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Le minitel, acronyme pour Médium interactif par numérisation d'information téléphonique, ancêtre de la communication numérique, est né à Rennes en 1982[1]. Il avait auparavant été expérimenté à Saint-Malo, en 1980, par 55 foyers, puis en 1981, par 4000 foyers d'Ille-et-Vilaine[2].

Un poste de "Minitel 2"

Le "père" du minitel est Bernard Marti Wikipedia-logo-v2.svg, directeur technique du Centre commun d'études de télévision et de télécommunications à Rennes. Il a coordonné les travaux d'une équipe à l’origine du Minitel, supervisée par Jean-Paul Maury, Directeur du projet Annuaire Électronique et Minitel (1979 - 1985)[3]. Le 3615 se généralise et les Français découvrent le commerce en ligne. L’Education Nationale lance le service Edutel mais La moitié du trafic provient des messageries. Les députés décident de surtaxer les messageries « roses »[4].

En 1993, ce sont plus de 6,5 millions de Minitel qui sont en circulation en France[5]. En 2002, le minitel équipait neuf millions de foyers et entreprises en France ; en 2003, il fêtait ses vingt ans et son milliard de connexions, mais n'a jamais réussi à séduire en dehors des frontières hexagonales. En 2004 on comptait encore 4,3 millions de Minitels en activité en France et les services du 3615 généraient toujours plus de 360 millions d’Euros de chiffre d’affaire mais Internet a conquis la France et 12 millions de foyers sont raccordés. En 2009, France Télécom enregistrait encore plus d’un million de requêtes sur le 3611. Il était toujours vivant en 2011, même s'il était de moins en moins utilisé depuis l'avènement d'Internet : fin 2010, il restait 810 000 terminaux en circulation.

Sa fin fut programmée le 30 juin 2012[6], à une époque où l’on estimait alors à 600 000 environ le nombre de Minitels encore en circulation dans notre pays.

Liens externes

Notes et références