refuge de nombreux huguenots français

En 1687, environ 1 500 huguenots étaient arrivés à Erlangen et dans ses environs immédiats. Nombre d'entre eux moururent rapidement des suites des épreuves du voyage ou poursuivirent leur route, si bien qu'il ne restait qu'environ 1 000 personnes dans la colonie française vers 1700.

Même l'accueil de réfugiés religieux réformés allemands venus du Palatinat et d'Alsace occupés par la France n'améliora pas significativement le peuplement de la ville. C'est pourquoi les mêmes privilèges margraviaux furent accordés à tous les fidèles luthériens à la fin de 1686.

Progressivement, le rapport entre les nouveaux colons français et allemands s'inversa. L'affaiblissement des espoirs de retour en France et d'établissement économique dans leur nouvelle patrie, ainsi que le renforcement des liens familiaux avec la population allemande, conduisirent à l'intégration complète des immigrants français en quelques générations. En 1822, la congrégation célébra son dernier office en français.

Parmi la population allemande, les luthériens étaient nettement majoritaires. L'installation des catholiques fut entravée jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Les Juifs ne furent autorisés à s'installer dans la ville qu'à partir de 1861[1].