Rue Jean-François Boursault

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La rue Jean-François Boursault est une voie en impasse, axée nord-sud, et se situe dans le quartier 5 : Maurepas - Bellangerais. Elle prend son origine sur la rue d'Erlangen. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 28 octobre 1966[1].

Elle honore :

Jean-François Boursault

(19 janvier 1752, Paris - 25 avril 1842, Paris)

Un citoyen aux multiples facettes

Longue et étrange vie que celle de Jean-François Boursault, un temps appelé Boursault-Malherbe, qui fut successivement comédien, directeur du grand théâtre de Marseille, auteur de drames et comédies, révolutionnaire, député de la Seine à la Convention, déguisé en charretier pour fuir Robespierre, représentant en mission en Bretagne en octobre 1793 pour acheter des chevaux, eu de multiples fonctions durant cette période révolutionnaire et finit horticulteur de talent. Il fut créateur de la Commission Philanthropique en 1794.

Un révolutionnaire modérateur

C'est au révolutionnaire que la ville de Rennes a voulu rendre hommage, reconnaissant l'action de Boursault qui, à Port-Malo, fin août 1794, puis à Rennes et Nantes, exécuta sa mission de rétablir les pouvoirs publics avec des citoyens plus modérés que les Montagnards. Il ouvrit les portes des prisons aux détenus malades, à ceux qui reconnaissaient leurs erreurs et à de nombreuses citoyennes.[2]

Le séjour à Rennes, du 8 au 16 septembre 1794, du représentant Boursault inaugura un esprit d'humanité rarement perçu jusque-là. Il mit au pas ceux qui s'emportaient encore contre l'indulgence et la modération. Toutefois, il encouragea la poursuite acharnée des chouans, "chefs de brigands", et des prêtres réfractaires (et il n'est pas certain que les Demoiselles de Renac, exécutées au mois d'août pour avoir caché un prêtre réfractaire, auraient échappé à la guillotine). Cependant, en une semaine, outre les laboureurs et manouvriers dont la loi ordonnait la libération, il fit sortir de prison de nombreux citoyens et citoyennes, souvent sur suggestion du comité révolutionnaire, étant reconnus innocents ou seulement malades, mais certains, une fois guéris, furent renvoyés en prison[3].

Sur la carte

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Note et références

  1. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  2. La Terreur à Port-Malo, par Etienne Maignen. Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine. t. CVIII - 2004
  3. Terreur et terroristes à Rennes 1792-1795, par B.-A. Pocquet du Haut-Jussé, Joseph Floch, éditeur - 1974