Guy Lorin

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Guy Lorin, par Antoine Logerot. 1807 (Musée des Beaux-Arts de Rennes)

Guy Lorin

Maire de Rennes

(3 juin 1754, Rennes - 30 janvier 1821, Quédillac)

Une première carrière dans les Côtes-du-Nord

Guy, Marie, Hyacinthe Lorin d'un père avocat, puis directeur de l'Enregistrement puis receveur général des Domaines du roi à Rennes. Guy, après le collège à Rennes, est étudiant en droit de 1771 à 1773 puis, comme son père, sera avocat au Parlement de Bretagne jusqu'en 1789, mais aussi nommé contrôleur et receveur des domaines du roi à Redon puis inspecteur des Domaines à Saint-Brieuc en mars 1785. S'engageant dans la Révolution, il devient administrateur du district de Saint-Brieuc en juin 1790, puis du département des Côtes-du-Nord en 1791, puis juge au tribunal de district de Saint-Brieuc en juin 1792. Après le 9 Thermidor et la chute des Montagnards avec la mort de Robespierre, il est nommé au directoire du département, devient président de l'administration municipale de Port-Brieux et est destitué lors du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Trois ans plus tard il siège au tribunal criminel spécial des Côtes-du-Nord.

Maire de Rennes sous le Consulat

Bonaparte nomme Guy Lorin, alors âgé de 46 ans, maire de Rennes. La nouvelle municipalité est installée le 9 novembre 1800 et il est confirmé à ce poste le 4 février 1801, remplaçant le citoyen Parcheminier, peu favorable au régime consulaire, président de l'administration municipale qui avait pourtant fait beaucoup pour améliorer la santé publique : canalisation des immondices, surveillance des puits, prescription du balayage et du nettoyage des rues et cours, organisation de la compagnie de pompiers.

La municipalité Lorin fait revenir les sœurs hospitalières de Saint-Yves, propose l'ancien maire Jean Leperdit sur la liste de la Légion d'honneur mais Bonaparte ne donne pas suite. Par son action réactive, la ville bénéficie d'un des neuf premiers lycées implantés en France et Lorin s'attache à rétablir les diverses écoles universitaires et à installer une École d'artillerie, un arsenal, un marché sur la place de Toussaints. La population rennaise passe de 25 900 habitants en l'an VII à 29 250 au début de l'Empire. Fidèle au Premier Consul, Lorin représente la ville au sacre de Napoléon, le 2 décembre 1804. En 1806, un décret impérial le désigne au collège électoral de la Mayenne et, contre toute attente, il est remplacé par décret du 18 mars 1808 par l'ex-émigré Charles de la Bourdonnaye-Blossac. Il aurait refusé de contribuer à la réparation d'un mur de l'hôtel d'artillerie et refusé de se désaisir de l'établissement Saint-Cyr visé pour en faire un lieu de casernement. Lorin est alors appelé par le préfet au conseil de préfecture pour remplacer Alexis Le Graverend, fédéraliste du département qui y siégeait depuis 1800. Lorin redevient juge dans les Côtes-du-Nord en 1810.

À nouveau maire pendant les Cent-Jours

Revenu au pouvoir en mars 1815, l'Empereur nomme Lorin maire de Rennes le 20 avril, la municipalité s'étant empressée de signer une adresse à l'Empereur. Le drapeau tricolore et l'arbre de la liberté avaient réapparu place de la Mairie. Napoléon ayant abdiqué le 22 juin à la suite de la défaite de Waterloo le 18 juin, Lorin signe une dernière fois le registre des délibérations le 11 juillet, et un maire intérimaire, Le Saige de la Villebrune sera nommé en août.

Lorin témoignera ensuite de sa fidélité au nouveau régime et sera confirmé "officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur" par Louis XVIII le 5 juin 1819, alors qu'il passe les dernières années de sa vie en sa maison de Branbuan[1].

Aucune rue de Rennes ne porte le nom de ce maire méconnu.

Références

  1. Guy Lorin, Maire de Rennes de 1801 à 1808 et en 1815, par Philippe Bodin. Bulletin et mémoires de la SAHIV, Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine t. CXIX/1 - 2015