Simone Fourché
Simone Fourché
Résistante
(14 juin 1905, Rennest - 7 janvier 1945, Lyon)
Madame Simone Fourché de Vezin-le-Coquet vit, séparée de son mari, à Rennes, installée chez sa belle sœur madame Tullou, qui tient une épicerie, rue de Paris. Simone Fourché appartient avec la famille Tullou au réseau de résistance KER, et détient un poste radio émetteur récepteur. Elle est arrêtée le 12 avril 1943 à Rennes, incarcérée à Fresnes jusqu'en septembre 1943 [1] et déportée (Nuit et brouillard-Nacht und Nebel) en camp de concentration. Matricule79960. Les prisonniers du camp où elle est détenue sont transférés dans d’autres camps au fur et à mesure de l’avancée des Alliés. Il s'ensuit un parcours de déportée : camps de Lauban – Ravensbrück – Flossenburg - Graslitz. C’est au cours d’un de ces transferements à pied, sur une route, qu’elle est reconnue par un Vezinois, prisonnier de guerre français, Monsieur Frin, qui se trouve là au moment de son passage. Son attention est attirée par la chute sur la route de Simone Fourché, quelqu’un la relevant. Extraordinaire concours qui fait se rencontrer deux personnes du même village, en un lieu aussi lointain, parmi cette foule de personnes déplacées dans le tumulte de la guerre. [2]
Madame Fourché est plus tard libérée par les Alliés mais décèdera des suites des maltraitances qu’elle a subies le 7 janvier 1945 à Lyon pendant son retour de déportation.
Anecdote
Au tribunal correctionnel Mme Fourché,née Simone Tuloup, a comparu avec une demoiselle Georgette X, concubine de son mari, à la suite d'un "crêpage de chignons" celle-ci accusant Mme Fourché de lui avoir volé un sac. Mme Fourché est relaxée et la demoiselle est condamnée à 6OO F d'amende, relate l'Ouest-Eclair du 4 décembre 1942.